Les changements aux jours de tempête pour les enseignants mis sur pause

Les changements amorcés pour obliger les enseignants à travailler les jours de tempête ont été mis sur pause, d’après un mémo distribué aux enseignants de la province. Selon le ministère de l’Éducation, ils ont été repoussés à septembre 2025.

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Alexandre Boudreau

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle - Atl

Le précédent gouvernement avait revu l’emploi du temps des enseignants pendant les jours de tempête.

Ces changements prévoyaient qu’ils devaient travailler pendant les jours de tempête, même s’ils n’étaient pas obligés de se rendre à l’école. Ce temps de travail pouvait être utilisé pour des réunions et de la formation, par exemple.

Mais selon la première ministre Susan Holt, il y avait des désaccords sur ce changement de politique avec des syndiqués. Il y avait notamment des problèmes «d’égalité» entre enseignants et aides-enseignants, d’après elle.

«Il y en avait plusieurs qui n’étaient pas contents de cette proposition et ça avait un impact sur plusieurs.»

Mais Susan Holt et le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance présentent aussi ce changement de cap comme faisant partie de la stratégie du gouvernement pour la rétention du personnel.

«On a besoin de retenir chaque enseignant. C’est important d’avoir une stabilité dans les écoles, avec les enseignants. On a un manque de main-d’œuvre en ce moment, donc on a choisi le programme de journées de congé pour la neige qui est le meilleur pour les enseignants en ce moment», a-t-elle affirmé.

Elle rappelle, toutefois, qu’il s’agit d’un simple report. Le ministère précise, en effet, que ces changements restent toujours prévus pour septembre 2025.

«En collaborant avec la Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick, cette nouvelle direction a été reportée à l’année prochaine afin de mieux préparer le personnel éducatif pour septembre 2025», indique-t-on dans une déclaration par courriel attribuée à la ministre de l’Éducation, Claire Johnson.

Le chef progressiste-conservateur, Glen Savoie, affirme que la situation n’est «pas optimale». C’est le gouvernement Higgs qui avait initié cette mesure.

«Chaque fois qu’on voit que les enfants ne sont pas en train de recevoir une éducation, qu’ils ne passent pas ce temps en classe, ce n’est pas optimal, c’est certain.»

Mais il affirme qu’il faut «faire confiance aux gens qui travaillent dans le système» et qu’il a la certitude qu’ils pourront «trouver une solution qui fonctionne pour tout le monde».

Megan Mitton, députée du Parti vert, espère que le gouvernement sera transparent dans ce dossier.

«C’est important d’avoir un plan qui est clairement communiqué à tout le monde qui travaille dans les écoles et à toutes les familles et les élèves.»

La présidente de l’Association des enseignantes et enseignants du N.-B., Stéphanie Babineau, affirme que les membres sont «reconnaissants» de cette décision.

«Prenant en considération la pénurie du personnel enseignant et les besoins à combler en salle de classe, cette pause permettra de prendre le temps de bien implanter les recommandations, tout en continuant de permettre au personnel enseignant de faire preuve d’autonomie professionnelle. Ces journées continueront d’être utilisées par le personnel enseignant afin de poursuivre le travail pour lequel il ne semble jamais avoir assez de temps.»

 

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Photo : La première ministre Susan Holt, dans la rotonde de l’Assemblée législative, le 29 novembre 2024. - Acadie Nouvelle: Alexandre Boudreau

 

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  • Date de création 2 décembre, 2024
  • Dernière mise à jour 2 décembre, 2024
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