Un programme scolaire pour développer les compétences artistiques des élèves

Le programme MAD (Music, Arts and Drama) existe depuis 1997 au Centre de Wood Street, situé au centre-ville de Whitehorse. Pendant un semestre, des élèves suivent ce programme qui a pour but de leur fournir une base solide en dramaturgie créative, en jeu, en technique de scène, en musique, en danse et en écriture de pièces de théâtre.

Pour Carolyn Westberg, professeure au Centre de Wood Street, le programme MAD permet aux élèves de développer de nombreuses compétences, comme le travail d’équipe, l’écoute et il les invite à sortir de leur zone de confort.

Photo : Gwendoline Le Bomin

Dans les couloirs du Centre scolaire de Wood Street, les élèves s’activent. D’un côté, c’est répétition de danse, de l’autre, on se concentre sur la fabrication de masques et la construction d’une maison hantée.

Depuis 2016, Carolyn Westberg dirige le programme MAD avec Ken Symanski. Elle enseigne le théâtre et l’anglais.

« Nous avons deux groupes chaque année. Une classe de 9e et 10e années au premier semestre et une classe de 11e et 12e années au second. Au premier semestre, nous fabriquons une maison hantée et nous présentons un spectacle d’hiver en décembre. Au printemps, nous nous concentrons sur une comédie musicale. Il s’agit d’un spectacle plus important », explique la professeure. « Le spectacle se concentre sur leurs talents et leurs intérêts et c’est eux qui le dirigent », ajoute-t-elle.

Depuis 1997, des cours de dramaturgie créative, de jeu, de technique de scène, de musique, de danse et d’écriture de pièces de théâtre sont donnés chaque semestre au Centre de Wood Street. Des élèves de toutes les écoles peuvent participer à ce programme après un processus de sélection.

Photo : Gwendoline Le Bomin

Un programme sélectif

Pour participer à ce programme expérientiel, les élèves doivent d’abord passer par une sélection.

« Nous demandons aux élèves de créer un monologue d’une minute. Ils créent leur propre personnage. Ils viennent ensuite pour une journée d’audition et ils interprètent leur monologue devant les autres élèves. Nous leur faisons également passer un entretien. Nous jouons également à des jeux. Nous apprenons à les connaître et à savoir comment ils interagissent entre eux. Nous ne nous concentrons pas sur les notes, mais nous voulons vraiment des élèves qui ont envie d’être ici », explique Carolyn Westberg.

« Ce premier semestre est consacré au développement des compétences, à la préparation des spectacles, à tout ce que cela implique. Au second semestre, il y a un peu de cela, mais nous donnons aussi beaucoup plus de liberté et d’opportunités de leadership aux élèves », précise Carolyn Westberg.

Ce semestre, les jeunes du programme MAD construisent une maison hantée. Ils élaborent eux-mêmes les plans et la fabrication de masques. Le public peut acheter des billets à l’avance à la réception de Wood Street pendant les heures de classe.

Photo : Gwendoline Le Bomin

De nombreux bénéfices pour les élèves

Pour Carolyn Westberg, le programme MAD représente de nombreux avantages pour les personnes sélectionnées. Il permet de « montrer leur créativité, leur niveau de confiance, mais aussi de voir d’autres élèves qui ont les mêmes intérêts qu’eux. Le croisement entre les différentes écoles permet à des jeunes qui ne se fréquenteraient peut-être jamais d’être ensemble, d’apprendre à se connaître. »

« Dans le spectacle de la maison hantée, les groupes doivent vraiment s’écouter les uns les autres et travailler ensemble. Car non seulement ils construisent le spectacle ensemble, mais ils jouent aussi ensemble. C’est un véritable exercice de confiance et de travail d’équipe. Il y a beaucoup de personnalités différentes avec des opinions et des idées créatives différentes. Il faut choisir une chose et travailler dessus ensemble. »

Les élèves doivent aussi apprendre à s’adapter aux changements. « Il y a beaucoup d’ajustements. Les choses changent tout le temps et il faut faire avec. Cela peut être un défi », précise la professeure.

Le programme MAD permet également de développer des compétences qui seront nécessaires pour l’avenir des jeunes, comme la collaboration, le travail d’équipe, l’écoute, mais il les invite aussi à sortir de leur zone de confort.

Cette année, le spectacle de la saison d’Halloween, The Witch Hunt, sera présenté dans un premier temps devant des élèves d’autres écoles, puis devant le grand public, le 25 octobre à 18 h, puis les 26 et 27 octobre, à 14 h et à 18 h et le 30 octobre à 18 h. Ce sera l’occasion de faire la maison hantée.

L’enseignante est fière de l’évolution de son groupe d’élèves. « J’ai été très impressionnée par ce groupe en particulier. C’est une cohorte vraiment géniale, avec une grande variété de compétences. C’est incroyable de les voir grandir, même si ce n’est que depuis peu de temps. Nous sommes ici depuis six semaines et nous avons constaté une amélioration considérable de leur confiance en eux. »

À la fin du semestre, les jeunes du programme MAD présenteront un spectacle de danse ouvert au grand public les 25 octobre à 18 h, puis les 26 et 27 octobre, à 14 h et à 18 h et le 30 octobre à 18 h. Le public pourra faire la maison hantée.

Photo : Gwendoline Le Bomin

Enthousiasme partagé

Plusieurs élèves francophones en 9e année au CSSC Mercier participent au programme MAD. Deux mois après le début des cours, l’enthousiasme est unanime.

« Ça te pousse tout le temps à te dépasser, puis à essayer de nouvelles choses », rapporte Rébecca Fico.

« Je trouve qu’on a beaucoup de fun à sortir de notre zone de confort, puis à faire des affaires que si on était à une école qui n’était pas de théâtre, tu trouverais incroyablement embarrassantes », partage Kona Turpin.

Le programme a permis à Emmylou Fontaine de « rencontrer plein de belles personnes ». Celle-ci aime particulièrement le fait d’alterner entre les cours scolaires et les cours de théâtre.

Jérémy Déziel souhaite devenir acteur. Il espère vraiment pouvoir renouveler l’expérience. « Définitivement, l’année prochaine, je le refais! »

Après ce semestre créatif, les élèves retourneront dans leurs écoles respectives pour poursuivre leur programme scolaire dans un environnement régulier.

IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale

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  • Date de création 24 octobre, 2024
  • Dernière mise à jour 5 novembre, 2024
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