Un regard optimiste sur la nouvelle saison maraîchère

Un regard optimiste sur la nouvelle saison maraîchère

Il y a un an, les producteurs de fruits et de légumes du nord-est de l’Ontario s’inquiétaient des conséquences de la pandémie de la COVID-19 et du confinement. Quelle quantité cultiver ? Depuis, l’inquiétude a fait place à l’optimisme chez les producteurs maraîchers à la veille de l’approche de la belle saison. « L’an dernier, les ventes de légumes au marché de North Bay ont été exceptionnelles et ça devrait être semblable cette année », dit Mitch Deschatelets, de Leisure Farms à Sturgeon Falls.

Marc Dumont — Initiative de journalisme local – APF – Ontario

Il a commandé ses semences à la fin de septembre et au début d’octobre 2020. « J’ai su que certains semenciers avaient eu moins de production à cause de la difficulté d’avoir des travailleurs mexicains », ajoute Mitch. Il ne croit pas qu’il y ait pénurie de semences comme l’an dernier, mais les gens n’auront peut-être pas les variétés qu’ils veulent.

La question des travailleurs du Mexique demeure une inquiétude. Y en aura-t-il ? Quand arriveront-ils ? Mitch semble confiant qu’ils seront là, mais avec quelques délais. Puis, il y a la quarantaine. « L’an dernier, ils sont arrivés après la saison des fraises », dit-il.

« Le message de l’achat local avait déjà commencé avant la pandémie et au marché de North Bay, la demande pour les légumes en haute saison a été forte. Encore plus de gens veulent faire de l’achat local que l’année précédente », explique Mitch. Il en sait un peu plus cette année sur les directives de la santé publique pour les restrictions sanitaires. Il fera certains accommodements sur sa ferme cette année, comme des modifications aux charrettes qui amèneront les gens faire l’autocueillette des fraises. « L’an dernier, ils devaient marcher beaucoup», mentionne-t-il.

L’achat en ligne de produits agricoles locaux devient de plus en plus populaire. Le réseau de distribution de Chantal Lewington, Click Fork de Lavigne, ne cesse d’offrir plus de produits de la  table du nord de l’Ontario. À la ferme Je me champs bien/Field good Farm de Cache Bay, Isabelle Legault et Ryan Spence disent que « de plus en plus de légumes sont vendus en ligne ».

Il y a aussi de l’optimisme avec la production hydroponique de légumes dans le nord-est de l’Ontario. À Timmins, Marc Lanteigne produit de 300 à 350 livres de légumes verts vendus dans cette région. À la Ferme Ojalammi de Warren, Renée Germain et Matt Ojalammi se lancent dans la production hydroponique de laitues et de tomates. La production est vendue localement, de même qu’à Sudbury.

Truly Northern Farms, de Stéphane Lanteigne et Erin Rowe, exploitent des sites pour une production hydroponique à Chelmsford et à Opasatika. Ils produisent environ 700 livres de légumes verts par semaine. Depuis les confinements, ils exploitent un kiosque pour la vente de légumes en libre-service devant leur propriété. Le couple s’apprête à donner un grand coup en production hydroponique. « J’en apprends sur la réalité alimentaire des gens du Nord et je suis en train de faire le design d’un produit pour la production hydroponique qui va donner le pouvoir aux communautés de s’alimenter localement », dit Stéphane.

Le message de l’achat local est passé et l’industrie agricole se positionne. « J’encourage les gens à supporter les producteurs locaux. Aujourd’hui, on sait qu’on ne peut pas se fier tout le temps sur l’étranger. Il y a le côté sécuritaire du pays. La COVID-19 en est un bon exemple », explique Mitch Deschatelets. Il fait aussi remarquer qu’encourager les producteurs locaux est important, « sinon ils ne pourront pas grandir ».

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Bas de vignette 

Mitch Deschatelets de la ferme Leisure Farms de Sturgeon Falls. (Photo de Marc Dumon)

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  • Date de création 7 mars, 2021
  • Dernière mise à jour 7 mars, 2021
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