Virage vert : des projets écologiques se matérialisent

Virage vert : des projets écologiques se matérialisent

C’est une victoire pour le Conseil des véhicules électriques d’Ottawa. La Ville sera dotée, d’ici 2036, d’une nouvelle flotte OC Transpo composée de 450 autobus à zéro émission. Pour le président du groupe d’environnementalistes, Raymond Leury, cette annonce est le fruit de plusieurs années de travail, de pétitions et de sensibilisation à la cause.

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Rebecca Kwan

IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

«On a expliqué pourquoi c’était la meilleure solution—et avec le temps, on a réussi à passer le message», explique le passionné de voiture électrique, lui-même étant propriétaire d’une Tesla depuis 2013. «On voit les autobus à zéro émission comme étant inévitables éventuellement», poursuit-il. «Mais on voulait devancer l’adoption autant que possible pour que l’impact sur le climat se fasse plus rapidement».

«Les autobus électriques coûtent moins cher à long terme, et sont plus écologiques», ajoute le président. «Donc essentiellement, c’est une décision facile à prendre : ça permet d'épargner de l’argent, en plus de faire la bonne chose pour la planète», renchérit-il, ravi de l’investissement de 400 millions de dollars provenant de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC), grâce à qui l’acquisition de la flotte historique est possible.

Le plan d’action Évolution énergétique décrit comment la Ville d’Ottawa compte atteindre ses objectifs de réduction à 100 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2040. «Dans ce document-là, ils expliquent qu’OC Transpo à eux seuls émettent la moitié des gaz à effet de serre générés par la Ville», rend compte M. Leury, d’avis qu’il aurait été impossible d’atteindre lesdits objectifs sans cette démarche draconienne.

Plantation d’arbres

La mission du groupe Forêt Capitale Forest (FCF) s’aligne avec le virage vert d’OC Transpo. Ayant pour but «d’accroître le couvert forestier et la biodiversité de l’est de la Ville d’Ottawa», les bénévoles du groupe FCF ont pour mandat d’assister au projet de plantation de deux milliards d'arbres, partout au pays, du gouvernement fédéral.

À Orléans, le groupe entreprend la planification, la plantation d’arbres et la gestion des terres du secteur. «Il y a toute une réflexion quant aux espèces d’arbres à planter et le suivi pour assurer leur survie», explique Stéphanie McNeely, directrice du projet à l’échelle locale. «Ça me rassure de voir une équipe comme la nôtre se lancer dans un projet de longue haleine qui aura des effets importants sur le changement climatique et fera embarquer les citoyens qui cherchent eux aussi à faire une différence», renchérit-elle.

En plus de faire du réseautage auprès de groupes locaux tels que le Club Rotary d’Orléans, les associations communautaires du Grand Avalon, de Blackburn Hamlet et de Chapel Hill Sud, le groupe est fier d’avoir signé son premier contrat de plantation d’arbres avec la Commission de la capitale nationale. La ferme communautaire Alimentation juste à Blackburn Hamlet compte elle aussi parmi les endroits où FCF plantera des arbres.

«Notre planète change de plus en plus rapidement dû aux changements climatiques. Il en suit que les actions que nous prenons aujourd’hui sont très importantes pour tenter de faire un virage vert», affirme Mme McNeely. «Nous avons tous une responsabilité à assumer dans cette lutte», conclut-elle.

Projets communautaires

Pour sa part, le Club Rotary d’Orléans travaille de concert avec FCF. À titre de président des services à la communauté pour le club, l’ancien député provincial, Phil McNeely, travaille d’arrache-pied à ce qu’Orléans progresse en matière de carboneutralité. «Nous sommes l’un des quatre premiers clubs du monde rotarien à former une équipe rotarienne d’action sur le climat», annonce-t-il fièrement. «Forêt Capitale Forest en est issu et est destiné à être le projet majeur de l’équipe», anticipe-t-il.

D’ailleurs, la forêt comestible à l’école secondaire publique Gisèle-Lalonde et la petite forêt parrainée par l’association communautaire du Grand Avalon comptent parmi les nombreux projets appuyés par le club dans les dernières années.

Quant à lui, M. McNeely s’applique quotidiennement à mitiger son empreinte écologique. «J’ai réduit ma consommation de viande et nous utilisons le bac vert tout le temps», partage-t-il, convaincu que les grands changements naissent des petits gestes.

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Bas de vignettes

Phil McNeely, le président des services à la communauté pour le Club Rotary d’Orléans, est convaincu que les grands changements naissent des petits gestes. (Photo : Archives)

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  • Date de création 6 juillet, 2021
  • Dernière mise à jour 6 juillet, 2021
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