La culture pour éveiller l’engagement des jeunes

Avant d’arriver au territoire, Guillaume Weisser travaillait dans le domaine de l’audiovisuel en Ontario. — Photo : Manon Touffet
Avant d’arriver au territoire, Guillaume Weisser travaillait dans le domaine de l’audiovisuel en Ontario.
PHOTO : MANON TOUFFET
En classe de français langue seconde, cinq élèves de Guillaume Weisser mettent en place le tout premier Festival francophone étudiant de courts-métrages du Yukon (FFECMY), qui aura lieu le 3 juin prochain. Ensemble, ils et elles invitent les élèves d’expression française du Yukon à participer à ce festival en leur envoyant des vidéos.

L’idée vient de Guillaume Weisser, enseignant de français et sciences sociales à l’école secondaire F.H.-Collins. « Je leur ai présenté différents projets et, ensuite, ils ont choisi celui-ci! », explique-t-il.

Ce projet s’adresse aux élèves du secondaire qui parlent le français. « Les parents aussi pourraient venir voir les courts-métrages », complète Léo, un des élèves impliqués. Le FFECMY étant réalisé dans un cadre scolaire, les courts-métrages ne seront pas montrés au grand public, notamment pour des raisons de droit à l’image.

Dans le petit groupe, composé de Yasmine, Amélia, Lily, Léo et Alexandria, chacun a ses tâches. Lily s’est occupée de trouver les catégories pour les prix et Alexandria et Amélia ont fait l’affiche du festival. « Ça reste un petit groupe, donc on fait quand même beaucoup les choses ensemble », ajoute l’enseignant.

Le lieu de projection n’a pour l’instant pas été choisi. « Ce sera soit dans l’atrium de F.H.-Collins ou au Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier », précise Léo.

Une chose est sûre, les courts-métrages seront projetés le 3 juin. Un prix du public sera remis, ainsi que plusieurs prix du jury. Parmi ces prix, on trouve notamment celui de la meilleure histoire, du court-métrage le plus drôle et du plus effrayant. Le jury sera quant à lui composé d’élèves, d’enseignant·e·s et d’expert·e·s culturel·le·s.

Créer des connexions en français

Le but du FFECMY est donc de « montrer que le français est accessible à toutes et à tous », affirme Alexandria.

Pour Guillaume Weisser et ses élèves, il est important de faire des activités en français. « Ça apporte de l’authenticité », mentionne le professeur. Faire le choix de présenter des courts-métrages coulait donc de source pour le petit groupe. « C’est plus facile à filmer et à présenter », commente Amélia.

Au-delà de parler la langue, pour Guillaume Weisser, il est également question de créer des ponts et de faire des liens culturels artistiques. Selon lui : « le cinéma marche très bien pour véhiculer le langage. [Les élèves] auront appris plein de choses, notamment tout le vocabulaire cinématographique ».

« Les jeunes se fréquentent déjà en dehors de l’école, ils sont tous amis. Mais l’anglais reste la langue de la rue. Le but, c’est aussi de faire une connexion entre le français et l’anglais », insiste Guillaume Weisser.

Pour l’enseignant, ce projet apportera beaucoup à ses élèves. « À la sortie de l’école, ça leur fera une expérience. Ils auront appris quelque chose. Puis la communauté francophone est très ouverte aux initiatives comme celle-ci. C’est une chance! », complète-t-il.

(Ré) Engager la jeunesse

Dans ce projet, le plus gros défi pour Guillaume Weisser, c’est d’engager les jeunes. « Ce n’est pas simple aujourd’hui. Chacun est dans son univers. Je veux leur montrer qu’en faisant des projets, c’est possible de réussir. Je veux les motiver », raconte-t-il.

Ainsi, pour l’enseignant, en s’impliquant avec le FFECMY, les jeunes pourront développer leur esprit d’initiative et leur créativité. Bien que ce soit la première fois que le festival ait lieu, Guillaume Weisser reconnaît que si tout se déroule avec succès, ce projet pourrait être reconduit dans les années à venir, avec d’autres groupes d’élèves.

De leur côté, Amélia, Yasmine, Lily, Léo et Alexandria ont réalisé deux courts-métrages, un sur le rugby et l’autre sur le processus de création du FFECMY. Si la décision de les projeter lors du festival n’est pas encore prise, elle est toutefois envisagée. Les élèves expliquent que cela dépendra du nombre de courts-métrages reçus.

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  • Date de création 16 mai, 2024
  • Dernière mise à jour 16 mai, 2024
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