Une journée pour réfléchir et se souvenir

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  • Date de création 12 octobre, 2021
  • Dernière mise à jour 12 octobre, 2021

Une journée pour réfléchir et se souvenir

C’est le 30 septembre dernier que s’est tenue la toute première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation; un premier pas important vers la guérison.
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Karine Lavoie
IJL – Réseau.Presse – Le Nunavoix

En juin 2021, le Parlement du Canada a adopté une loi stipulant que le 30 septembre serait à présent désigné comme la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Se voulant un moment afin de rendre hommage aux enfants disparus et aux survivants des pensionnats, à leurs familles ainsi qu’à leurs communautés, cette date est à présent un congé férié au niveau fédéral et devrait le devenir à travers le territoire dès 2022.

Avec la présence de 13 sites de pensionnats sur le territoire que forme aujourd’hui le Nunavut, cette journée se veut un élément essentiel d’un processus de réconciliation face aux histoires vécues ainsi qu’aux séquelles persistantes laissées par le régime des pensionnats autochtones.

Un temps d’arrêt essentiel

La Commission de vérité et de réconciliation du Canada a été créée en 2008 afin de faire la lumière sur ce qui s’était passé dans les pensionnats du Canada. Son rapport final comptait 94 appels à l’action, dont l’appel à l’action 80 qui demandait l’instauration d’une Journée nationale de la vérité et de la réconciliation afin de rendre hommage aux survivants des pensionnats.

« Les pensionnats sont une composante honteuse des politiques racistes et coloniales préjudiciables qui ont éloigné les enfants des Premières Nations, des Inuits et des Métis de leurs communautés, de leurs familles, de leurs langues et de leurs cultures », ont déclaré conjointement l’honorable Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones, l’honorable Jonathan Wilkinson, ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada, l’honorable David Lametti, ministre de la Justice et procureur général du Canada, l’honorable Steven Guilbeault, ministre du Patrimoine canadien, l’honorable Marc Miller, ministre des Services aux autochtones et l’honorable Daniel Vandal, ministre des Affaires du Nord à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

La désignation de cette journée permet un temps d’arrêt nécessaire pour se souvenir et se soutenir, et ce, à travers le pays : « La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est l’occasion pour tous les Canadiens et les Canadiennes de réfléchir aux séquelles causées par les pensionnats et de les reconnaître. Tout le monde au Canada a un rôle à jouer pour se renseigner et aborder les séquelles des pensionnats, l’impact sur les survivants et les nombreux enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux », affirme Sarah-Anne LaCombe des Relations avec les médias à la Direction générale des communications au Patrimoine canadien du gouvernement du Canada.

Se rassembler pour se soutenir

À Iqaluit, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation a été soulignée avec la tenue d’une marche organisée par la Nunavut Tunngavik Inc (NTI) et la Qikiqtani Inuit Association (QIA) au cours de laquelle une distribution de chandails orange, un moment de silence et des dons de nourriture traditionnelle ont eu lieu.

Du côté de la Ville d’Iqaluit, on affirme être déjà en réflexion afin de voir ce qui pourrait être fait l’an prochain pour soutenir la communauté durant cette journée, ce qui inclurait un nouvel affichage d’un ensemble de drapeaux.

« La Ville met en place un groupe de travail de réconciliation interne. Ce groupe examinera les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada pour voir comment la Ville peut mieux s’aligner pour répondre à ces appels à l’avenir », informe Geoffrey Byrne, agent de développement économique à la Ville d’Iqaluit.

Il termine en expliquant que le maire Kenny Bell et le conseil municipal ont adopté une motion pour que le 30 septembre soit un congé pour les employés, leur permettant ainsi un moment de réflexion et une occasion pour démontrer leur soutien envers la communauté.

Un long chemin vers la réconciliation

La voie de la réconciliation consiste à établir une nouvelle compréhension et à réparer les relations afin de cheminer dans un processus de guérison : « Pour y arriver, nous avons tous la responsabilité de nous renseigner sur le passé pour savoir comment nous en sommes arrivés là; de partager ces connaissances avec les autres; et de nous joindre aux peuples autochtones en leur offrant notre soutien afin d’avancer ensemble », déclare Sarah-Anne LaCombe qui soutient que les approches adoptées à l’avenir seront dirigées par des Autochtones, axées sur les survivants et adaptées à leur culture.

Le gouvernement fédéral se dit conscient du long chemin à parcourir pour parvenir à une réconciliation : « Bien que des progrès aient été réalisés en ce qui concerne les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation dont le gouvernement fédéral est responsable, il faut faire davantage de travail et le gouvernement du Canada réitère son engagement à cet égard », affirment les ministres Bennett, Wilkinson, Lametti, Guilbeault, Miller et Vandal.

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Photos
Crédit : Gabrielle Poulin
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À Iqaluit, la marche pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation a rassemblé des centaines de résidents.

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