Une année de confinement : la vie chamboulée des Ontariens

Une année de confinement : la vie chamboulée des Ontariens

Cela fera bientôt un an que le gouvernement de l’Ontario a mis en place les premières restrictions afin de lutter contre le virus de la COVID-19, le 24 mars 2020. Cette pandémie a bouleversé la vie de millions de Canadiens qui ont vu leurs activités quotidiennes chamboulées. 

Martin Laruelle — Initiative de journalisme local – APF – Ontario

« C’est difficile, personne ne peut nous rencontrer à la maison. On voit des gens des fois dehors, mais sans accolades, à distance sécuritaire. On respecte les règles de la COVID. Pour moi, une personne de 82 ans peut être dangereuse », explique l’ancien député libéral d’Ottawa-Orléans, Phil McNeely. Le confinement et les règles sanitaires ont bousculé la vie de beaucoup d’Ontariens qui ont dû s’adapter à cette situation si particulière.

Le travail et les études chamboulés 

La fermeture des universités a changé la vie des étudiants du postsecondaire. Un étudiant de l’Université d’Ottawa, Maxime Cardinal, explique. « J’étais heureux de ne pas aller aux cours parce que je ne voulais pas aller dans des salles avec 300 personnes où la maladie pouvait se transmettre », explique-t-il.

Le format des cours à distance ne convient pas à Maxime. Rester devant un ordinateur pendant des heures, ne pas bouger de la journée, passer de longues heures assis, ce n’est pas bon pour le corps, ajoute-t-il.

Pour le monde du travail, les employés se sont distancés. Le travail à la maison est devenu une norme qui touche toutes les entreprises. « On ne pouvait plus travailler en personne au bureau, tous les services qu’on offrait avant, maintenant on les réalise en ligne », explique le coordinateur du Programme d'Étudiants-chercheurs invités de l’Université d’Ottawa, Antonio Ortiz.

Toutefois, il conseille aux autres employés touchés par le télétravail de connaitre l’équipe avec laquelle ils travaillent. Selon Antonio,  la communication dans les entreprises est affectée par la distance qui sépare les travailleurs. Il faut connaitre les départements de la compagnie afin d’assurer un bon fonctionnement.

Essayer de garder la forme 

« Avec le confinement, on ne pouvait pas aller à la salle de sport ou faire d’activité physique. Un peu déprimant en fait de voir le beau temps dehors, mais de ne pas pouvoir sortir pour s’amuse », poursuit Maxime Cardinal.

Avec le confinement, sa forme physique a été affectée, dit-il. Les sports organisés, les compétitions intramurales universitaires ont été annulés. Le peu d’exercice physique mise en place a été enlevé.

Afin de rester en forme, des solutions de rechange sont employées. De longues marches à l’extérieur, des entrainements à la maison comme des pompes au réveil ou garder une alimentation saine. La jeune retraitée, France Deveau, explique. « Je suis passée à l’entrainement en ligne. Ce sont des entrainements à distance. Je me suis procuré de l’équipement, on s’est construit une salle de sport à la maison », raconte-t-elle.

Pour assurer la pratique d’activités physiques sécuritaires, des conseils  et des recommandations sont publiées par les départements de santé publique. De nombreux influenceurs proposent des entrainements sportifs à la maison, sous forme de capsules vidéo.

Avoir un contact social 

« Il faut quand même sortir de la maison, avoir un contact avec d’autres personnes. Durant l’été, les gens commençaient à sortir un peu plus pour discuter avec les voisins, en respectant les règles de distance bien sûr  », explique France Deveau.

Alors qu’il est déconseillé de se rassembler, de nouvelles pratiques se sont insérées dans la vie des Canadiens. L’utilisation de plateformes de communication telles que Zoom, Messenger ou WhatsApp afin de se rassembler entre familles ou avec ses amis, en respectant les distances sécuritaires.

« Je passe la majorité de ma journée sur Discord. C’est une application pour  ordinateurs qui me permet de parler avec mes amis. Je discute avec eux pour avoir de la compagnie. Rester seul dans sa chambre toute la journée,  ce n’est pas facile », conclut Maxime Cardinal.

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Bas de vignettes 

Le coordinateur du Programme d'Étudiants-chercheurs invités de l’Université d’Ottawa, Antonio Ortiz. (Crédit : Martin Laruelle)

L’étudiant de l’Université d’Ottawa, Maxime Cardinal. (Crédit : Martin Laruelle)

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  • Date de création 22 février, 2021
  • Dernière mise à jour 1 mars, 2021
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