Un homme d’Edmundston à la tête d’un groupe national de collectionneurs

Lorsqu’il avait environ 10 ans, Jacques Poitras a commencé à collectionner des monnaies. Plusieurs années plus tard, l’homme d’Edmundston est devenu président d’une association nationale au service des gens qui apprécient la collection des monnaies et la numismatique.

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Bobby Therrien

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle

Le terme numismatique n’est évidemment pas un terme commun pour bien des gens. En fait, il se réfère plus particulièrement à l’étude des monnaies, des médailles et des jetons.

C’est en travaillant comme camelot quand il était jeune que M. Poitras a commencé à conserver certaines des pièces de monnaie qu’il recevait pour ses services.

«Quand ils ont vu ça, mes parents m’ont acheté un petit livre me permettant de classer ma monnaie par année. C’est pas mal comme ça que ç’a commencé.»

Vers l’âge de 25 ans, M. Poitras décide de joindre l’Association royale de numismatique du Canada (ARNC) et d’autres clubs de collectionneurs. Au fil des années, il s’est impliqué au sein de ces regroupements.

Depuis 2017, Jacques Poitras fait partie du conseil d’administration de l’ARNC. Il est devenu président officiel pour deux ans, au terme d’une rencontre qui a eu lieu en juillet.

Il reconnaît que, comme dans bien d’autres organismes à but non lucratif, le recrutement de nouveaux membres est un défi, surtout que beaucoup de membres actuels sont des personnes vieillissantes.

«Les jeunes sont plus difficiles à recruter, car ils vivent dans un monde où ils paient avec une carte en plastique ou de façon électronique. Il faut trouver des moyens de rejoindre cette clientèle. Il faut aussi trouver des façons de récolter des fonds. On a un site web, mais il aurait besoin d’un peu d’amour. Je veux aussi mettre davantage d’accent sur nos communications.»

Il souhaite également mettre en place un système pour mieux évaluer le travail des conseils d’administration de l’ARNC.

Une sorte de chasse au trésor

Le défi de trouver des pièces qui manquent à sa collection est le principal facteur qui a motivé M. Poitras à continuer dans cet univers. Il dit toutefois aimer l’aspect historique derrière chaque pièce de monnaie ou billet de banque qu’il réussit à dénicher.

«Avec le temps, il en manque moins et celles qui manquent sont plus rares, donc on élargit notre champ d’intérêt. Il y a toujours une histoire ou un contexte derrière chaque pièce de monnaie ou chaque billet, alors c’est ce côté-là qui garde la flamme allumée.»

L’ARNC est un organisme pédagogique sans but lucratif fondé en 1950. Il est aujourd’hui l’un des plus importants regroupements du genre au monde. Bien que la majorité des membres soient situés au Canada et aux États-Unis, il en existe d’autres un peu partout dans le monde. Le groupe compte environ 1100 membres.

L’association organise diverses activités, comme un grand congrès annuel, publie une revue huit fois par année et offre des cours par correspondance. Elle a aussi des liens étroits avec plusieurs clubs un peu partout au pays.

L’aspect éducatif et le côté social sont aussi des éléments importants pour Jacques Poitras en tant que collectionneur et amateur de numismatique. Il s’informe à travers ses réseaux de contacts, lors de rassemblement de collectionneurs ou de numismatique ou en consultant certaines publications.

«On accumule une certaine expérience à force de faire des recherches pour trouver différentes variétés (…) Cela nous permet de trouver de petites différences, comme des erreurs de production, pour savoir si l’objet a une certaine rareté.»

Une collection variée

Jacques Poitras avoue qu’il ne sait pas exactement combien de spécimens font partie de sa collection. L’évaluation de sa collection comprend plusieurs aspects, comme la qualité, la rareté de l’objet ou la présence de composantes plus précieuses dans une pièce comme de l’argent.

«Ce que je recherche, surtout dans les pièces de monnaie, c’est d’avoir une date qui est claire. La plupart des collectionneurs ne savent pas combien de pièces ils ont au total ni leur valeur. Ils le font surtout pour le plaisir de trouver de nouvelles pièces ou d’améliorer leur qualité.»

Bien que le cœur de sa collection soit composé de monnaie canadienne, M. Poitras possède des pièces en provenance des États-Unis et de l’Europe. Il collectionne aussi beaucoup de jetons utilisés pour diverses activités de la vie quotidienne à l’époque, comme le transport, le lave-auto, le stationnement, etc., ainsi que les fameux billets Canadian Tire.

Les plus vieux spécimens de sa collection remontent aux 15e et 16e siècles. Il possède aussi des pièces américaines des années 1800.

«Selon la pièce, il faut vraiment avoir une bonne loupe pour identifier certains détails. Ce n’est pas nécessairement un intérêt pour moi d’avoir quelque chose qui est extrêmement vieux», explique Jacques Poitras.

La pièce qu’il considère comme le joyau de sa collection est canadienne. Il s’agit d’un 50 cents datant de 1921.

«En 1921, les pièces étaient faites en argent. À cause de la crise économique, ils en ont refondu et en ont fait avec d’autres métaux. Le cinq cents, par exemple, il est devenu plus gros et son contenu a changé (nickel).»

«Dans le cas du 50 cents, ils ont été fondus, mais ils n’ont pas été remplacés. Cela fait en sorte que la pièce de 1921 est rare.»

La plupart des gens aujourd’hui n’utilisent pas une telle pièce pour leurs achats. Bien qu’elle soit toujours légale, elle n’est pratiquement plus en circulation. Elle est toujours frappée par la Monnaie royale canadienne, mais en quantités limitées, principalement pour les collectionneurs.

 

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Photo : Jacques Poitras a commencé à collectionner des monnaies vers l’âge de 10 ans. - Acadie Nouvelle: Bobby Therrien

 

 

 

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  • Date de création 26 août, 2025
  • Dernière mise à jour 26 août, 2025
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