La Ville de Caraquet souhaite se doter d’une politique environnementale

Un premier investissement de 10 300$ a été approuvé par le conseil municipal de Caraquet pour entamer un processus qui s’échelonnera sur plusieurs mois. L’objectif est de définir les grandes lignes qui encadreront les décisions futures de la municipalité en matière d’environnement.
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David Caron

IJL - Réseau.Presse - Acadie Nouvelle

Durant la campagne électorale municipale, plusieurs candidats ont signalé leur désir de travailler en faveur de la protection de l’environnement, a rappelé la conseillère Florence Albert.

Florence Albert, détentrice d’une maîtrise en études environnementales à l’Université de Moncton, fait partie de la nouvelle cohorte d’élus municipaux à Caraquet. Elle représente aussi le conseil municipal au sein du Comité d’action de la protection de l’environnement de Caraquet, qui travaille sur le dossier.

«Tous les candidats ont parlé de l’environnement durant la campagne, mais personne n’a vraiment dit ce qu’ils allaient faire. Ils ont juste dit que c’est important. Toutes les municipalités se dotent de politiques environnementales et on n’a pas le choix de le faire», a-t-elle dit.

Le processus d’élaboration d’une politique complète est long et demande des investissements. La municipalité a approché Valorès, anciennement l’Institut de protection des zones côtières, à Shippagan pour la guider dans ses démarches. Les coûts initiaux s’élèvent à 10 300$, un montant qui a été approuvé par le conseil municipal, mais la facture totale pourrait s’élever à plus de 60 000$.

Caraquet espère éventuellement recevoir des subventions des gouvernements provincial et fédéral pour financer le reste.

«Ça coûte cher une politique environnementale, car c’est un long processus », indique Mme Albert.

La première mise de fonds permettra à Caraquet d’entamer les trois premières étapes de la politique, qui en comprendra 11, soit la création d’un plan de travail et de fonctionnement et l’établissement d’un échéancier. On mettra aussi en place un groupe de travail et on procédera à l’identification des secteurs d’intérêt de la municipalité.

Caraquet compte s’inspirer d’autres politiques environnementales adoptées dans différentes municipalités, dont à Shippagan, où un plan est en vigueur depuis 2007.

«Celle de Shippagan est bien montée et tient compte des enjeux financiers, sociaux et environnementaux. Il y a un plan d’action et des recommandations. On pourrait être tenté de dire qu’on va simplement copier ce qui a été fait à Shippagan, mais ce n’est pas aussi simple que ça. Quand tu regardes les actions proposées, chaque municipalité est unique avec ses propres enjeux», dit la conseillère Albert.

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Légende : Caraquet compte s’inspirer d’autres politiques environnementales adoptées dans différentes municipalités, dont à Shippagan, où un plan est en vigueur depuis 2007.

Crédit : Acadie Nouvelle: David Caron

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  • Date de création 20 juillet, 2021
  • Dernière mise à jour 20 juillet, 2021
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