Un nombre croissant d’élèves francophones à la rentrée scolaire à Ottawa et dans l’Est ontarien
C’est près de 56 000 élèves francophones de la région de l’est de l’Ontario, y compris Ottawa, qui sont retournés sur les bancs d’école, mardi.
Chantallya Louis, IJL - Réseau.Presse - Le Droit
Le Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) en compte près de 10 800, le Conseil scolaire des écoles catholiques Centre-Est (CECCE) en dénombre 28 000 et le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), 18 000.
Pour le CECCE, c’est une année record en nombre d’élèves, mais aussi en pourcentage d’augmentation de l’effectif, assure le surintendant de l’éducation du CECCE Jason Dupuis.
Alors que les trois conseils scolaires attendent encore une hausse au niveau des inscriptions, il reste encore plus d’une centaine de postes à combler à travers la région, soit près de 50 pour chacun au CECCE et au CEPEO, et près d’une vingtaine au CDCEO.
Toutefois, les choses semblent aller pour le mieux du côté du CEPEO.
«On a un personnel dévoué, on recrute des gens qualifiés pour pouvoir appuyer nos jeunes. Nous sommes très choyés parce qu’on a eu le financement pour trois nouvelles écoles sur notre territoire pour l’année», soutient le directeur de l’éducation du CEPEO, Christian Charle Bouchard rappelant qu’une école secondaire au centre-ville est nécessaire.
Quant au CECCE, le campus Saint-Jean-Baptiste du Collège catholique Franco-Ouest, situé dans le Centre Nord d’Ottawa, accueille, dès mardi, une cohorte d’élèves de 7e et 8e année.
De plus, l’École secondaire catholique Paul-Desmarais, du Collège catholique Mer Bleue et l’École élémentaire catholique d’enseignement personnalisé La Source ont été sujet d’agrandissement afin d’accueillir le nombre croissant des élèves.
«Plusieurs écoles ont des ajouts de classes mobiles au courant de l’année ou des déplacements de classes mobiles», affirme Jason Dupuis.
Pour rappel, le gouvernement Ford avait annoncé, en juin dernier, un investissement de 100 millions de dollars pour la construction de quatre nouvelles écoles de langues françaises, soit trois à Ottawa et une à Clarence-Rockland.
«On est sur le bord de commencer la construction, de l’école secondaire à Riverside Sud, et on travaille conjointement avec les différents paliers gouvernementaux pour s’assurer qu’on répond aux besoins de nos élèves», avance Jason Dupuis.
Les élèves enjoués à l’idée de reprendre les cours
À l’école élémentaire Francojeunesse, des centaines d’élèves de l’école étaient tout de même impatients de retrouver leurs amis et de rencontrer leurs nouveaux enseignants.
«Je me sens très bien, dit-elle avec un grand sourire, parce que je vais en deuxième année», a exprimé mardi matin l’élève de 2e année, Lorianne Ishimwe.
Même son de cloche pour Raphaëlle Katherine, en 5e année qui assure d’avoir «hâte de commencer un nouveau chapitre de ma vie […] c’est là où tout change, notre cœur, notre vie changent. On a même plus de responsabilités et toute sorte de choses comme ça».
Raphaëlle Katherine est toutefois mitigée dans ses émotions entre la fin de l’été et le début de l’année scolaire.
«C’est bizarre : quand c’était la fin de l’école [l’an dernier], je ne voulais pas partir. Maintenant, je me suis habituée à l’été, et je n’ai pas envie de revenir, mais maintenant que je suis ici [de nombreux souvenirs me reviennent]. Je me dis «oh, ça c’est où j’ai planté mes fleurs, ça c’est où j’ai joué avec mes amis, etc.», raconte-t-elle nostalgique.
Ma mini maternelle au CEPEO
Le CEPEO introduit, cette année, le programme Ma mini maternelle à l’école élémentaire publique Francojeunesse.
Ce programme, agréé par le ministère de l’Éducation de l’Ontario, est dédié aux enfants âgés de 2 ans et dix mois à 3 ans et dix mois nouvellement arrivés dans la région ou encore, ceux qui n’ont pas pu aller à un centre de service de garde.
«Ça donne la chance de vivre des expériences de jeu en français pour apprendre. […] Ça va les préparer pour l’année suivante et mieux les préparer pour la maternelle à temps plein», explique le directeur de l’Éducation au CEPEO, Christian-Charle Bouchard.
«Le programme propose des demi-journées enrichissantes avec l’expertise des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance», indique le communiqué de presse.
Pour le directeur de l’Éducation, c’est une bonne manière pour les touts petits d’améliorer leur niveau de français.
C’est aussi un programme atypique, explique la directrice adjointe au service éducatif à la petite enfance, Hakima Boucheniata pour permettre aux parents qui sont, par exemple aux études ou qui ne travaillent pas à temps plein, «mais qui veulent que leurs enfants socialisent avec les autres», ajoute-t-elle.
Photos :
Rentrée scolaire 27 aout_Christian-Charle Bouchard_Cr. Patrick Woodbury Le Droit : Christian-Charle Bouchard est directeur de l’éducation au CEPEO. (Patrick Woodbury/Le Droit)
Rentrée scolaire 27 aout_Lorianne Gaju Ishimwe_Cr. Patrick Woodbury Le Droit : Lorianne Gaju Ishimwe commence la 2e année à l'école élémentaire Francojeunesse, à Ottawa. (Patrick Woodbury/Le Droit)
Rentrée scolaire 27 aout_Loubna Amezian_Cr. Patrick Woodbury Le Droit : Loubna Amezian est enseignante en 4e à l’école élémentaire Francojeunesse. (Patrick Woodbury/Le Droit)
Rentrée scolaire 27 aout_Photo d'élèves_Cr. Patrick Woodbury Le Droit : Mardi, le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) annonçait sa rentrée scolaire à l'école Francojeunesse. (Patrick Woodbury/Le Droit)
Rentrée scolaire 27 aout_Raphaëlle Katherine Aronovic Beddows_Cr. Patrick Woodbury Le Droit : Raphaëlle Katherine Aronovic Beddows a très hâte de commencer le nouveau chapitre de sa vie, en 5e année à l’école élémentaire Francojeunesse. (Patrick Woodbury/Le Droit)
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- Date de création 27 août, 2024
- Dernière mise à jour 27 août, 2024