Yves Lafrenière reçoit le prix du Mérite franco-ontarien
Christian Gammon-Roy
IJL – Réseau.Presse - Tribune : la Voix du Nipissing Ouest
Yves Lafrenière est un nom bien connu pour plusieurs personnes dans le milieu culturel francophone de Nipissing Ouest. Enseignant de sciences à l’École secondaire catholique Franco-Cité, il va bien au-delà de ses fonctions en salle de classe et s’investit dans de nombreuses activités parascolaires, y mettant la passion et l’énergie qui le caractérisent. En effet, tout le monde connait l’énergie débordante de «M. Laf.», et sa renommée dépasse maintenant les frontières de la communauté locale. Yves Lafrenière a été reconnu au niveau provincial par l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO).
Le 22 février à Toronto, M. Lafrenière a assisté à une assemblée annuelle où il a reçu le prix du Mérite franco-ontarien pour engagement exceptionnel auprès de la jeunesse franco-ontarienne et pour le rayonnement de la langue française et de la culture francophone. Les prix du mérite de l’AEFO sont décernés à seulement deux membres chaque année, l’un pour l’engagement auprès de la jeunesse, et l’autre pour l’engagement syndical. Un don de 500$ est également remis à un organisme choisi par chaque récipiendaire. M. Lafrenière a sélectionné la Banque alimentaire de Nipissing Ouest pour recevoir ce don, expliquant que ça «fait du sens» puisqu’il est pionnier du projet Une canne ça dépanne, une énorme collecte annuelle pour la banque alimentaire.
M. Lafrenière se dit «très choyé, très content, honoré et spécial» d’avoir été reconnu par l’AEFO. Pour ses collègues, par contre, ce n’est pas étonnant, car l’enseignant est toujours impliqué dans les projets culturels de Franco-Cité, du théâtre aux ralliements au club de cuisine et ainsi de suite, et ce depuis des décennies. C’est ce qui a motivé Claude Veilleux, enseignant à Franco-Cité et membre du comité directeur de l’AEFO 60B, à soumettre le nom de son collègue pour le prix. Il a gardé cela secret jusqu’au dévoilement des noms des récipiendaires.
«J’ai juste su quand j’ai gagné,» dit M. Lafrenière. «Ils ont fait des recherches sur toutes les activités que j’ai faites, ils ont fait une liste, ils ont fait des entrevues, puis ensuite ils m’ont présenté ça,» décrit-il. Parmi cette longue liste de projets, il y a Une canne ça dépanne, dont M. Lafrenière était l’un des pionniers il y a 24 ans; Franco-Terre, qui a commencé en 2016 comme une composante de son cours de biologie et qui fait maintenant partie du cours environnemental depuis 2019; et enfin le groupe d’art culinaire parascolaire, qui existe depuis seulement 2019 mais dont les participants ont remporté des prix au niveau provincial. «On a déjà eu une deuxième, une troisième, une neuvième, et une vingtième place. On a performé, puis on compétitionne contre des écoles qui ont des cours d’arts culinaires,» exclame fièrement M. Lafrenière.
Malgré les heures consacrées à tous ces projets, M. Lafrenière semble infatigable. «Des temps où ce que je ne suis pas occupé, ça n’arrive pas souvent dans ma vie. Je suis un gars qui ne peut pas rester assis, faut que je fasse quelque chose,» décrit-il. Ce besoin se transforme en énergie qu’il applique ensuite à ses projets, ou aux projets de ses collègues et ses élèves. Demeurant humble, M. Lafrenière ne peut mentionner ses succès sans aussi reconnaitre ces derniers. «Évidemment, je n’ai pas fait ça tout seul,» tient-il à souligner.
Les critères du Mérite franco-ontarien demandent que le gagnant soit engagé à la promotion de la francophonie et que ses actions aient un «impact important sur l’engagement des jeunes quant à la langue française et la culture francophone.» Une vidéo affichée sur le site web de l’AEFO, et qui a été présentée lors de l’assemblée du 22 février, illustre bien l’engagement et l’impact de M. Lafrenière. On y voit ses élèves le décrire. «C’est son énergie qui fait en sorte qu’Une canne ça dépanne, c’est juste magique,» dit Chloé Tessier, une élève de 11e année. Ses collègues en rajoutent. «C’est impressionnant comment des élèves qui passent par Yves deviennent éventuellement des leaders dans notre communauté francophone chez nous,» reconnait Luc Larocque, Leader de la politique d’aménagement linguistique et culturel au Conseil scolaire catholique Franco-Nord et anciennement Directeur adjoint à Franco-Cité.
Lorsqu’on lui demande si son but en tant qu’enseignant, c’est d’avoir un tel impact, M. Lafrenière répond «Absolument. C’est de faire une différence et d’être capable d’inspirer ces jeunes pour qu’ils décollent avec leurs propres ailes. C’est comment les pousser pour qu’ils puissent trouver leur envol.» Selon lui, le simple fait de démontrer sa propre passion et sa positivité envers son travail et ses projets peut inspirer. Même les élèves qui ne sont pas dans sa classe peuvent saisir quelque chose de M. Lafrenière. «Peut-être en étant un modèle, en étant un gars passionné, ça les inspire, ça leur donne une image à suivre peut-être?» suggère-t-il. Dans un monde où il est facile de devenir pessimiste, M. Lafrenière est peut-être un flambeau d’optimisme et d’espoir pour bien des jeunes.
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Photo :
Le 22 février, Yves Lafrenière (centre), enseignant à l’École secondaire catholique Franco-Cité, a reçu le prix du Mérite franco-ontarien pour engagement exceptionnel auprès de la jeunesse franco-ontarienne et pour le rayonnement de la langue française et de la culture francophone, décerné par l’AEFO. Il est rejoint par Yves Durocher (gauche), récipiendaire d’un prix de mérite pour engagement syndical, et par Gabrielle Lemieux (droite), présidente de l’AEFO provinciale.
Crédit photo : Courtoisie
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- Date de création 22 mars, 2025
- Dernière mise à jour 22 mars, 2025