Le plafonnement des hausses de loyer maintenu à 3% jusqu’à l’an prochain

Le fait que d’anciens ministres et premiers ministres libéraux figurent dans le registre des lobbyistes fait réagir le chef PC Glen Savoie, qui dit que cela soulève des problèmes de perception publique et de favoritisme avec le gouvernement libéral de Susan Holt. La première ministre dit le contraire.

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Alexandre Boudreau

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle - Atl

Selon le ministre Hickey, le marché locatif demeure «difficile» pour les locataires et la population du N.-B. continue d’augmenter.

Il dit qu’il y a plus de logements locatifs, mais que le taux d’inoccupation demeure bas et que les locataires font toujours face à des loyers élevés.

Les circonstances sont donc toujours semblables à celles qui ont motivé la décision du gouvernement de mettre en place un plafonnement des loyers en février, selon lui.

«C’est ce qui nous a amenés, avec consultation, à décider de maintenir le plafonnement à 3% pour cette année.»

Ce plafonnement est permanent, mais le gouvernement veut le réviser chaque année pour ajuster le pourcentage de l’augmentation permise s’il le faut.

Un plafonnement sur l’unité «pas sur la table»

Le Parti vert réclame un plafonnement des loyers qui tient compte de l’unité, et non pas du locataire.

«Je parle au ministre de cela, et j’espère que ça fera partie de la révision de la loi», a dit la députée Megan Mitton, du Parti vert.

En ce moment, rien n’empêche un propriétaire d’augmenter le loyer d’un appartement lorsque son locataire actuel quitte son logement.

Le ministre indique que cette question sera étudiée lors d’une «révision» de la loi qui gouverne le marché locatif, qui aura lieu cet automne, mais il semble vouloir ménager les espoirs du Parti vert et de groupes de défense des locataires qui veulent un plafonnement sur l’unité.

«En grande partie, ce n’est pas sur la table», confirme-t-il.

Megan Mitton dit qu’elle aimerait voir d’autres changements à la loi pour éviter des cas de discrimination envers des locataires, par exemple des propriétaires qui refusent d’héberger des locataires qui ont des enfants.

«C’est une violation des droits humains. En ce moment, rien n’arrive (aux propriétaires) si cela se passe, et ça se passe», mentionne-t-elle.

Pas d’autre allégement fiscal

Les propriétaires d’appartements ont demandé un allégement fiscal en raison des contraintes que le plafonnement impose sur leur capacité à augmenter leurs loyers, et donc à récolter des revenus.

Mais comme son gouvernement a annoncé un gel des impôts fonciers il y a quelques semaines, le ministre Hickey balaye ces préoccupations du revers de la main.

«Quelle meilleure nouvelle les propriétaires pouvaient-ils espérer que d’avoir la stabilité des taxes foncières pour l’année prochaine? Je pense que ça a donné beaucoup de soulagement aux propriétaires fonciers et immobiliers.»

Selon le chef progressiste-conservateur Glen Savoie, le gouvernement Holt pourrait quand même en faire plus pour aider les proprios, mais il ne précise pas comment.

«Les propriétaires ont des coûts élevés, alors ils ont besoin de plus d’aide, mais c’est au gouvernement de répondre à ça, c’est eux qui ont dit qu’ils ont toutes les solutions, alors on attend.»

 

 

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Photo : David Hickey, le ministre responsable de la Société d’habitation, le 4 juin, à l’Assemblée législative de Fredericton. - Acadie Nouvelle: Alexandre Boudreau

 

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  • Date de création 9 juin, 2025
  • Dernière mise à jour 9 juin, 2025
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