Pandémie : manque de communication du gouvernement

Alors que le gouvernement Ford dévoilait la semaine dernière son plan de réouverture, certains acteurs et observateurs ont exprimé des déceptions à l’égard de ce qui avait été fait dans les mois précédents l’annonce.

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André Magny

IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

 

Le député libéral d’Orléans Stephen Blais est évidemment déçu de la situation. Selon lui, rien n’a été planifié pour la 2e vague. Il donne pour exemple le fait qu’il n’y ait « pas eu d’investissements pour les tests rapides. »

Et maintenant que la période de vaccination est commencée, le député se fait écho de certains conseillers municipaux d’Ottawa qui, d’après lui, trouvent dommage de ne pas avoir été suffisamment informés, ne serait-ce que simplement sur les groupes d’âge aptes à recevoir Pfizer et cie.

Blais se plaint également qu’au cours du dernier mois, M. Ford ait été moins présent à l’Assemblée législative. « Il a peur de se montrer », lance le député.

Problème de communication ?

Pour la spécialiste de la politique ontarienne, la professeure Geneviève Tellier de la Faculté des sciences sociales à l’Université d’Ottawa, c’est à se demander si Doug Ford « a un plan de match comme celui du Québec ».

Elle constate qu’il est en train de reprendre ses anciennes habitudes, celles qu’il avait avant sa conférence d’il y a un mois dans le jardin de sa mère où il était apparu visiblement ému. « Je veux bien les larmes, mais je veux aussi voir la suite. »

Alors que Stephen Blais déplore l’absence du premier ministre à Queen’s Park, de son côté, la professeure Tellier se demande s’il est trop présent. Elle s’explique. Elle s’est demandé pourquoi il avait passé une partie de la fin de semaine du 15 au 16 mai à passer des coups de fil afin d’obtenir plus de vaccins pour l’Ontario. Problème avec le fait de ne pas savoir assez déléguer peut-être, laisse entendre la professeure.

L’universitaire déplore aussi le fait que les villes n’aient pas été assez consultées dans la planification des vaccins en faisant référence à une récente déclaration du maire Watson sur la question.

Silence radio

Du côté de l’Équipe de santé familiale communautaire de l’Est d’Ottawa dont l’un des bureaux est à Orléans, on n’a pas voulu commenter la situation, prétextant un manque de temps en dépit de quelques demandes faites par l’Orléanais.

Quant au bureau de la ministre Mulroney des Affaires francophones et des Transports, son attachée de presse a plutôt renvoyé la balle vers le ministère de la Santé pour discuter de la gestion de la pandémie.

De son côté, l’ancienne candidate à Orléans pour le Parti conservateur ontarien, Natalie Dimitra Montgomery n’a pas voulu commenter, préférant rester neutre étant donné qu’elle est « en transition » vers « une carrière académique ».

Tant pour Stephen Blais que Geneviève Tellier, une chose semble certaine : il faut continuer d’être énergique avec la vaccination. « Et il faut que ce soit clair comme politique », ajoute le libéral. « Quand la vaccination va bien, la population va bien », complète Mme Tellier. Cependant, selon elle, s’il y a certaines ratées, la vaccination pourrait même être un enjeu lors des prochaines élections, si jamais la situation se dégradait.

 

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Bas de vignettes

  • La professeure Geneviève Tellier de l’Université d’Ottawa soutient qu’elle a l’impression que « l’élément de préparation » ne semble pas être au rendez-vous dans la politique de gestion de la pandémie. (Crédit : Courtoisie de Geneviève Tellier)
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  • Date de création 25 mai, 2021
  • Dernière mise à jour 25 mai, 2021
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