Plus de praticiens sur le terrain avec PACE

Un nouveau centre d’évaluation, créé afin d’aider les médecins praticiens formés à l'étranger à obtenir plus rapidement leur permis en vue de pratiquer sur le territoire, vient d’ouvrir ses portes à Halifax. 

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Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Quelque quatre médecins formés à l'étranger fourniront des soins primaires à 2 600 patients, référés à partir du registre «Need a Family Practice» (pour les résidents en besoin de médecin de famille), d’ici les prochains mois, tout en formant des recrues.

Le programme est d’une durée d’environ 12 semaines continues, s'ils remplissent toutes les conditions requises à la fin de cette période. Après avoir obtenu leur licence, ils devront signer un accord de reprise de service de trois ans pour exercer dans la province.

PACE (Physician Assessment Centre of Excellence), située dans le centre commercial Halifax Shopping Centre, est l’un des nombreux programmes d’évaluation à l’échelle du pays. Son besoin n’est rien de nouveau. Sa singularité, par contre, est son approche.

La difficulté avec ce type d’évaluation est de trouver des évaluateurs qui sont médecins de famille titulaires d'une licence et qui travaillent déjà dans la province, pour effectuer le travail.

«Au fil du temps, nous avons appris que les évaluateurs trouvaient le travail difficile pour un certain nombre de raisons, notamment parce qu'ils essayaient de réaliser des évaluations tout en travaillant dans leur propre cabinet, et qu'ils le faisaient de manière isolée dans leur propre communauté, en dehors d'une approche centralisée», explique la Dre Keri McAdoo, présidente-directrice générale de PACE.

«Ils voyaient donc leurs patients et évaluaient des médecins praticiens formés à l'étranger, et ce, pendant six semaines par intermittence. Il n'y avait donc aucune cohérence dans ce travail. Il est difficile d'intégrer cela dans une pratique familiale. Cette approche (PACE) vise donc à résoudre ce problème.»

Les évaluateurs du modèle sont formés par le Conseil médical du Canada. Ils travaillent tous au même endroit, leur permettant de «se réunir, tout en évaluant les médecins praticiens formés à l'étranger, dans une clinique où tous les patients appartiennent à cette clinique», précise la PDG.

Le Collège des médecins et chirurgiens de la Nouvelle-Écosse fixe les critères d'éligibilité et recommande les candidats au centre. Ce dernier collabore par la suite avec Santé Nouvelle-Écosse afin de choisir les candidats. Une fois qu'ils sont choisis, ils sont renvoyés au programme PACE et passent à travers l'évaluation.

C’est depuis une couple d’années que le collège réfléchit à la création du centre, avant de présenter l’idée au gouvernement, en mars dernier.

«Le premier ministre a ensuite annoncé son soutien au programme en octobre. Nous avons ouvert la clinique avec notre personnel médical en janvier et l'avons ouverte aux patients en février», relate-t-elle.

Santé Nouvelle-Écosse a déclaré qu’il y avait 104 324 Néoécossais sur le registre pour trouver un médecin de famille, en date de février.

Depuis la semaine dernière, elle a supprimé les informations relatives aux listes d'attente de son site web de communication de données, dont la dernière mise à jour date de juin dernier.

Depuis lors, la province diffuse des communiqués de presse mensuels avec les chiffres actualisés. Or, il ne s’agit pas d’un rapport détaillé. Par exemple, l’on ignore le besoin selon la communauté et les raisons pour lesquelles des personnes ont été retirées ou ajoutées de la liste.

Un point positif, selon la Dre McAdoo, est que PACE est en mesure d’aider certains patients plus rapidement, après avoir suivi les étapes nécessaires pour être référé.

«Ces médecins praticiens, au fur et à mesure qu'ils réussissent dans le programme, quitteront le programme et ouvriront leur propre cabinet dans la communauté, et ils prendront en charge leur propre panel de patients», explique la Dre.

PACE s’attend à ce que 20 médecins réussissent au cours de la première année, soit plus de 28 000 patients qui auront un prestataire de soins primaires, soutient-elle, «alors qu'ils n'en ont pas à l'heure actuelle».

Éventuellement, le centre souhaite inclure cinq équipes dirigées par des médecins, comprenant chacune jusqu'à trois médecins praticiens formés à l'étranger.

À pleine échelle, la clinique aura une capacité d'accueil de 6 500 patients, d’après le gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

  • Nombre de fichiers 2
  • Date de création 10 mars, 2025
  • Dernière mise à jour 10 mars, 2025
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