Une nouvelle étape s’ajoute à la voie de la résidence permanente

Le 19 février, le gouvernement provincial a dévoilé une nouvelle étape pour les candidats qui espèrent jeter l’ancre ici à travers le Programme des candidats de la province de Terre-Neuve-et-Labrador (PCPTNL) et le Programme d’immigration au Canada atlantique (PICA). Du modèle «premier arrivé, premier servi» à un modèle de hiérarchisation, le processus pour immigrer ici demande maintenant une déclaration d’intérêt.

John Babb 
IJL - Réseau.Presse - Le Gaboteur

Pour ceux qui postulent pour leur résidence permanente par les voies du PCPTNL ou du PICA, il faut soumettre d’abord une déclaration d'intérêt au ministère provincial de l’Immigration, de la Croissance démographique et des Compétences pour mettre la lumière sur leurs qualifications pertinentes. Après examen, le Bureau de l'immigration et du multiculturalisme peut inviter les candidats qualifiés à présenter une demande au titre d'une des deux voies d'immigration, explique en français la ministre de l’Immigration, de la Croissance démographique et des Compétences et ministre responsable des Affaires francophones, Sarah Stoodley.

«Nous avons une équipe d’agents d’immigration qui examine les candidatures cas par cas. Et au passé nous avons examiné selon le principe du premier arrivé, premier servi. Mais nous le changeons maintenant», précise-t-elle. Objet d'un examen «plus approfondi», dit-elle, «si la demande est approuvée, on peut utiliser une désignation ou un appui provincial pour demander la résidence permanente au Canada.»

Ce changement en politique d’immigration provinciale arrive après que le gouvernement fédéral ait coupé la cible de nouveaux résidents permanents admis à Terre-Neuve-et-Labrador en janvier. Selon la ministre, les décisions prises par Ottawa poussent le gouvernement provincial à reformuler leur approche en politique d’immigration.

«Nous avions trois mille cinquante espaces d’immigration économique - c’était coupé en demi. Nous avons [regagné] mille espaces. Mais si nous regardons nos espaces maintenant, le gouvernement fédéral anticipe encore que nous prenions 75% de ces espaces et les utilisons pour les personnes qui sont déjà au Canada.»

Automne dernier, le gouvernement fédéral a également mis en place de nouvelles restrictions sur les permis de travail poste-diplôme et a diminué la cible de résidents permanents admis jusqu'à 2027, et ce, de 500 000 personnes par an jusqu’à 365 000 en 2027.

Critères qualifiants: les secteurs de travail prioritaires

Cette nouvelle approche comptera plusieurs aspects de la vie professionnelle et personnelle des candidats pour juger la probabilité qu’on reste dans la province une fois qu’on reçoit sa résidence permanente. Le ministère examinera plusieurs critères, dont l’historique et le secteur de travail, la formation professionnelle, les langues parlées et, si applicable, la durée du temps déjà vécu à Terre-Neuve-et-Labrador. «Ce sont les secteurs clés que nous privilégions avec nos espaces d’immigration économique très limités et convoités», dit la ministre, soulignant que le recrutement des professionnels de santé est d'intérêt particulier pour la province.

Depuis octobre 2024, en raison d’une demande historique pour immigrer à Terre-Neuve-et-Labrador, le gouvernement provincial privilège les candidatures des travailleurs en secteurs clés, comme la santé, l’éducation de la petite enfance, et la construction tout en mettant en pause l’examen des autres candidatures avant la fin de l'année.

Semblablement, pour 2025, la voie fédérale d’Entrée express, qui cible la connaissance de la langue française, vise également les nouveaux arrivants ayant une expérience professionnelle dans les domaines de la santé, en services sociaux, en éducation et dans des métiers spécialisés.

Sarah Stoodley dit que ceux qui ont postulé pour leur résidence permanente depuis cette période seraient possiblement contactés pour déposer leur déclaration d'intérêt, contrairement aux candidats qui travaillent dans des secteurs ciblés. «Il y avait possiblement des personnes qui, quand notre équipe examinait leur candidature, c’était un travailleur en soins de santé et il avait un emploi, alors ces personnes, par exemple, seraient examinées comme normales. Nous ne les orienterons pas ensuite vers la déclaration d'intérêt.» Cependant, ceux qui ne résident pas dans la province depuis longtemps ou qui ne travaillent pas dans les secteurs ciblés seront sujet d'un examen plus profond pour juger si une déclaration d'intérêt est nécessaire.

Madame Stoodley précise davantage que cette nouvelle procédure a été mise en place depuis le 19 février pour les candidats du PCPTNL. La déclaration d'intérêt sera mise en place bientôt pour les employeurs intéressés par la voie du PICA, alors que les candidats aspirants dans cette catégorie peuvent commencer à rédiger leur déclaration d'intérêt.

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Photo: immigration

Photo: John Babb

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  • Date de création 10 mars, 2025
  • Dernière mise à jour 10 mars, 2025
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