Gare aux colporteurs sans permis au Madawaska 

Au cours des dernières semaines, les autorités ont reçu des plaintes de citoyens du Madawaska qui ont dû composer avec des représentants d’une compagnie québécoise utilisant des techniques de vente sous pression.

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Bobby Therrien

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle

Selon la Force policière d’Edmundston, des représentants d’une compagnie spécialisée en isolation et en décontamination effectuent présentement du porte-à-porte pour offrir leurs services.

Selon la police, les entrepreneurs en question demandent aux gens d’entrer dans leur résidence pour effectuer des inspections, des recommandations ou même des soumissions, en disant qu’ils sont autorisés à le faire par la Ville d’Edmundston.

Or, la municipalité confirme que ce n’est pas le cas, puisque ces colporteurs ne détiennent pas de permis pour effectuer de tels travaux au Nouveau-Brunswick.

«Les gens étaient inquiets, car ils utilisaient la vente sous pression (…) On a eu beaucoup d’appels de gens qui se demandaient si c’était une entreprise légitime et si elle avait le droit de faire ce qu’elle faisait», a mentionné l’inspecteur Martin Perron.

Même si la présence d’une telle compagnie a été gênante pour certains résidents des environs, M. Perron confirme que la force policière n’a reçu aucun signalement par rapport à des activités frauduleuses pour le moment.

«On voulait avertir les citoyens qu’ils ont des droits en tant que consommateurs et qu’ils ne sont pas obligés de laisser des gens entrer pour des inspections ou des vérifications.»

«On ne veut pas se retrouver, dans quelques mois, avec des dossiers de gens qui ont été victime d’une fraude, en payant pour des services qu’ils n’ont jamais eus.»

La ville de Vallée-des-Rivières a aussi dû composer avec cette problématique, alors que des entrepreneurs ont tenté de faire croire aux gens qu’ils étaient des sous-traitants pour la municipalité.

Elle a d’ailleurs mis en garde ses citoyens à l’aide d’une publication sur les réseaux sociaux, il y a environ une semaine.

Marissa Sollows, directrice des Communications et des Relations publiques au sein de la Commission des services financiers et des services aux consommateurs du Nouveau-Brunswick (FCNB), explique qu’avec l’arrivée du beau temps, il existe souvent une augmentation de ce type de ventes à domicile.

Depuis mai, la FCNB dit avoir reçu plusieurs signalements impliquant des vendeurs à domicile qui exercent leur activité dans la province sans permis.

«Ces professionnels doivent détenir un permis délivré par la Commission qu’ils doivent avoir sur eux lorsqu’ils font du démarchage. Lorsqu’ils sont sollicités à leur domicile, les gens devraient toujours demander de voir le permis du vendeur», recommande Mme Sollows.

Même si la vérification du permis d’un vendeur à domicile est une première étape, Marissa Sollows croit que les gens devraient aussi se méfier si le vendeur :

-n’accepte que les paiements en argent comptant ;

-se livre à des pratiques de vente sous pression ;

-affirme qu’il s’agit d’une offre ponctuelle qui ne sera plus offerte à l’avenir ;

-offre des inspections gratuites, des consultations ou des cadeaux pour des visites à domicile avec l’intention de vendre quelque chose une fois sur place. Il offre, par exemple, une inspection de la chaudière ou du système de chauffage, la détection de moisissures, ou l’analyse de la qualité de l’air ou de l’eau ;

-laisse entendre qu’il travaille pour l’administration municipale, un organisme provincial, ou une entreprise de services publics ;

-trompe le consommateur en lui disant que l’état de son domicile ou de ses appareils est dangereux ou est inadéquat et que des réparations ou un remplacement sont nécessaires dans l’immédiat.

«Si un vendeur ou une entreprise inconnue déclare à un consommateur que son domicile ou ses appareils ne sont pas adéquats, ce dernier devrait obtenir une autre opinion avant d’accepter tout achat», a mentionné Clarissa Sollows.

Les gens qui croient avoir été la cible d’une opération de vente à domicile qui semble frauduleuse peuvent communiquer avec les autorités policières ou avec la FCNB.

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Photo : Archives : Acadie Nouvelle

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  • Date de création 26 juin, 2024
  • Dernière mise à jour 26 juin, 2024
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