La FPANE lance un sondage sur l’engagement parental 

La Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse est dans la première phase d’un projet d’engagement parental, qui permettra d’étudier les obstacles et défis que rencontrent les parents acadiens et francophones afin de s’impliquer dans leurs communautés. 

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Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

À la suite de la pandémie, la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANE) et les autres organismes au sein de la Commission nationale des parents francophones (CNPF) ont remarqué qu’il y a moins d’engagement qu’autrefois.

« Les bénévoles se forment d’année en année, en invitant d’autres parents à se joindre à nous, décrit Nicole Dupuis, directrice générale de la FPANE, comme scénario prépandémique commun. On crée des liens, on rencontre des gens, quand on est nouveau à l’école. »

Avec l’isolation et le confinement, des liens se sont coupés ou n’ont jamais pu être formés pour les nouveaux parents, explique Mme Dupuis. Les comités ont eu de la misère à recruter des bénévoles, ce qui a mené à l’annulation de certaines activités.

La directrice générale se souvient de son premier BBQ d’école après la pandémie. Plusieurs parents se sont pointés à l'activité, mais peu se parlaient entre eux, raconte-t-elle. « Je me sentais comme si je connaissais plus personne. »

D’où est venue l’idée de se focaliser sur l’engagement parental. La FPANE a fait une demande auprès de Patrimoine canadien pour réaliser le projet. Fragmenté en deux parties, le travail commencera par une collecte de données, grâce à un sondage en ligne, lancé le 26 janvier.

Les informations collectées seront utiles pour améliorer diverses pratiques de la Fédération, qui souhaite dresser un portrait des besoins principaux en matière d’engagement. « On veut parler directement aux parents, dit-elle. On veut leur demander ce qui les encourage. »

En ce qui concerne les défis, la FPANE s’attend à voir des exemples communs comme le transport et le manque de temps.

Par la suite, une recherche pancanadienne sera mise en œuvre afin de faire des comparaisons et voir quelles pratiques pourraient être modélisées en Nouvelle-Écosse.

Avec ces informations, la Fédération sera en mesure de réaliser un plan plus concret. Il y aura potentiellement une campagne promotionnelle, une semaine de reconnaissance ou des formations pour sensibiliser la population.

La deuxième phase du projet se focalisera sur le développement de stratégies et d’outils « pour faciliter et célébrer l’engagement des parents dans leur communauté scolaire ».

Services de garde

Le 27 janvier, la FPANE a partagé une lettre ouverte de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) et de la CNPF, qui implore Ottawa à garantir un financement à long terme pour les services de garde en français en situation minoritaire.

Si l’adoption du projet de loi est finalisée telle quelle, il n’y aura pas d’amendement pour garantir l’appui financier des garderies francophones.

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Pour Nicole Dupuis, il est important d’inclure cette garantie, car le projet de loi actuel ne précise pas la façon d’allouer les fonds, selon les besoins des communautés minoritaires.

Les auteures de la campagne sont inquiètes que l'absence de l’amendement ne fasse qu'aggraver la crise de places en français dans les garderies. Par exemple, en Nouvelle-Écosse, il y a seulement 24 places pour les bambins dans les centres réglementés.

Faute de places, certains parents doivent se tourner vers les services de garde en anglais ou rester à la maison tout simplement. La garde à la maison est une autre option.

Ces choix peuvent avoir des conséquences à long terme. « Arrivée à la prématernelle ou à la maternelle, ils doivent faire le choix : est-ce qu’on va à l’école en français ou en anglais ? Pour certains, c’est un choix difficile. Si leur enfant parle plus en anglais, possiblement, parce qu’ils ont passé leur enfance avec quelqu’un qui parle plus en anglais, est-ce qu’il relève le défi d’aller à l’école en français puis d’apprendre le français ou est-ce que c’est plus facile pour eux d’aller en anglais ? Faque, ça contribue à l’assimilation des familles. »

Il y a environ 900 places en garderie aujourd’hui pour les ayants droit. Autour de 3 000 enfants néo-écossais de moins de quatre ans pourraient avoir accès à des services de garde en français.

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  • Date de création 8 février, 2024
  • Dernière mise à jour 8 février, 2024
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