La fierté franco-ontarienne flotte sur Alfred
Le vert et le blanc teintaient le paysage d’Alfred samedi après-midi en raison de l’inauguration du 18e monument de la francophonie. Bien que le village n’ait pas perdu sa fierté francophone, ce drapeau sert à rappeler l’importance de la protection de la langue française en Ontario.
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Charles Fontaine
IJL – Réseau.Presse –Le Droit
Le comité du Monument de la francophonie d’Alfred a amassé 300 000 dollars dans une campagne de dons qui a duré 22 mois afin de construire ce monument. Pour la présidente France Lamarche, ce symbole sert à reconnaître autant la contribution des ancêtres, de la population présente ainsi que les prochaines générations.
«C’est important d’avoir ce symbole pour rappeler aux jeunes générations que la francophonie nous tient à cœur, souligne-t-elle. Il faut s’affirmer chaque jour en français et demander des services en français pour assurer la pérennité de la langue.»
Elle soutient que la communauté a été généreuse pour assurer l’installation du monument.
Une centaine de personnes se sont réunies pour assister à la levée du drapeau. Le député fédéral de la région Francis Drouin, le député provincial Stéphane Sarrazin et le maire d’Alfred et Plantagenet Yves Laviolette se sont adressés aux locaux.
«Ça incite à promouvoir encore plus la francophonie, dit M. Laviolette en entrevue au Le Droit. Il faut travailler fort pour garder la langue. J’ai été maire d’Alfred il y a plusieurs années et je me souviens que lors de congrès à Toronto, on nous pointait du doigt parce qu’on parlait français. Ça ne se produit plus aujourd’hui.»
Actualiser le mouvement franco-ontarien
Les descendants de la famille Carrière, l’une des familles fondatrices du village de Lefaivre, non loin d’Alfred, s’étaient rassemblés pour l’inauguration.
«C’est fou comme un petit groupe peut avoir un grand impact, dit Lynda Carrière, résidente de Montréal. On dirait qu’un petit village comme Alfred se bat plus que tout le Québec pour garder sa langue. Le drapeau sert à rappeler aux générations futures que la fierté de la langue française n’est pas juste un mythe.»
Pour la résidente d’Alfred Mireille Groleaux, la défense de la francophonie n’est pas une bataille d’hier, mais bien d’aujourd’hui.
«Ce drapeau actualise la francophonie, il amène un élément de modernité. Il flatte notre fierté franco-ontarienne. J’ai déjà vécu dans le nord de l’Ontario où l’on nous a rabaissés en tant que francophone. Ça n’arrivera pas ici.»
Claude Talla Kamedjow et Justin Kamgha sont des Camerounais d’origine installés au Canada depuis un peu plus d’un an. Ils sont rassurés que leur village d’accueil ressente la même fierté pour la langue que leur terre d’origine.
«On pensait que l’Ontario était seulement anglophone, alors on a été surpris que les gens parlent français lorsque nous sommes arrivés ici. Ça nous réconforte et ça facilite notre intégration.
Une autre cérémonie, cette fois destinée au milieu scolaire, aura lieu le 25 septembre prochain, Jour des Franco-Ontariens. La présidente France Lamarche s’attend à accueillir plus de 500 jeunes.
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Photos
Une centaine de personnes se sont rassemblés au parc Larocque samedi pour l'inauguration du 18e monument de la francophonie à Alfred. (LEDROIT)
Le Monument de la francophonie d’Alfred. (LEDROIT)
France Lamarche, présidente du comité du Monument de la Francophonie d'Alfred. (LEDROIT)
Yves Lavilolette, maire d'Alfred et Plantagenet. (LEDROIT)
Certains membres de la famille Carrière, l'une des familles fondatrices du village de Lefaivre. (LEDROIT)
Mireille Groleaux était très fier de voir le drapeau franco-ontarien en branle dans son village natal. (LEDROIT)
Claude Talla Kamedjow est arrivé à Alfred il y a un peu plus d'un an du Cameroun. (LEDROIT)
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- Date de création 18 septembre, 2023
- Dernière mise à jour 18 septembre, 2023