L'histoire des Jeux régionaux se poursuit
Depuis 1982, les Jeux régionaux ont permis à plus de 120 000 athlètes et artistes de se démarquer dans leur discipline, mais aussi de faire valoir leur fierté acadienne et francophone et de favoriser le leadeurship.
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Jean-Philippe Giroux
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
On compte aussi des milliers de bénévoles qui ont contribué à la planification et au déroulement des Jeux au fil des décennies, plusieurs étant d’anciens athlètes ou artistes des éditions précédentes.
Il faut plusieurs bénévoles pour rendre une édition possible. D’ailleurs, le comité organisateur des Jeux régionaux de 2024 était encore à la recherche de bénévoles. Un appel avait été lancé au début de la semaine pour en trouver.
Pour de plus petites municipalités, qui n’ont pas les moyens d’accueillir une finale des Jeux de l’Acadie, cet événement régional sert de moment phare pour la communauté et permet d’améliorer leurs installations sportives.
Fierté acadienne
Cette année, la 39e édition des Jeux régionaux a eu lieu à différents coins de Dartmouth, de l’École secondaire Mosaïque à l’École Bois-Joli, avec 11 délégations de partout en Nouvelle-Écosse. La délégation gagnante de ces Jeux est Halifax.
Ce fut le moment de perfectionner son sport respectif et se faire des amis, mais aussi de pratiquer la langue française, développer son appréciation pour ses racines culturelles et établir un sens d'appartenance.
Les organisateurs et bénévoles en profitent aussi pour former la relève et créer un leadeurship au sein des nouvelles générations.
Kerra AuCoin Mansfield, responsable des communications pour les Jeux régionaux de 2024, y participe depuis qu’elle est en 6e année. «Pour notre génération, c’est notre jeunesse, c’est des mémoires», commente-t-elle.
«Je pense que c’est important de garder les choses francophones parce qu’il n’y a pas beaucoup d’événements qui se passent en français pour les élèves. Faque c’est une fin de semaine qu’ils rencontrent des gens de d’autres régions de la province, tout en français!»
Incluant les bénévoles et les entraineurs, il y avait entre 800 et 1 000 personnes au rendez-vous, précise-t-elle.
L’activité socioculturelle de cette année comprenait une projection de film à l’extérieur, des «gros jeux» sportifs et de la nourriture provenant de camions-restaurants. «C’est une chance pour les jeunes de s’amuser et de parler», dit AuCoin Mansfield.
La Ville de Grand-Bouctouche accueillera les équipes gagnantes, du 26 juin au 1er juillet, lors de la 43e Finale. Selon la mise à jour de mardi, neuf équipes sportives de quatre communautés, soit Truro, Clare, Dartmouth et Halifax, ainsi que la ligue d’improvisation de Dartmouth et les musiciens de Richmond, en première position du concours La voix des groupes, se rendront au Nouveau-Brunswick le mois prochain. D’autres détails suivront.
De la genèse à aujourd’hui
Les années 60 ont été marquées par les grandes réformes du gouvernement Robichaud. La décennie suivante, on voit naitre un mouvement acadien qui a eu des effets positifs sur le milieu des arts et de la culture.
Pour célébrer le 375e anniversaire de l’Acadie, en 1979, les leadeurs acadiens ont instauré la tradition du Tintamarre du Quinzou de manière permanente. Au Nouveau-Brunswick, on a aussi créé les Jeux de l’Acadie, les premiers ayant été tenus à l’Université de Moncton, car il s’agissait du seul endroit à l’époque avec les installations sportives pour accueillir les athlètes.
Depuis lors, les Jeux ont joué un rôle sur le développement de l’Acadie contemporaine et l’inculcation de diverses valeurs comme le leadeurship, l’aventure et l’initiative parmi les sportifs.
On ne peut pas non plus oublier l’inclusion des arts, dont l'improvisation et la musique. Marianne Labrie, responsable de la gestion de ces deux volets, était aux côtés des trois équipes d'impro, de la Rive-Sud, de Dartmouth et de Richmond, tout au long de la fin de semaine avec ses collègues du Théâtre DesAssimilés. «On espère que, l’année prochaine, ça remonte», mentionne Labrie.
Durant la pandémie, les opportunités de faire de l’impro étaient limitées, raconte Labrie, mais depuis le retour à la normale, «on pousse pis ça reprend le bord».
«L’impro, c’est assez nouveau comme sport aux Jeux de l’Acadie. Faque c’est super cool de voir les jeunes faire ça parce que quand j’étais à l’école secondaire, quand j’avais leur âge, c’était très nouveau dans nos écoles. Ç’a pris un gros boom pis de voir les jeunes faire ça, c’est comme une nouvelle génération. Ça touche le cœur», conclut Labrie.
Le second volet, La voix des groupes, a permis à cinq délégations de présenter leurs chansons devant un jury. Ils ont également suivi des ateliers avec des professionnels du domaine de la musique.
- Nombre de fichiers 9
- Date de création 24 mai, 2024
- Dernière mise à jour 24 mai, 2024