Le français, c’est cool pour les ados?

Vivre en français, en salle de classe et dans sa communauté, n’est pas un défi pour l’élève de 11e année à l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges, Olivier Gagnon Maheu.

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Rebecca Kwan

IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

 

À ses yeux, les jeunes de son âge peuvent «trouver une communauté unie et solide parmi les Franco-Ontariennes et Franco-Ontariens, ce qui nourrit indéniablement la fierté d'être francophone et de vivre en français à Orléans».

«Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir et à célébrer en français», remarque l’élève. «Qu'il s'agisse de littérature, des arts, de la musique, ou même de la richesse des accents et des expressions.»

À l’école, Olivier Gagnon Maheu dit pouvoir facilement vivre en français grâce «aux efforts conscients des enseignants pour encourager l'utilisation du français et organiser diverses activités en français».

«Le but n'est pas simplement de parler en français, mais de permettre aux élèves de participer pleinement à des activités dans l'instant présent, sans se soucier constamment de leur maîtrise de la langue», commente-t-il.

À son avis, il est possible pour les élèves comme lui de se développer comme francophones, «souvent sans même en être pleinement conscients», lorsqu'une école se concentre non seulement sur la langue, mais aussi sur l'expérience des activités.

S’impliquer dans des causes francophones et choisir le service en français quand il est offert constituent d’autres moyens, selon l’élève de 11e année, par lesquels les jeunes peuvent renforcer leur identité francophone et contribuer à la vitalité de leur communauté.

Construction identitaire

Selon une animatrice culturelle au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), Marina Beaulieu-Chabot, «la famille joue un rôle essentiel dans la transmission de la langue et de la culture».

«En parlant en français à la maison et lors de sorties en famille, et en valorisant les référents culturels francophones tels que la musique, la télévision, et les sorties culturelles, les parents contribuent à solidifier l’identité francophone de leurs enfants», observe-t-elle.

Cette dernière ajoute qu’avoir un cercle d’amis francophones «permet de pratiquer le français de manière naturelle et informelle», consolidant ainsi l’attachement des jeunes à la francophonie.

«Orléans est reconnue pour sa communauté francophone active, avec des festivals, des événements communautaires et des organisations locales qui offrent aux adolescentes et aux adolescents de nombreuses occasions de vivre en français», souligne l’animatrice culturelle.

«Ces expériences communautaires permettent aux jeunes de constater que la langue française est vibrante et actuelle.»

Mme Beaulieu-Chabot est d’avis que le milieu scolaire aussi «joue un rôle essentiel dans la construction identitaire des élèves francophones».

D’ailleurs, d’après ce qu’elle observe dans son milieu de travail, les adolescents francophones à Orléans semblent fiers de parler français.

«Les adolescentes et adolescents francophones cultivent un sentiment d'appartenance et de fierté en reconnaissant et en valorisant leur héritage francophone», décrit-elle. «Les succès et réalisations de la communauté, y compris les contributions de personnalités influentes dans la francophonie, renforcent cette valorisation.»

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Photo 1

Titre : photo Marina

Légende : Marina Beaulieu-Chabot est animatrice culturelle au sein du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est.

Crédit : Courtoisie Conseil des écoles catholiques du Centre-Est

Photo 2

Titre : Olivier Gagnon Maheu

Légende : Olivier Gagnon Maheu entame sa 11е année à l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges, à Orléans.

Crédit : Courtoisie Conseil des écoles catholiques du Centre-Est

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  • Date de création 16 septembre, 2024
  • Dernière mise à jour 16 septembre, 2024
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