Une augmentation du nombre de sages-femmes à venir

La Voix acadienne - Après un an d’existence, le service de sages-femmes va s’agrandir à l’Île-du-Prince-Édouard. Une nouvelle clinique doit ouvrir à Summerside. D’après les premiers retours, les familles sont très satisfaites des soins qu’elles offrent. 

Marine Ernoult / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne

Le service de sages-femmes de l’Île-du-Prince-Édouard s’agrandit. Une deuxième clinique avec de nouvelles praticiennes doit ouvrir ses portes dans les prochains mois à Summerside. 

«C’est une très bonne nouvelle d’améliorer l’accès pour les femmes enceintes qui habitent dans des régions plus éloignées», salue la coordinatrice du Birth Options Research Network (BORN) à l’Île-du-Prince-Édouard, Megan Burnside. 

«Ça fait des décennies que le service était demandé. Il y a un réel désir, les gens veulent ce service-là», ajoute-t-elle. 

Actuellement, il existe une seule clinique à Charlottetown, qui compte cinq sages-femmes agréées. Depuis un an, elles ont suivi quelque 64 grossesses. 

Le service provincial est offert à toutes les résidentes de l’île, mais l’intérêt s’est jusqu’alors concentré autour de la région de la capitale provinciale. 

«On est pas mal capable de fournir des soins à toutes les femmes enceintes qui nous contactent, confirme la sage-femme, Elizabeth LeBlanc. Mais pour celles dans l’ouest de l’île, ça fait vraiment loin. C’est important d’avoir quelque chose de plus proche d’elles.»

«Bâtir des relations fortes»

Les sages-femmes de la province proposent leurs services aux personnes ayant des grossesses à faible risque. Elles offrent des soins prénataux, pendant l’accouchement et post-partum. Elles sont également spécialistes de l’allaitement. 

«On a des retours de familles qui sont vraiment contentes, surtout du soutien post-partum, rapporte Megan Burnside. Les sages-femmes travaillent vraiment à bâtir des relations fortes pour mettre en confiance les patientes, les mettre à l’aise.»

«Ce sont des expertes de l’accouchement, elles ont plus de temps à consacrer aux femmes, plus de temps pour répondre à leurs questions», poursuit-elle.

Pour Elizabeth LeBlanc, le temps constitue «toujours la grosse question» : «On s’adapte à chaque patiente, à ses besoins. On essaie de les accommoder du mieux qu’on peut.»La francophone, originaire du Nouveau-Brunswick, met également un point d’honneur à proposer des services en français de façon proactive. 

«Je trouve ça vraiment très important de recevoir des soins dans sa langue maternelle», dit-elle. 

Megan Burnside aimerait pour sa part que les services offerts par les sages-femmes soient mieux connus de la population insulaire. 

«Encore beaucoup de monde ne sait pas qu’elles existent, il faut plus d’informations sur les options existantes, plus d’éducation», plaide-t-elle. En attendant, Elizabeth LeBlanc espère que la province réussira à recruter de nouvelles sages-femmes : «Il y a un manque de fournisseurs de soins dans tout le pays, il faut rendre l’île attractive.»   

        

PHOTOS :  

1- Megan Burnside salue l’extension des services de sages-femmes dans la province. (Photo : Gracieuseté)

2- «On est pas mal capable de fournir des soins à toutes les femmes enceintes qui nous contactent», affirme la sage-femme Elizabeth LeBlanc. (Photo : Gracieuseté)

 

  • Nombre de fichiers 4
  • Date de création 11 juin, 2025
  • Dernière mise à jour 11 juin, 2025
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article