Nouvelles cibles et programmes pilotes

Presque de retour à la cible initiale après quelques semaines d'incertitude pour les nouveaux arrivants dans la province qui cherchent des résidences permanents, le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a également annoncé le lancement de deux nouvelles voies d’immigration au Canada.

Yashvi Ramsarran
IJL - Réseau.Presse - Le Gaboteur - ATL

Au niveau provincial et fédéral, des nouvelles en immigration économique, humanitaire et francophone s'annoncent à gauche et à droite depuis janvier dernier. En plus de nouvelles cibles pour Terre-Neuve-et-Labrador et de nouvelles voies pour les régions rurales et francophones du Canada, on voit également le soutien continu pour les réfugiés de la part du gouvernement provincial.

Négociations réussies

L'année dernière, le gouvernement fédéral a accordé 3050 places d'immigration économique dans la province, soit 2100 places dans le cadre du programme d’immigration au Canada atlantique et 950 places dans le cadre du programme des candidats des provinces. Cependant, début janvier dernier, Ottawa a imposé une réduction de 50% dans la cible, la réduisant jusqu’à 1525 nouveaux arrivants.

Cette réduction intervient à un moment où Terre-Neuve-et-Labrador cherche à recruter des professionnels de la santé, des éducateurs de la petite enfance et des travailleurs dans d'autres secteurs, notamment dans la construction de logements.

Face à l’annonce, la ministre provinciale de l'Immigration, de la Croissance démographique et des Compétences Sarah Stoodley est allée à la table de négociation et a annoncé le 31 janvier dernier le rétablissement de 1000 places d'immigration économique pour 2025, ce qui ramène l'objectif total pour la province à 2525 nouveaux arrivants.

Afin d'intégrer les changements, la province suspend temporairement la réception des nouvelles demandes d'immigration économique et l’évaluation des postes vacants jusqu'à la mi-février, ainsi que le service pour le programme des candidats de la province. Les dossiers des travailleurs de la santé et d'autres professions en demande continueront d'être traités au cas par cas.

«Bien que nous continuions à réclamer une plus grande capacité d'immigration pour atteindre nos objectifs, nous remercions le gouvernement fédéral pour cette décision et nous nous réjouissons de poursuivre nos efforts en matière d'immigration», a déclaré le premier ministre Andrew Furey dans un communiqué de presse.

Programme pilote pour l’immigration francophone

Alors que l'objectif d'immigration de Terre-Neuve-et-Labrador est presque complètement revenu à son niveau antérieur, le 30 janvier dernier, le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, a également annoncé le lancement de deux nouveaux programmes pilotes d’immigration visés pour des régions rurales et des régions francophones.

Le nouveau Programme pilote pour l’immigration francophone s'inscrit dans l'engagement du gouvernement fédéral à promouvoir le bilinguisme et à atteindre son objectif de 8% d'immigration francophone hors Québec cette année, soit 33 575 personnes. L'initiative simplifie le processus pour les candidats francophones cherchant à obtenir la résidence permanente dans les six régions ciblées, soit Kelowna, en Colombie-Britannique; Saint-Pierre-Jolys, au Manitoba; Sudbury, Timmins ou la Région Supérieur Est, en Ontario; et la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, cette voie attire non seulement des individus hautement qualifiés en réponse aux pénuries de maind’œuvre à travers le pays, mais garantit aussi la durabilité à long terme de la langue française hors Québec.

Ginishka Felix, récente diplômée de l’Université Memorial avec un diplôme en biochimie, fait partie des nombreux francophones qui envisagent cette nouvelle voie. Originaire de l’île Maurice, elle est bilingue et voit cela comme une «voie simplifiée» qui facilite l’accès à la résidence permanente au Canada. «Je suis définitivement heureuse de voir le gouvernement fédéral investir dans le bilinguisme et promouvoir le français. C’est important, car le Canada est un pays bilingue. Ce programme aide au développement des communautés et est une bonne mesure», a-t-elle partagé.

Mais si la Mauricienne vise à jeter l’ancre à Terre-Neuve-et-Labrador à travers cette voie, il faut toujours qu’elle attende parce que cette province ne figure pas sur la liste pour le programme francophone. Cependant, la région de l’Ouest du Labrador se trouve sur le radar, car, tout comme les six régions ciblées, elle fait partie de l’initiative des Communautés Francophones Accueillantes qu’Ottawa a lancée en 2018 pour offrir des services aux nouveaux arrivants d’expression française et les aider à s’établir.

La Communauté Francophone Accueillante de l’Ouest du Labrador est gérée par le Réseau Immigration Francophone de la Fédération Francophone de Terre-Neuve et du Labrador, qui n’a pas répondu à la demande d’entrevue du Gaboteur avant la date limite pour cet article. Ajoutera-t-on le Big Land sur la liste dans l’avenir? À voir après les résultats du projet pilote.

Les personnes à la recherche d'une aide à la navigation en matière d'immigration à Terre-Neuve-et-Labrador pourront contacter [email protected].

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Photo: S_Stoodley_024

Photo: Courtoisie (Archives Le Gaboteur)

Caption: La ministre provinciale de l'Immigration, de la Croissance démographique et des Compétences, Sarah Stoodley.

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  • Date de création 10 février, 2025
  • Dernière mise à jour 10 février, 2025
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