La sécurité du transport scolaire, c’est l’affaire de tout le monde

Depuis le début de l’année scolaire, la question de la sécurité en autobus a été soulevée très souvent lors des rencontres des commissaires de la Commission scolaire de langue française.  La difficulté de monter des dossiers qui mènent à des amendes a été évoquée à plusieurs reprises comme étant «décourageante». 

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Jacinthe Laforest

IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne - Atlantique

 

 

 

Pour le caporal Gavin Moore de la Gendarmerie royale du Canada, responsable des relations entre la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à l’Île-du-Prince-Édouard et les médias, la sécurité des enfants dans un autobus scolaire, c’est l’affaire de tout le monde, toute la communauté.

«Le grand message qu’il faut transmettre c’est que, quand on circule sur les routes aux heures des autobus, on doit être prêt à arrêter n’importe quand.  Il faut être vigilant.  Personne ne veut blesser un enfant qui sortirait d’un autobus.  Quand on voit les feux rouges clignotants, il faut arrêter.  Lorsque les feux sont orange, ce n’est pas le temps d’accélérer», dit le caporal Gavin Moore.

Les signalements ne sont pas inutiles

Lorsqu’un chauffeur d’autobus signale un incident impliquant un dépassement illégal (en plus d’être dangereux), c’est le travail de la GRC de recueillir les informations dont elle a besoin.  «On cherche des témoins de la scène qui ont vu qui, quoi et quand, on vérifie les caméras de surveillance des citoyens ou commerces du voisinage, on tente d’identifier les automobilistes fautifs en recueillant des descriptions.  Il se peut qu’on ne puisse pas trouver les personnes fautives, mais le fait de faire enquête peut, en soi, prévenir des incidents.»

En 2022, rapporte le caporal Gavin Moore, 95 incidents impliquant des autobus scolaires (pas seulement des dépassements illégaux), ont été signalés à la GRC et 14 dossiers ont pu mener à une action en justice.

En rapport avec des caméras de type 360 degrés qui pourraient être placées dans les autobus, le caporal se contente de dire que tout ce qui nous permet d’accumuler des informations est utile.

Les chauffeurs d’autobus connaissent leur route et les secteurs qui semblent être problématiques.  Il n’est pas impossible que des gendarmes, informés de ces secteurs problématiques, soient déployés et prêts à intervenir devant un comportement fautif, quel qu’il soit, incluant le non-respect des règles à l’approche d’un autobus scolaire.  Ce n’est donc pas inutile de signaler tout incident.

De façon générale, les enfants sont en sécurité dans les autobus scolaires.  «C’est une bonne idée que les parents et les adultes qui sont responsables de leur sécurité rappellent aux enfants que même si les feux rouges clignotent, ils doivent tout de même regarder avant de traverser», rappelle le caporal.

 

 

 

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Photos

 

Photo : La Voix acadienne

 

Le caporal Gavin Moore. (Photo : J.L.)

 

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  • Date de création 12 décembre, 2023
  • Dernière mise à jour 12 décembre, 2023
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