Toronto se prépare à accueillir la Coupe du monde 2026 de la FIFA
Comme bien souvent, les apparences sont trompeuses... Toronto donne l’impression que rien n’est encore fait pour accueillir le plus grand évènement sportif de la planète, à savoir la Coupe du monde de football ou soccer, dont le coup d’envoi est prévu dans un peu plus d’un an. Il n’en est rien! Les préparatifs vont bon train, et cela à coup de centaines de millions de dollars.
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Soufiane Chakkouche
IJL – Réseau.Presse – l-express.ca
Certes, au regard de l’infrastructure existante, le Canada n’a pas besoin de 12 ans pour se préparer à accueillir la Coupe du monde 2026 de la FIFA, à l’instar du Qatar, pays hôte de la compétition en 2022. Ce pays avait lancé un immense chantier national, le plus coûteux de l’histoire du Mondial.
La Ville met la main à la poche
On est loin des 220 milliards $ injectés par les Qataris. Mais Toronto prévoit tout de même investir quelque 380 millions $ pour voir se dérouler sur sa pelouse les six matchs (cinq de phase de groupes et un à élimination directe pour les mordus) qui lui reviennent.
Dans le détail, le gouvernement fédéral devrait financer 104,34 millions $, contre 97 millions $ provenant du gouvernement ontarien. De la sorte, et à terme, la Ville devrait sortir 179 millions $ de ses caisses.
Ainsi, le mois dernier, la Ville a déboursé 123 millions $ pour l'agrandissement du BMO Field où se tiendront les six rencontres. Ce pour, en grande partie, augmenter temporairement la capacité du stade à 45 000 places et moderniser ses infrastructures afin de répondre aux normes internationales qu’exige un tel évènement.
940 millions $ en retombées économiques
À en croire l'étude de Deloitte Canada publiée par la FIFA en décembre 2024, traitant de l’impact économique de cette compétition, la Coupe du monde 2026 pourrait rapporter jusqu’à 940 millions $ en retombées économiques à la région du Grand Toronto, soit cinq fois la mise de départ de la Ville. Littéralement, le jeu en vaut la chandelle!
Quant au plan sportif, là encore, cet événement semble être une aubaine.
«Avant le Mondial 1994 aux USA, qui a fait décoller le Foot au Canada, c’était le désert ici, footballistiquement parlant», se souvient Jean-Pierre Boué, fondateur et entraîneur à Franco Foot.
«Je m’attends à ce que ce Mondial soit un gros succès sur le plan sportif. Il y a aujourd’hui un million de licenciés au Canada, et cette Coupe du monde va accentuer fortement cette tendance.»
Dispositif sécuritaire renforcé
Par ailleurs, pour recevoir les 260 000 spectateurs attendus, dont 70% d’internationaux selon l’étude de Deloitte Canada, la métropole compte renforcer son service de sécurité.
«L'équipe FWC26 du Service de police de Toronto est en charge de la coordination de l'Unité de sécurité et de sûreté intégrée (ISSU) pour la Coupe du Monde 2026, en partenariat avec la FIFA et la Ville», fait savoir Elise von Scheel, porte-parole de l'administration municipale.
«Le rôle de l'ISSU est de garantir une expérience sûre et sécurisée pour tous durant cette coupe du monde, tout en contribuant à présenter Toronto comme une ville hôte de classe mondiale.»
Carton jaune aux constructions
L’autre facteur qui risque de jouer les trouble-fêtes concerne le trafic routier pendant cette fête sportive, surtout lorsque l’on sait que les chantiers encombrent actuellement 18% des routes de Toronto.
«La Ville reconnaît la nécessité d'améliorer la prise de décision, la coordination et le soutien pour la gestion du trafic lors d'évènements spéciaux, notamment lorsqu'ils se déroulent en même temps que des fermetures de routes à cause des constructions», admet Laura McQuillan, responsable de la communication de la Ville.
Néanmoins, celle-ci précise que «la Ville et ses partenaires développent des plans pour la gestion du trafic, y compris la réouverture de toutes les voies sur l'autoroute Gardiner de mai à fin juillet 2026, et cela afin de gérer l'augmentation du trafic anticipée pendant cet événement».
Pour ce faire, la Ville va s’inspirer de «sa gestion réussie de la congestion lors de la tournée Eras de Taylor Swift» en novembre dernier. Pour rappel, ils étaient autant de fans à avoir fait le déplacement à Toronto pour ces concerts que ceux attendus pour cette Coupe du monde.
Les francophones mettent la main à la pâte
Du côté de la communauté franco-torontoise, c’est Franco Foot qui prend les devants.
«J’ai proposé à divers organismes et associations francophones et francophiles d’organiser du 11 juin au 19 juillet 2026, au Collège Boréal, un Forum francophone avec Fan Zone pour visionner les matchs sur très grand écran, pour organiser des tables rondes, ainsi que pour interviewer des joueurs, entraîneurs, etc., tout en socialisant en français», explique Jean-Pierre Boué.
«Cela exige une solide organisation, que nous commençons à mettre en place.»
Toronto accueillera son premier match le 12 juin 2026, impliquant l’équipe nationale canadienne. Ce sera le tout premier match de l'histoire de notre équipe masculine en sol canadien.
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Photos :
Titre : Coupe affiche
Légende : L'affiche torontoise de la Coupe du monde 2026.
Crédit : courtoisie Ville de Toronto
Titre : Coupe JPBoué
Légende : Jean-Pierre Boué, fondateur de Franco Foot à Toronto.
Crédit : courtoisie
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Légende : Plan d'expansion du stade BMO à Toronto.
Crédit : courtoisie BMOField.com
Titre : Coupe stade2
Légende : Toronto, l'Ontario et le fédéral dépenseront 380 millions $ pour accueillir six matchs de la Coupe du monde 2026 de la FIFA, notamment pour agrandir le stade BMO.
Crédit : courtoisie BMOField.com
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- Date de création 14 avril, 2025
- Dernière mise à jour 14 avril, 2025