Le pickleball, un sport qui réveille le «sentiment de communauté»
En ce début d’année, les francophones de Charlottetown s’emballent pour le pickleball. Le Carrefour de l’Isle-Saint-Jean vient de créer un club dédié à ce sport de raquette, de plus en plus populaire, né aux États-Unis en 1965. Les joueuses interrogées saluent les qualités sociales et rassembleuses de la discipline.
_______________________
Marine Ernoult
IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne
«J’adore le pickleball, ça me permet de rencontrer des gens et c’est aussi un entraînement physique», s’enthousiasme Lori Mac-Adam, membre du Club de pickleball francophone, à Charlottetown.
La quinquagénaire, ancienne joueuse de tennis et de badminton, s’est prise de passion pour ce sport de raquette venu toutdroit des États-Unis.
Le club francophone, créé par le Carrefour de l’Isle-Saint-Jean en début d’année, rencontre un franc succès. Près de quarante personnes se sont inscrites et la direction a dû mettre les inscriptions en pause. Le centre scolaire-communautaire a investi dans l’achat de quatre filets, de raquettes et de balles.
«Le bouche-à-oreille a fonctionné, il y avait tellement de monde lors de la première séance d’initiation qu’il n’y avait pas assez d’espace sur le terrain, les joueurs devaient tourner», partage Émile Gallant, directeur général du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean.
«Parler français sur le terrain»
Le principe du pickleball est simple : deux joueurs (en simple) ou quatre joueurs (en double) frappent une balle de plastique trouée avec des raquettes pleines. Les adversaires situés de part et d’autre d’un filet se renvoient la balle jusqu’à ce que l’un d’entre eux commette une faute.
Aux États-Unis, la discipline est d’abord devenue populaire auprès des seniors et des retraités : courir moins loin, taper moins fort.
«On n’a pas besoin d’être un grand sportif, c’est surtout une chance de rencontrer des gens et de parler français sur le terrain», souligne Émile Gallant. Le responsable n’est pas le seul à mentionner les qualités sociales du pickleball.
«Je ne suis pas très sportive, je n’ai jamais joué à des sports de raquette, mais on n’a pas besoin d’être très athlétique, ce n’est pas très exigeant physique-ment», confirme Marie-Lyne Bédard, membre du club.
«Ce que j’aime, c’est le côté social en français, jaser avec de nouvelles personnes de la communauté francophone», ajoute la quadragénaire.
Mélanie Morin, autre adhérente, évoque elle aussi «les liens» créés sur le terrain : «Je travaille seule de la maison, alors ce genre d’activité me donne un sentiment de communauté.»
Des règles simples
Les joueuses apprécient également le côté intergénérationnel. «C’est une activité rassembleuse, ouverte à tout le monde, aussi bien aux gens de 50 ou 60 ans qu’aux jeunes», salue Lori MacAdam.
«Des débutants peuvent jouer avec des plus expérimentés, c’est le fun», poursuit Marie-Lyne Bédard.
Les francophones sont loin d’être les seuls Insulaires à s’emballer pour le pickleball. Des groupes Facebook se créent, des ligues professionnelles essaiment aux quatre coins de l’île, un terrain en extérieur existe à Summerside.
«Ça devient vraiment populaire, les gens sont curieux, car c’est très accessible, les règles sont simples et on apprend vite», affirme Lori MacAdam.
Le goût pour le pickleball se répand à l’Île-du-Prince-Édouard et cela ne semble pas prêt de s’arrêter. «J’aimerais bien trouver des terrains en extérieur pour jouer avec d’autres», témoigne Mélanie Morin.
-30-
Photos
- (Photo : Marine Ernoult)
- Le Club de pickleball francophone, lancé par le Carrefour de l’Isle-Saint-Jean à Charlottetown, connaît un grand succès. Tous les samedis matins, une trentaine de personnes se réunit pour jouer et parler français. (Photo : Marine Ernoult)
3.- Le pickleball est «une activité rassembleuse, ouverte à tout le monde», salue Lori MacAdam. (Photo : Marine Ernoult)
4- Mélanie Morin, membre du Club, aime «les liens» créés sur le terrain de pickleball chaque samedi matin. (Photo : Marine Ernoult)
5- Lori MacAdam (au second plan) vient jouer au pickleball tous les samedis matins au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean. (Photo : Marine Ernoult)
- Nombre de fichiers 6
- Date de création 24 janvier, 2024
- Dernière mise à jour 24 janvier, 2024