La nouvelle école de médecine de l’ÎPÉ a ouvert ses portes

La Voix acadienne - Les cours ont commencé pour les 20 premiers étudiants de l’école de médecine de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. La faculté, rattachée à l’Université Memorial à Terre-Neuve, permettra de pallier la pénurie de docteurs, disent ses promoteurs, en attirant notamment de nouveaux professionnels de santé à l’île. 

 

Marine Ernoult / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne

La nouvelle école de médecine de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI) accueille sa première cohorte de 20 étudiants, tous résidents de la province. Après une semaine d’orientation, ils ont commencé leurs cours le 25 août dernier. 

«Tout est prêt à démarrer dans les délais, la construction est bien avancée pour répondre aux besoins des élèves», se réjouit la présidente et vice-chancelière de UPEI, Wendy Rodgers. 

La responsable rapporte en outre que l’université a «légèrement dépassé» son objectif de collecte de fonds pour l’édifice médical.

L’école est un campus satellite de l’Université Memorial à Terre-Neuve. Cet automne, des professeurs de l’université terre-neuvienne donneront donc des cours en ligne aux étudiants de Charlottetown. 

Le début du programme d’études médicales consiste d’abord en des apprentissages théoriques. L’acquisition de compétences pratiques intervient plus tard dans le cursus. 

Clinique universitaire et stages en cabinet 

Une technologie très complexe permettra aux élèves dans les bâtiments de Charlottetown et de St John «d’interagir les uns avec les autres et de participer pleinement aux discussions», explique Wendy Rodgers.

«C’est complètement interactif. Les salles de classe sont entièrement intégrées, comme si les étudiants apprenaient ensemble en permanence», poursuit-elle. 

Le praticien à la retraite et membre du comité directeur de la faculté, Herb Dickieson, parle, lui, d’une faculté «à la pointe de la technologie» : «Elle dispose d’un centre de simulation, où l’on utilise des appareils électroniques pour reproduire des conditions médicales telles que des crises cardiaques ou des blessures.»

Une clinique rattachée à l’école pourra par ailleurs soigner 10 000 patients. «Cette partie n’est pas encore ouverte. Il faudra attendre l’automne avant qu’elle soit prête», précise Herb Dickieson. 

Cette maison médicale universitaire comprendra sept fournisseurs de soins, dont des spécialistes en médecine familiale et des infirmières praticiennes. 

Les premières années, tous les programmes d’études seront dispensés par des professeurs de l’Université Memorial. 

«Par la suite, la participation individuelle des médecins de l’île sera relativement limitée et ne prendra pas beaucoup de leur temps», affirme Wendy Rodgers. 

Les étudiants effectueront notamment des stages dans des cabinets médicaux de la province. 

Outil de recrutement 

Wendy Rodgers et Herb Dickieson en sont persuadés, cette faculté contribuera à mettre fin à la pénurie de professionnels de santé à laquelle l’île est confrontée. Aujourd’hui, plus de 37 000 insulaires n’ont pas de médecins de famille. 

«Former davantage d’insulaires à la médecine fait partie de la solution», insiste Wendy Rodgers. 

La présidente de UPEI estime également que l’école est un formidable outil de recrutement. 

«Ça attirera plus de médecins d’autres régions du pays qui souhaitent vivre près d’une école de médecine, pour accueillir des étudiants en stage, enseigner un peu», dit-elle. 

Pour Herb Dickieson, la faculté «simplifiera grandement la vie des médecins : Ils pourront accéder à de la formation médicale continue, participer à des conférences, sans avoir à se déplacer à l’extérieur de l’île.»

Une fois leur diplôme de médecine en poche en 2029, les étudiants devront poursuivre leur résidence pour avoir le droit de pratiquer. Les résidences, sous la supervision de médecins plus expérimentés, peuvent durer de 2 ans pour la médecine familiale à 4 ou 6 ans pour d’autres spécialités. 

À terme, les étudiants n’auront pas l’obligation d’exercer dans la province. «Mais il est prouvé que les médecins sont plus susceptibles d’établir leur pratique là où ils ont étudié, car ils connaissent déjà bien le système de santé», souligne Herb Dickieson. 

 

PHOTOS :  

1- L’école de médecine de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. (Photo : Marine Ernoult)

2- Le médecin à la retraite Herb Dickieson défend la création d’une faculté de médecine à l’île depuis 2019.  (Photo : Gracieuseté)

3- La présidente de UPEI, Wendy Rogers, estime que l’opportunité de travailler dans un cadre universitaire est attrayante pour de nombreux fournisseurs de soins. (Photo : Gracieuseté)

 

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  • Date de création 27 août, 2025
  • Dernière mise à jour 27 août, 2025
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