Nord-Ouest: le gouvernement abolit un financement aux élèves aux prises avec des défis
Pour une deuxième fois en autant d’années, le District scolaire francophone du Nord-Ouest s’est dit inquiet de ses prévisions budgétaires, notamment en raison du retrait du financement gouvernemental pour les classes alternatives.
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Bobby Therrien
IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle
Le directeur général du DSFNO, Luc Caron, a abordé la question lors de la dernière réunion du conseil d’éducation du DSFNO, mercredi.
Selon lui, l’élimination du financement de la part du ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail du Nouveau-Brunswick fait partie des trois éléments qui mettent de la pression sur les finances du district cette année.
Cette annonce surprise a causé un déficit de plus de 200 000$, a indiqué M. Caron, car le DSFNO doit assumer ces frais inattendus afin de continuer à offrir les mêmes services aux élèves en 2023-2024.
«Le ministère nous a annoncé, sans préavis, qu’il coupait le financement pour nos classes alternatives. Je crois qu’ils étaient des partenaires depuis le début. On a reçu cette triste nouvelle en septembre.»
Au Nord-Ouest, il y a trois de ces classes alternatives appelées Vitrail. Elles relèvent de la Cité des Jeunes A.-M.-Sormany d’Edmundston, de la polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault et de l’école Marie-Gaétane de Kedgwick.
Selon la coordonnatrice des relations stratégiques pour le DSFNO, Julie Poulin, ces classes offrent une seconde chance à des élèves qui relèvent divers défis et qui apprennent mieux à l’extérieur des cadres établis par le système scolaire.
Les élèves du Vitrail reçoivent donc toutes les notions académiques nécessaires à l’obtention de leur diplôme d’études secondaires. Ils reçoivent également l’accompagnement dont ils ont besoin pour réussir leur vie, tant professionnelle que personnelle.
En 2022-2023, 91 personnes se sont inscrites à une classe alternative. De ce nombre, 34 ont obtenu leur diplôme d’études secondaires. Au nombre de ces diplômés, 21 sont allés directement sur le marché du travail, sept se sont inscrits dans un collège et trois sont allés à l’université.
«Le DSFNO espère qu’il n’y aura aucun impact dans les services offerts aux élèves du Vitrail pour les prochaines années et est à la recherche active de financement», a également écrit Mme Poulin.
Un important déficit en vue?
Si la tendance se maintient, le directeur général du DSFNO anticipe un déficit de plus de 2 millions $ d’ici mars 2024, en grande partie engendré par le manque à gagner de 1,4 million $ du côté du budget pour les suppléants, toutes classes d’employés confondues.
Comme l’an dernier, l’inflation représente aussi un facteur.
«On n’y échappe pas, que ce soit pour l’exploitation des autobus, de l’électricité, le chauffage ou le coût des matériaux. Tout de suite, on frôle le demi-million de dollars en déficit», a mentionné Luc Caron.
Pour ce qui est des deux autres districts scolaires francophones au Nouveau-Brunswick, la situation ne semble pas être aussi alarmante.
Le District scolaire francophone du Nord-Est croit qu’il est trop tôt pour se prononcer sur la question, même si ses dirigeants sont conscients des défis potentiels.
«Notre district a certes des défis à relever sur le plan financier, étant donné la montée des prix des biens et des services et le retrait de financements de sources diverses, mais nous sommes encore en contrôle de la situation. Si jamais la situation se dégradait au cours des prochains mois, nous ferons de nouveau le point sur la question», a répondu, par courriel, la responsable des communications et relations stratégiques au DSFNE, Brigitte Couturier.
Dans le cas du District scolaire francophone Sud, le rapport financier le plus récent, présenté aux membres du Conseil d’éducation lors d’une rencontre qui a eu lieu le 11 octobre, prévoit un budget 2023-2024 passablement équilibré pour l’instant.
Cependant, en raison de la hausse continue des inscriptions d’élèves issus de l’immigration, les services d’actualisation linguistique sont plus en demande que ce que le budget actuel permet d’offrir.
Pour cette raison, le district affiche, pour le moment, un manque à gagner d’un peu plus de 200 000$.
Selon le directeur des relations stratégiques au DSFS, Jean-Luc Thériault, le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance semble à l’écoute des besoins du district.
L’an dernier, les trois districts scolaires avaient fait face à des défis similaires. Heureusement, ceux-ci ont pu être surmontés avant la fin de l’année fiscale 2022-2023.
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Photos
Légende : Le directeur général du District scolaire francophone Nord-Ouest (DSFNO), Luc Caron.
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- Date de création 18 octobre, 2023
- Dernière mise à jour 18 octobre, 2023