L’école à la maison demande une planification insoupçonnée

Gilles Arsenault a été choqué lorsque l’animatrice du bulletin d’information de CBC, Compass, a demandé à ses intervenants pourquoi on n’a pas été capable de reprendre l’école à la maison plus rapidement après les fêtes.  «Par chance, dit Gilles Arsenault, il y a de moins en moins de gens qui pensent qu’il suffit d’allumer l’ordinateur pour que l’école à la maison puisse se faire».

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Jacinthe Laforest

IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne

 

 

 

Depuis l’arrivée du variant Omicron, la Commission scolaire de langue française est en mode réactif, pour gérer la situation.  «Nos gros dossiers, c’est la préparation, la communication, l’opérationnel, la livraison de l’éducation à la maison, la gestion du personnel, des élèves et les relations avec les familles.  Il ne suffit pas d’allumer l’ordinateur, pour que l’enseignant apparaisse dans l’écran.  Par chance, il y a de moins en moins de gens qui pensent cela», constate Gilles Arsenault avec soulagement.

Sur ces dossiers reliés à la COVID, la CSLF travaille de près avec les gens de la direction des écoles publiques (PBS).  «On a créé la “COVID Response Team” (équipe d’intervention COVID).  On est une quinzaine de personnes et on travaille ensemble pour trouver des solutions et opérationnaliser les solutions le plus efficacement possible.  C’est beaucoup de travail.  On a 2000 enseignants et enseignantes, 20 000 élèves.  On a mis en place un programme de répit élargi.  Dans toutes les écoles, il y a du personnel pour accueillir les élèves qui, pour diverses raisons, ont besoin d’être à l’école.  Les services de nourritures sont assurés.  On n’organise pas cela par magie».

Chaque étape de mise en œuvre doit aussi inclure son propre plan opérationnel lié aux restrictions COVID.  On ne peut pas simplement livrer des ordinateurs chez les parents et des repas chauds le midi.  Tout doit être fait pour minimiser les contacts et protéger tout le monde.

«C’est vrai qu’on savait un peu plus comment faire cette fois-ci (comparé aux quatre mois d’école à la maison au printemps 2020).  On maîtrise mieux les outils.  Plusieurs enseignants et enseignantes rencontrent leurs élèves de façon synchrone, en temps réel.  C’est un peu comme du présentiel, mais, à distance.  C’est sûr que les parents aimeraient que l’école reprenne, mais en même temps, leur satisfaction, des efforts que l’on fait, est très haute».

Gilles Arsenault s’inquiète tout de même du prolongement de l’école à la maison, combiné au resserrement des restrictions.  Les parents qui, par exemple, s’échangeaient des heures de garde d’enfants pour s’offrir chacun à leur tour quelques heures de «liberté conditionnelle» ne peuvent même plus faire cela.

«Du point de vue social, on tente toujours de limiter la durée de l’école à la maison à trois semaines ou un mois.  Là, on ajoute la période des Fêtes.  Ça commence à faire long.  Dans le contexte de restriction où l’on est, l’école est la seule source de socialisation des enfants, et même avec toutes les restrictions, c’est mieux que rien pour le social, et les programmes scolaires sont plutôt faits pour être livrés à l’école», ajoute Gilles Arsenault.

 

 

 

 

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  • Date de création 27 janvier, 2022
  • Dernière mise à jour 27 janvier, 2022
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