IJL - Ouest
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  • Date de création 27 novembre, 2021
  • Dernière mise à jour 27 novembre, 2021

L’adoption n’est plus anonyme

En Alberta, les agences d’adoption agréées aident les parents biologiques à trouver les parents adoptifs parfaits pour l’enfant à naître et encouragent la création et le maintien d'une relation grâce à l’adoption ouverte. Bien que le processus d'adoption soit devenu plus facile pour la mère biologique, les longs délais d’attente restent extrêmement difficiles pour les parents adoptifs.
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Isaac Lamoureux

IJL-RÉSEAU.PRESSE-LE FRANCO

Lorsque Adoption Options, la principale agence d’adoption agréée en Alberta, met en place un processus d’adoption ouverte, elle donne la possibilité à la mère biologique de choisir les parents qu’elle désire pour son enfant. Les acteurs de l’adoption ont alors l’occasion de connaître leur identité mutuelle. L’agence d’adoption partage aussi les antécédents médicaux et examine les profils des candidats à l’adoption, permettant ainsi à la mère biologique de choisir le meilleur foyer pour son enfant.

Après l’adoption, les relations varient selon les cas. Certaines familles ont des relations très ouvertes, enrichissantes et régulières. Pour d’autres, qui ne sont pas tout à fait à l’aise avec cela en raison des circonstances de la vie, ils se contentent d’échanger des courriels ou des textos de temps en temps. Certains se rencontrent lors d’occasions particulières comme les anniversaires, les baptêmes ou le premier jour de l’école.

En général, «les gens se situent quelque part entre les deux», dit Sheryl Proulx, directrice générale de l’agence d’adoption.

Cassandra, 16 ans, sans soutien et ne sachant pas vers qui se tourner

Alors qu’elle était en 11e année, Cassandra Fries a vécu le processus d’adoption ouverte. Enceinte, sans soutien du père biologique de son enfant ni appui financier et affectif de la part de sa famille, elle a décidé d'appeler les agences d'adoption locales pour explorer ses options.

Originaire de Saint-Albert, la jeune femme a apprécié l’approche d’Adoption Options. On lui a proposé d’explorer diverses options avant la fin de sa grossesse. «Ils ne m’ont jamais imposé l'adoption», apprécie-t-elle. Si elle avait décidé de choisir une autre option, les travailleurs sociaux qui l'accompagnaient se seraient simplement assurés qu'elle prenait sa décision en toute connaissance de cause et l'auraient aidée à s'informer de toutes les manières possibles.

Aujourd'hui, Cassandra est âgée de 29 ans et mère d’une petite fille de cinq ans, Aria. Elle entretient aussi une relation très étroite avec la famille adoptive de son premier enfant, Anna. La famille adoptive et elle s'échangent toujours des photos de leurs enfants pendant les fêtes et, plus récemment, du premier jour de la rentrée scolaire. «Elles sont aujourd’hui comme des sœurs.»

«L’adoption n’est plus comme il y a 40 ans, lorsque la maman se séparait du bébé et qu’on l’emmenait sans savoir où il finirait. On ne savait pas qui étaient ses parents, s’il était même mort ou vivant», dit fièrement Cassandra Fries.

Treize ans plus tard, Cassandra peut encore appeler Adoption Options pour obtenir gratuitement des conseils si elle a des problèmes avec les parents adoptifs ou l’enfant. «La quantité de conseils que j’ai pu recevoir pendant ma grossesse, sans frais, a été énorme», dit la jeune femme qui vit aujourd’hui à Airdrie.

En effet, l’organisme a pu la guider dans cette décision même lorsqu’elle avait l’impression qu’il n’y aurait jamais de parents qui conviendraient parfaitement à l’enfant qu’elle portait. «Après avoir consulté plus de 50 profils de parents potentiels, dès que j’ai vu les photos des parents adoptifs d’Anna», elle a su que c'était eux qui devaient adopter son enfant.

Deux papas adoptent

Le Québécois Marc-Olivier Archambault a rencontré son partenaire Sean Morrow à Québec. Les deux hommes, aujourd’hui en couple, se sont installés à Edmonton pour des raisons professionnelles et ont immédiatement commencé leurs recherches sur le processus d’adoption en Alberta.

Ils étaient convaincus qu'il y avait beaucoup d'enfants qui attendaient d’être adoptés. Lorsqu'ils ont passé en revue toutes les options qui s'offraient à eux, comme la maternité de substitution, ils se sont demandé «pourquoi faire un nouvel enfant, alors que nous pourrions en aider un dans le besoin?»

Ce qui était important pour ces deux papas, c’était que les travailleuses sociales de l’agence soient en contact permanent avec les parents biologiques même après l’adoption, «de savoir que tout va bien».

Le plus gros défi des futurs parents adoptifs, c’est le temps qui passe avant une potentielle adoption. Marc-Olivier et Sean s’étaient d’ailleurs donné comme limite l'âge de 40 ans pour devenir pères. Un lundi, ils ont décidé qu’ils devraient peut-être arrêter d'y croire. Ils ont convenu de dormir là-dessus.

Puis, le lendemain matin, ils ont eu un appel pour une naissance prévue le mercredi. Le bébé, nommé Lily, est finalement né le vendredi. «Je peux dire facilement que les cinq ans que nous avons attendus ont disparu en quelques secondes.»

Les pères reconnaissent que sans les groupes de soutien auxquels ils participaient avec d'autres futurs parents adoptifs, ils n'auraient peut-être pas réussi à passer à travers le long et difficile processus d'attente. «Mais une fois que tu as le bébé dans tes bras, une fois quand tu passes des jalons, tout est beau», conclut Marc-Olivier.

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3. Cassandra Fries et sa fille biologique.pngTélécharger
2. De gauche à droite _ Cassandra, sa fille, le frère de sa fille biologique, sa fille biologique, sa mère adoptive_.pngTélécharger
1. Sheryl Proux avec un famille biologique et un famille adoptive au moment du placement.jpgTélécharger
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