ONFR souffle ses 10 bougies
Le média d’information et d’affaires publiques ONFR, une franchise du diffuseur public franco-ontarien TFO, célèbre ses dix ans d’existence.
_______________________
Émilie Gougeon-Pelletier
IJL – Réseau.Presse – Le Droit
Ce qui est né d’un désir d’informer les Franco-Ontariens sur les affaires publiques émanant de Queen’s Park, en 2014, est devenu, au fil des ans, un média d’actualité, de politique, de culture et de société aujourd’hui connu sous le nom d’ONFR.
Initialement, ONFR comptait deux journalistes, un pour chaque parlement, soit à Toronto et à Ottawa.
Accomplissements
Depuis, l’équipe de six journalistes, menée par le rédacteur en chef Rudy Chabannes, a franchi de nombreux jalons, y compris l’exploration de nouveaux horizons.
«On parle des dix ans qui sont passés, mais on regarde les dix ans qui sont à venir, et on veut les passer avec la communauté», avance-t-il.
La création d’un poste de journaliste dans le nord de l’Ontario et la présence d’une journaliste culturelle à temps plein représentent, pour Rudy Chanannes, d’importants accomplissements.
«S’implanter dans le nord, c’est quelque chose de très important, tout comme le fait d’avoir amplifié notre couverture culturelle. Pour nous, ça constitue une partie prenante de l’identité franco-ontarienne», indique le rédacteur en chef.
Au cours des dix dernières années, les professionnels de l’information d’ONFR ont couvert des sujets importants comme le Jeudi noir, la suppression des 28 programmes à l’Université Laurentienne, et la modernisation de la Loi sur les langues officielles.
Ils se sont mérités cinq nominations aux Prix Gémeaux, un prix Judith-Jasmin et de nombreuses nominations.
Récemment, ONFR oeuvre aussi à jeter son regard vers les communautés francophones au-delà de l’Ontario, notamment en allant à la rencontre des Fransaskois et des Acadiens.
«C’est important, ce souci de tisser des liens avec les autres communautés francophones», mentionne la vice-présidente des contenus et productions, Sonia Boisvert.
Rudy Chabannes affirme que l’équipe d’ONFR développe aussi d’autres projets qui seront bientôt dévoilés, y compris un balado.
Défis
Néanmoins, le diffuseur public n’a pas été épargné par les obstacles qui touchent le monde des médias au cours de la dernière décennie.
Des problèmes financiers chez TFO, qui relève du ministère de l’Éducation de l’Ontario, ont mené à certaines vagues de suppressions de postes au cours des années récentes.
En juillet 2018, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) avait fait un plaidoyer auprès du conseil d’administration du diffuseur public, espérant notamment restaurer l’équipe politique d’ONFR, après des compressions annoncées le mois précédent, dont le poste de journaliste à Queen’s Park.
Par ailleurs, certaines controverses survenues chez TFO ont également attiré l’attention, comme les allégations d’inconduites visant l’ancien PDG de la boîte, Éric Minoli, et plus récemment, l’obligation des employés de prêter serment au roi.
Découvrabilité
Quant à ONFR, le perpétuel défi est celui de la «découvrabilité», selon Sonia Boisvert.
«Tu as beau travailler sur le meilleur projet au monde, il faut arriver à rejoindre le public avec ce contenu», souligne-t-elle.
«Les gens qui habitent sur le territoire sont bilingues, donc ils s’alimentent de contenu anglophone et francophone, mais on se perd parfois dans cet océan de contenu», soutient Sonia Boisvert.
Or, les artisans d’ONFR continueront de se soucier des différentes communautés francophones, «dans toute leur diversité», assure-t-elle.
«Quand tu te vois, tu t’entends, tu te reconnais dans les histoires que les médias racontent, c’est vraiment le lien identitaire, cette connexion, j’espère que les gens se reconnaissent dans les histoires que l’équipe raconte, qu’ils nous font confiance. On voit une multitude d’options dans les médias, donc de choisir de s’informer en français, c’est vraiment un beau gage envers l’équipe»,conclut-elle.
-30-
Photos
- Au cours des dix dernières années, les professionnels de l’information d’ONFR ont couvert des sujets importants comme le Jeudi noir, la suppression des 28 programmes à l’Université Laurentienne, et la modernisation de la Loi sur les langues officielles. (Émilie Gougeon-Pelletier/Le Droit)
- Nombre de fichiers 2
- Date de création 25 septembre, 2024
- Dernière mise à jour 25 septembre, 2024