Un hiver doux et mouillé… ou froid et sec

Pascale de Montigny Gauthier

IJL – Réseau.Presse – Agricom

Oubliez les poules jouquées et l’épaisseur des pelures d’oignon: l’Old Farmer’s Almanac prévoit un hiver doux et mouillé, du moins, pour les agriculteurs de l’ouest de la province qui seront également touchés par des précipitations plus élevés qu’à la normale; des conditions plus hivernales sont cependant attendues pour le nord.

L’hiver sera plus froid et sec qu’à la normale dans l’est, avec des précipitations neigeuses inférieures à la normale. Dans l’ouest, les températures seront plus élevées, tout comme le taux de précipitations et l’accumulation de neige. Sans grande surprise, les périodes les plus froides iront de la mi-décembre jusqu’au début février, avec un redoux à la mi-janvier. Les chutes de neige seront plus importantes à la mi-novembre et au début de février.

Précis comment?
Mais voilà, le sport national des Canadiens est de regarder les prévisions météo pour voir comment elles se sont trompées. S’il est difficile d’avoir une prévision fiable plus de trois jours à l’avance, peut-on se fier à une prospective de plus de trois mois?

« Nos prévisions s’avèrent juste à 80% », affirme Joe Bills, rédacteur associé de l’Old Farmer’s Almanac. « Elles s’appuient en partie sur une formule secrète établie par le fondateur de l’Almanac, Robert B. Thomas en 1792. Il croyait que la météo était influencée par les orages magnétiques à la surface du Soleil. »

Aujourd’hui, l’ouvrage se targue de baser ses résultats sur des calculs scientifiques et sur une technologie de pointe à partir de trois piliers: la science solaire, la climatologie et la météorologie. L’historique de la météo et de l’activité solaire sont comparés à l’activité solaire actuelle.

« La prévision tient aussi compte des particularités régionales », explique-t-il. « Par exemple, Ottawa et Toronto sont tous deux en Ontario, mais Ottawa fait partie de la Zone 2 avec laquelle elle a plus d’affinités climatiques que Toronto, qui est en Zone 3. »

Est-ce que l’Almanac peut se tromper? « Absolument! Par exemple, la prévision pour octobre 2026 aura été faite deux ans avant l’automne de l’an prochain, donc il est possible que le système météo prévu soit en avance ou en retard », dit-il.

Changements climatiques
Évidemment, quand on étudie les modèles météo des 30 dernières années, on remarque des tendances et les changements climatiques en font partie. « Un réchauffement des températures et une baisse des précipitations sont constatés au Canada et aux États-Unis entre 1990 et 2020. Il y a moins de pluie, mais les orages sont plus violents, ce qui est une mauvaise nouvelle pour les agriculteurs », croit M. Bills.

Les agriculteurs ont parfois leurs propres prévisions transmises de père en fils. Le vol des hirondelles, les poules perchées et l’épaisseur des pelures d’oignons sont autant d’indicateurs qui ont la vie dure. Sont-ils fiables pour autant? Joe Bills croit que oui… En partie.

« La nature a sa manière de nous parler et les agriculteurs observent leur environnement pour en tirer des conclusions. Certaines croyances sont plus près de la superstition, mais les animaux et les plantes vont effectivement réagir au climat et celui qui les observe peut en tirer des enseignements utiles, quoique peu précis. »

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Légende photo 1: Des conditions hivernales bien différentes vous attendent selon la région de l'Ontario que vous habitez.

Légende photo 2: Joe Bills affirme que les prévisions du Old Framer's Almanac ont un taux de fiabilité de 80 %.

Légende photo 3: Couverture de l'édition 2026.

  • Nombre de fichiers 4
  • Date de création 5 septembre, 2025
  • Dernière mise à jour 5 septembre, 2025
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