Un nouveau MIFO pour 2024

Sur la rue Carrière, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) grandit. Son infrastructure doit donc suivre la cadence. D’où le besoin, selon Marie-Claude Doucet, directrice générale de l’établissement fondé en 1979, d’investir dans l’édification d’un MIFO mis à neuf—qui ouvrira ses portes en 2024. 

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Rebecca Kwan

IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

 

«Pour le MIFO, il est minuit moins une», rend compte Mme Doucet. «Au-delà de rêver à une infrastructure écologique, moderne, répondant aux besoins de la communauté et aux normes les plus récentes, il faut comprendre que l’édifice actuel n’est pas dans un bon état et est peu efficient au niveau énergétique», constate-t-elle, ravie face à la récente embauche de la firme CIMA+ comme gestionnaire du projet.

 

«Le projet du MIFO c’est beaucoup plus que de la brique et du mortier, c’est tout un écosystème social qu’on construit», poursuit la directrice générale. «La croissance fulgurante du MIFO depuis les 10 dernières années témoigne de l’importance de nos services pour notre communauté», affirme-t-elle en rappelant la vitalité des espaces, essentiels à l’épanouissement des près de 50 000 usagers du MIFO.

 

La Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) compte parmi les organismes qui bénéficieront du projet d’une valeur estimée à 24,7 millions de dollars en 2019. «Nous avons besoin d’un endroit moderne et suffisamment grand pour satisfaire aux besoins culturels et sociaux grandissants de la francophonie de la grande région d’Orléans», partage Nicole Fortier, présidente de la SFOPHO, actuellement basée sur la promenade Youville.

 

«Avoir un espace à nous où nous nous sentons chez soi et savons que nous pouvons nous exprimer en français—sans devoir se poser de questions—est fondamental à notre développement», renchérit-elle, fébrile à l’idée d’y aménager une salle d’exposition permanente.

 

Un projet attendu

 

Mme Fortier n’est pas la seule à appuyer le projet d’envergure qui inclura notamment un espace café, un gymnase double, une boîte noire et des salles de cours. Un total de 2 240 000 $ ont déjà été amassés dans le cadre de la campagne de financement du projet, en branle depuis 2018.

 

De son côté, la Ville d’Ottawa prête main-forte à l’organisme en lui octroyant un total de 779 000 $ par le biais de deux programmes d'immobilisation. Le Mouvement Desjardins, Marcil Lavallée, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) et le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) figurent également parmi les donateurs sur qui compte l’équipe du MIFO pour aller de l’avant avec la construction de l’établissement.

 

«Un projet d’infrastructure comme celui du MIFO permettra non seulement de bâtir un legs important pour la communauté, mais agira comme un catalyseur de relance économique, culturelle et sociale, dans la région de la capitale nationale qui évolue dans une économie fragilisée par la pandémie», tient à rajouter Mme Doucet.

 

Retombées économiques

 

«La culture et les loisirs continueront toujours d’être un remède à l’isolement et un vecteur d’émancipation essentiel pour une communauté en santé et épanouie», avance-t-elle, en anticipant une contribution d’au moins 20 millions de dollars au PIB local découlant des près de 200 emplois engendrés par les travaux de construction.

 

D’autant plus qu’une fois le Nouveau MIFO complété, au-delà de 300 emplois générés par l’organisme permettront collectivement d’injecter plus de 13 millions de dollars annuellement au PIB local. «C’est de cette façon que les contribuables auront un retour sur l’investissement», conclue Mme Doucet.

 

Bien que le député provincial d’Orléans Stephen Blais soit fortement favorable à l’idée du projet, l’organisme s’est vu essuyer un refus du côté du gouvernement ontarien suite à leur demande de financement de 8,24 millions de dollars par l’entremise du Programme d’infrastructure Investir dans le Canada.

 

Blais s’engage nonobstant à défendre ce projet qui le passionne.

 

«J'ai toujours cru au MIFO et à son projet d'expansion et je l'appuie unilatéralement», confie-t-il en disant travailler activement à ce que le dossier soit traité en priorité au niveau de la province.

 

De son côté, pour atteindre son objectif de financement, l’équipe du MIFO dit continuer de collaborer étroitement avec les entités politiques locales, à encourager la communauté à appuyer le projet, et à garder l’œil ouvert pour toutes subventions pouvant s’appliquer à elle.

 

 

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Bas de vignettes

  • Le premier emplacement du MIFO, en 1979, était dans une petite maison au 2754, boulevard St-Joseph. (Photo : Archives)
  • L’édifice qui loge le MIFO n’est pas dans un bon état et est peu efficient au niveau énergétique, selon la directrice générale Marie-Claude Doucet. (Photo : Archives)
  • Nombre de fichiers 3
  • Date de création 25 mai, 2021
  • Dernière mise à jour 25 mai, 2021
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