Le Club canadien français de Geraldton face au défi de la relève

Mehdi Mehenni

IJL - Réseau.Presse - Le Voyageur 

 

Lors de son assemblée générale annuelle qui se tiendra à la mi-septembre prochain, le Club canadien français de Geraldton, qui voit ses rangs se rétrécir au fil des ans, devra se pencher sur la question de la relève et comment attirer les jeunes francophones de la région. 

 

La présidente Anne-Marie Gélineault a partagé avec le Voyageur ses inquiétudes quant à l’avenir de son club qui, il y a une dizaine d’années, comptait autour de 500 membres. 

 

«Il y a des personnes qui sont décédées, d’autres qui ont déménagé et le nombre des adhérents ne cesse de diminuer. Nous comptons seulement  200 membres aujourd’hui», dit-elle. 

 

Malgré le fait que le Club canadien français de Geraldton continue d’organiser diverses activités pour maintenir la communauté soudée, il enregistre de moins en moins de participants. 

 

Anne-Marie Gélineault affirme que depuis que la compagnie minière Greenstone Gold Mines s’est installée dans la région, la vie communautaire a beaucoup changé. 

 

«Il y a des petits commerces qui ont fermé parce que les gens préfèrent aller travailler pour la mine qui paie mieux. Nos jeunes sont de moins en moins présents, car ils préfèrent consacrer leur temps à gagner de l’argent à la mine, aussi. C’est devenu très difficile de recruter des bénévoles pour nos activités», explique-t-elle. 

 

«Au départ, ils étaient supposés avoir à peu près 400 familles qui déménagent par ici, mais ça n'a pas été le cas. En plus de ça, ils ont un campement, au lieu de vivre parmi-nous. Ils ont aussi leur propre cantine et leurs cuisiniers. Fait que finalement, la ville n'en bénéficie pas vraiment», regrette Anne-Marie Gélineault. 

 

La présidente du Club canadien français de Geraldton comprend aussi les difficultés auxquelles font face les gens de la communauté. 

 

«La priorité, c'est qu'il faut que tu aies de quoi manger. Il faut que tu aies de quoi avoir ta maison, t'occuper de tes enfants, si tu as des plus jeunes. Ce n'est pas évident, comparé à dans le passé. Le coût de la vie est très élevé». 

 

Anne-Marie Gélineault affirme que des personnes âgées, qui sont depuis longtemps à la retraite, sont retournées au travail pour subvenir à leur besoin, ce qui ne leur laisse pas beaucoup de temps et beaucoup d’énergie pour les activités communautaires. 

 

«Les personnes âgées, je ne sais pas comment ils font pour arriver. Ce n'est pas tout le monde qui a eu des pensions du gouvernement. Ce n'est pas tout le monde aussi qui a été capable d'en mettre de côté. Fait que ces gens-là, il faut que ça continue à travailler, sinon ils n'y arriveront pas».

 

Malgré cela, le Club canadien français de Geraldton a organisé un grand dîner, le mardi 1er juillet, à l’occasion de la fête nationale du Canada. 

 

Il tient également une activité tous les mercredis pour les jeunes, et chaque samedi soir pour les adultes. 

 

Une autre activité sera proposée aux adultes un samedi sur deux, dans l'après-midi, à partir de cet automne, pour animer différents ateliers. 

 

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BV : Le dîner de la fête du Canada. 

 

Photos : Courtoisie 

 

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  • Date de création 11 juillet, 2025
  • Dernière mise à jour 11 juillet, 2025
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