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- Date de création 23 décembre, 2021
- Dernière mise à jour 5 janvier, 2022
Vaccination des enfants : un cadeau à leur donner
Selon les chiffres de la Santé publique Ottawa, depuis novembre 2021, près de 60 % des jeunes résidents de 5 à 11 ans de la capitale canadienne ont été vaccinés. Pour le virologue de l’Hôpital Monfort, Hugues Loemba, il ne s’agit pas de baisser les bras, ni pour les enfants ni pour les parents.
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André Magny
IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais
«Au Canada, tout est répertorié. Il y a une surveillance tacite de tous les vaccins», assure le médecin. Pour les parents qui auraient quelques doutes, le Dr Loemba tient à préciser que des milliers d’enfants à Ottawa ont eu jusqu’à maintenant leur première dose et qu’il n’y a pas eu d’incidents majeurs à signaler.
Le médecin souligne que dans un pays comme les États-Unis, la vaccination pour les enfants a débuté environ un mois et demi avant le Canada. Il n’y a pas eu là-bas, non plus, d’incidents regrettables qui ont été constatés. En général, «il y a beaucoup moins d’effets indésirables signalés chez les enfants à la suite du vaccin que par rapport aux adultes», rappelle le médecin de Montfort.
Omicron, transmission
À ceux et celles qui pointent le peu d’effets secondaires de la COVID-19 sur les enfants pour retarder leur vaccination, Hugues Loemba rappelle que, peu importe le variant, les enfants continuent d’être des vecteurs de transmission et qu’ils peuvent subir des séquelles sérieuses à la suite de la COVID. Est-il besoin de rappeler le décès à la mi-décembre d’un poupon de deux mois à l’Hôpital Ste-Justine de Montréal à la suite de la contamination par le virus de la COVID-19?
Pour le Dr Loemba, il ne fait pas de doute que la vaccination chez les enfants évite des éclosions dans les écoles et qu’elle apporte à l’enfant des gains personnels : «Il peut continuer d’être scolarisé, de voir ses amis et de protéger sa communauté», mentionne le scientifique.
Du côté des écoles
Au Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) comme à celui du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), on s’accorde pour dire que ce sont les bureaux de Santé publique Ottawa qui gèrent les cliniques de vaccination dans les écoles.
Il faut donc se tourner vers elle pour en savoir davantage sur la vaccination en milieu scolaire.
Bien que la Santé publique fasse la récolte des données sociodémographiques des résidents selon leurs quartiers, il n’y a cependant pas de données enregistrées concernant l’école fréquentée par l’enfant ou à quel conseil scolaire il ou elle appartient.
En ce qui concerne la division des vaccins entre les enfants francophones ou anglophones, «le temps permettant, nous allons étudier nos données pour potentiellement pouvoir déterminer la réception des vaccins entre les populations francophones et anglophones», précise le service des communications de Santé publique Ottawa. Mais pour l’heure, l’organisme sanitaire étant débordé, il n’y a pas encore de données disponibles.
De l’espoir?
Dans l’histoire de l’humanité, est-ce fréquent que des pandémies durent deux ans, voire davantage? Les historiens font état de plusieurs années, même parfois de dizaines d’années à propos des variantes de la peste. Toutefois, en ce qui concerne la COVID-19, d’après le Dr Loemba, «nous sommes victimes de la mondialisation. Comment se fait-il qu’un variant de l’Afrique du Sud se retrouve quelques jours plus tard chez nous? Au temps de la grippe espagnole, en 1918, il n’y avait pas autant de vols en avion.»
Si l’espoir est toujours là en ce qui concerne le virologue de Montfort, il faut toutefois continuer de ne pas prendre de risques. Danser sans masque apparaît une aberration pour le médecin avec tout ce qu’on connaît du virus. Il faut donc aller chercher sa 3e dose, ventiler régulièrement son domicile, faire des tests rapides et continuer d’être masqué. «Et même d’être doublement masqué à l’intérieur», compte tenu de la virulence d’Omicron de conclure Hugues Loemba.
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BP :
Étant donné la virulence du variant Omicron, le Dr Hughes Loemba de l'Hôpital Montfort conseille même de porter un double masque à l'intérieur des établissements. (Crédit : Courtoisie du Dr Hughes Loemba)
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