L’AFO veut que le Québec s’intéresse plus aux Franco-Ontariens

L’AFO veut que le Québec s’intéresse plus aux Franco-Ontariens

ÉMILIE PELLETIER

Initiative de journalisme local — Le Droit

L’Assemblée de la francophonie ontarienne (AFO) aimerait la collaboration du gouvernement du Québec pour sensibiliser les Québécois face à l’existence et à la réalité des Franco-Ontariens.

En vue du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, qui début ce samedi, l’AFO a publié un mémoire visant à «contribuer de façon proactive à une réflexion importante et à un enrichissement des relations entre l’Ontario français et le Québec d’expression française, ainsi qu’entre toutes les composantes de la francophonie canadienne».

Sept recommandations

L’AFO formule sept recommandations, qui se veulent des pistes pour améliorer les liens entre l’Ontario français et le Québec. 

L’organisme demande notamment que le gouvernement du Québec collabore avec lui pour organiser une campagne de sensibilisation pour mieux faire connaître l’Ontario français et l’ensemble des francophonies au Québec. 

« Cela pourrait prendre diverses formes, comme l’intégration au mandat du ministère de l’Éducation du Québec de la promotion des francophonies canadiennes auprès des Québécoises et des Québécois ou des partenariats d’échanges et de développement de programmation entre Télé-Québec et TFO. »

— Assemblée de la francophonie ontarienne

Le président de l’AFO, Carol Jolin, recommande aussi que le Québec reconnaisse formellement la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) comme groupe porte-parole des communautés francophones à l’extérieur du Québec, et l’AFO comme groupe porte-parole des Franco-Ontariens.

Dans son mémoire, l’AFO affirme avoir effectué un sondage auprès de 1123 personnes au Québec et en Ontario, ayant permis de découvrir un consensus très fort dans l’importance de sensibiliser davantage les Québécois à la culture franco-ontarienne.

La mobilité des francophones

L’AFO aimerait aussi créer ces liens avec des ministères québécois, comme celui de l’Enseignement supérieur ou du Travail et de l’Immigration, «qui verraient la mobilité et le renforcement des francophonies des provinces comme étant un atout». 

L’Assemblée souhaiterait également la création d’une table de concertation avec le gouvernement du Québec pour entretenir des relations avec les Franco-Ontariens vivant à l’extérieur de l’Ontario, dont plusieurs demeurent aujourd’hui au Québec, selon les plus récents sondages. 

Il faudrait par ailleurs «que les états généraux sur le postsecondaire en français étudient la question de la mobilité étudiante et proposent des recommandations sur les façons de s’en servir pour rehausser l’accès à une éducation postsecondaire de qualité en français, et ce, dans le respect de l’épanouissement de la francophonie partout au pays», indique l’AFO.

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  • Date de création 11 juin, 2021
  • Dernière mise à jour 11 juin, 2021
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