La francophonie néoécossaise bien représentée au JEUXFC
Du 15 au 19 juillet, des jeunes du secondaire des quatre coins de la Nouvelle-Écosse seront à Laval pour représenter la francophonie de leur province aux Jeux de la francophonie canadienne, ayant lieu tous les quatre ans.
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Jean-Philippe Giroux
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
Ancienne participante des Jeux et membre du Conseil jeunesse provincial (CJP) de la Nouvelle-Écosse, Sophie LeBlanc est de retour cette année en tant qu’entraineuse de l’équipe d’ultimate frisbee.
Pour elle, «c'est vraiment du plaisir de pouvoir faire des sports en français hors de les Jeux de l’Acadie, à cause qu'on n'a pas souvent cette opportunité-là», en plus de pouvoir faire briller les francophonies canadiennes, et de les sortir de leur isolement.
«C'est incroyable d'être en mesure de représenter sa communauté francophone, n'importe où», dit Bailey Ross, coach de la discipline de la justice sociale.
Ayant grandement apprécié son expérience aux Jeux de l’Acadie, l'athlète de Clare, Elie Blinn, pensait que les Jeux de la francophonie canadienne (JEUXFC) seraient semblables. «Je voulais vraiment faire partie de cette expérience-là.»
LeBlanc dit que des évènements comme les JEUXFC sont très importants pour développer la fierté d’appartenance. «Tu sais, on a le Festival acadien dans la région de Clare, mais autre que ça, on dirait que ça charge la batterie des jeunes, et ça leur montre c'est quoi la fierté.»
Les participants venant de différentes régions acadiennes de la province, il était important d’organiser des activités d’encouragement d’équipe, comme des brise-glaces et des discussions de groupe, et des activités sociales pour renforcer l’esprit d’équipe.
Le cycle naturel des Jeux
La dernière édition des JEUXFC, à laquelle Jennifer Sieber a participé, a eu lieu il y a huit ans dans la région de Moncton-Dieppe.
Elle est de retour pour la nouvelle édition en tant que coach, dans la discipline de l’art culinaire, ayant pour défi la préparation de mets représentant la Nouvelle-Écosse: le donair, les doigts à l’ail et le grunt aux bleuets.
Il s’agit, pour Sieber, d’une occasion de passer le flambeau aux prochaines générations. «D'avoir du monde qui était passionné par la langue française, ça m'a vraiment impacté et je veux que ces jeunes-ci aient cette expérience-là.»
«C'est important de parler français. Et si vous êtes bilingues, si vous avez cette culture-là, c'est important de le retenir», lance-t-elle.
Maude Blondin-Benoit, responsable des communications et de l’engagement au CJP, explique que la transition participant-bénévole fait partie du cycle quadriennal des Jeux.
«Quand ils reviennent, y sont trop âgés pour participer, donc ils deviennent coach. Faque c'est souvent quelque chose qui se nourrit, normalement», dit-elle
La planification de l’édition 2025 a été un peu différente à cause de la pandémie de la COVID-19. Cette fois-ci, il a fallu se fier au bouche-à-oreille et contacter les écoles pour faire le recrutement de tous les coachs.
Trouver sa discipline
Du sport aux arts, il y a 13 disciplines au total, dont le survivalisme, composé de membres de la Nouvelle-Écosse et des Territoires du Nord-Ouest, et la musique, où les participants doivent interpréter une chanson et en composer deux.
Il y a aussi la discipline de la justice sociale, ayant pour défi la préparation et l’activation d’une campagne, en partenariat avec un organisme à Laval.
Elle Peters, présidente du CJP, fait déjà beaucoup en justice sociale dans sa vie quotidienne. Elle est la personne derrière la création des clubs d’excellence noire dans les écoles de Halifax.
«J'ai vécu beaucoup de racisme et il n'y avait pas de représentation. Donc, si je voyais un manque, je voulais remédier ce manque-là en le faisant moi-même, parce que dans ma tête, si moi je ne le fais pas, personne ne le ferait», précise-t-elle.
Elle a exploré d’autres facettes de la justice sociale, grâce à son travail au CJP. «Ma justice sociale a bougé de juste du racisme à la représentation des minorités à l'intérieur de la francophonie, à l'intérieur d'une minorité. Donc, je parle beaucoup d'intersectionnalité maintenant aussi.»
La délégation est partie pour Laval le 14 juillet.
- Nombre de fichiers 6
- Date de création 16 juillet, 2025
- Dernière mise à jour 15 juillet, 2025