La province et les enseignants s’entendent sur un nouvel accord
Le gouvernement et le Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse ont conclu le 22 mai une nouvelle entente d’une durée de trois ans visant à renforcer le soutien aux professeurs et améliorer les conditions des étudiants.
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Farida Agogno
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse - Atl
Le Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse (NSTU) a réussi à obtenir un vote favorable pour le nouveau contrat avec la province.
Le Courrier a contacté le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, mais n’a pas eu de commentaire avant la date de publication de cet article.
Dans un communiqué de presse, Becky Druhan, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, a reconnu que cette entente met les élèves au cœur du système éducatif.
«Nous avons entendu les enseignants nous expliquer comment améliorer les conditions et les résultats en classe et nous agissons conformément à un engagement commun visant à créer un excellent environnement d’apprentissage et de travail, à la fois grâce à ce nouvel accord [et] grâce au travail continu aux niveaux départemental, régional et scolaire», a indiqué la ministre.
Ryan Lutes, président du NSTU, explique que le vote de ratification a reflété la réaction des enseignants, avec 80 % votant en faveur. Cela indique qu’une majorité pense que cette entente fait avancer les intérêts des enseignants et des élèves.
Avant de commencer les discussions de négociation, le président confirme que le NSTU a «engagé les enseignants dans la conversation» pour mieux cerner leurs préoccupations.
L’une des priorités majeures est l’amélioration des conditions de classe, un progrès qui va de pair avec les conditions de travail des professeurs. La restauration du pouvoir d’achat, gravement impactée par l’inflation au fil des années, constitue également un objectif crucial.
De plus, le recrutement et la rétention des enseignants sont essentiels. M. Lutes souligne que la pénurie d’enseignants affecte les services offerts aux élèves et exerce une pression sur le personnel éducatif. Selon lui, de nombreuses écoles fonctionnent en sous-effectif, affectant ainsi la qualité de l’éducation livrée aux apprenants.
L’amélioration des conditions des enseignants suppléants, souvent sous-payés , est une priorité pour attirer plus de candidats dans le secteur éducatif.
«Bien que toutes les priorités n’aient pas été satisfaites, des progrès significatifs ont été réalisés dans plusieurs domaines», précise M. Lutes.
Concernant les conditions de travail et de classe, le syndicat a obtenu davantage de conseillers à temps plein pour soutenir la santé mentale des élèves. Additionnellement, le temps de préparation des corrections a été augmenté, permettant aux enseignants de mieux préparer leurs leçons, de se connecter avec les parents et de collaborer avec leurs collègues.
En termes de rémunération, une augmentation de 11 % sur trois ans a été obtenue pour les professeurs et 12 % pour les enseignants suppléants. «Cela ne compense pas entièrement l’inflation, mais c’est un début prometteur», souligne-t-il.
Désormais, le seuil pour accéder aux taux de rémunération à temps plein a été réduit de 18 à 10 jours pour les enseignants suppléants.
En ce qui concerne la taille de classe, M. Lutes confirme que l'objectif d’obtenir de salles plus petites n’a pas été atteint, mais le gouvernement s’est engagé à ne pas augmenter la taille des classes.
Malgré le succès de cette négociation à 80 %, M. Lutes mentionne que les mécontents estiment que l’accord n'améliore pas suffisamment les conditions de classe, soulignant les défis persistants et la nécessité d’une action continue du gouvernement pour doter le système éducatif de ressources efficaces et adéquates.
Pour le président du syndicat, beaucoup d’enseignants attendent du gouvernement une initiative pour améliorer la sécurité dans les écoles. Il ajoute que le syndicat continuera à plaider pour des établissements plus sûrs et une réduction de la violence.
«Notre plaidoyer va au-delà de la négociation collective, renchérit-il. Nous sommes la principale organisation plaidant pour l’amélioration de l’éducation publique dans la province, et nous prenons cette responsabilité au sérieux.»
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- Date de création 20 juin, 2024
- Dernière mise à jour 20 juin, 2024