Un député de Doug Ford exclus du parti pour avoir refusé la vaccination

Le premier ministre ontarien Doug Ford lui avait donné jusqu’à jeudi, 17h pour se faire vacciner contre la COVID-19, sans quoi il risquait l’expulsion: Rick Nicholls n’aura finalement pas attendu aussi longtemps, annonçant à 16h qu’il n’avait pas l’intention de se plier à cet ultimatum. 

 

«Pour des raisons personnelles, et avec mon épouse (...), j’ai pris la décision personnelle de ne pas m’inoculer avec le vaccin contre la COVID-19», a lancé le député Rick Nicholls lors d’une courte déclaration en conférence de presse, juste avant de refuser de répondre aux questions des médias. 

 

«En aucun cas, moi-même ni aucun Ontarien ne devrions être forcés ou contraints», a-t-il expliqué, soulignant avoir «cru le premier ministre sur parole que la vaccination est un choix et que tous les Ontariens ont le droit constitutionnel de faire un tel choix».

 

Doug Ford a effectivement répété à de nombreuses reprises être contre la vaccination obligatoire, réitérant que le fait de forcer les travailleurs de première ligne à se faire vacciner est anticonstitutionnel. 

 

Il n’a offert aucune explication pour un tel volte-face, mais il a tout de même confirmé l’expulsion de Rick Nicholls dans une déclaration envoyée jeudi, en début de soirée.

 

Le député, qui agissait aussi comme vice-président de la chambre à Queen’s Park, n’est plus un membre du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario et n’aura plus la permission d’en faire partie à l’avenir. 

 

« Les gens de cette province ont répondu à la menace continue de la COVID-19 en faisant des sacrifices pour assurer la sécurité de nos familles, de nos communautés, de nous-mêmes et des autres, a soutenu Doug Ford. Cela inclut en particulier nos travailleurs de la santé de première ligne, les premiers intervenants, les travailleurs essentiels, les propriétaires de petites entreprises, les personnes âgées, les étudiants et les nombreux autres qui ont été confrontés à des mesures extraordinaires au cours des 16 derniers mois.

 

Cela inclut également nos élus, qui doivent montrer l’exemple, et qui doivent légitimement être tenus à un niveau plus élevé.»

 

Doug Ford souligne que le travail des politiciens nécessite des interactions régulières avec des membres du public, y compris des personnes plus vulnérables face au virus. 

 

«Je m'attends à ce que chaque membre et candidat du caucus progressiste-conservateur soutienne non seulement le rôle que jouent les vaccins dans la lutte contre la COVID-19, mais soit également vacciné pour se protéger et protéger les personnes de sa communauté.»

 

Le parti de Doug Ford est donc désormais formé de 70 membres, soit six de moins que lors des élections en 2018. Rappelons que Randy Hillier, Jim Wilson, Roman Baber, Belinda Karahalios et Amanda Simard ont tous soit été exclus, soit quitté de leur propre gré. 

 

Les progressistes-conservateurs représentent toujours un gouvernement majoritaire.

 

Une autre députée échappe à la guillotine

Une autre députée membre du caucus progressiste-conservateur a refusé de se faire vacciner: Christina Mitas.

 

Elle aussi a fait l’objet du même ultimatum lancé par Doug Ford, plus tôt cette semaine.

 

Or, celle-ci a offert une raison médicale raisonnable signée par un médecin au premier ministre, lui permettant d’être exemptée des conditions établies par celui-ci. 

 

Elle devra prendre des précautions supplémentaires au cours du reste de son mandat comme députée, a fait savoir le bureau de M. Ford. 

 

«Je demande encore une fois à chaque Ontarien admissible qui n'a pas encore reçu de vaccin de bien vouloir se faire vacciner maintenant. Les vaccins sont sûrs, ils sont efficaces et ils continuent d'être notre meilleure défense contre le COVID-19», a conclu Doug Ford. 

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  • Date de création 19 août, 2021
  • Dernière mise à jour 19 août, 2021
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