Garderies à 10 $ par jour, un plan souhaité par les parents d’Orléans

  • Version
  • Télécharger 53
  • Taille du fichier 866.00 KB
  • Nombre de fichiers 3
  • Date de création 8 novembre, 2021
  • Dernière mise à jour 8 novembre, 2021

Garderies à 10 $ par jour, un plan souhaité par les parents d’Orléans

La promesse électorale de Justin Trudeau d’établir un plan pancanadien et communautaire de services de garde d’enfants dont l'objectif est de ramener les frais de places réglementées de garde d’enfants à 10 $ par jour en fait saliver plus d'un et plus d’une.

_______________________

André Magny

IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

Face à ce plan qui fut cité dans le dernier budget, certains et certaines se questionnent cependant dans les réseaux sociaux.

Dans le groupe de discussion «Fier d’être Franco-Ontarien», on trouve dommage que, contrairement à une majorité de provinces, l’Ontario tarde à donner son accord. «Il faut une entente entre le fédéral et le provincial ; à ce jour, le gouvernement provincial de Ford ne veut pas signer l’entente. Pas la faute du fédéral dans cette situation.»

Alors qu’il en coûte, selon l’âge de l’enfant, entre 1200 et 1500 $ par mois pour faire garder son bambin à Orléans, l’absence d’entente veut-elle dire que les parents vont devoir encore se serrer la ceinture ? «Malheureusement oui», signale une mère de famille sur le même site.

Des précisions

La députée fédérale d’Orléans, Marie-France Lalonde est catégorique en ce qui concerne un système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants (AGJE) : «L’intérêt pour des services de garde à $10 se fait sentir à Orléans depuis déjà plusieurs années, et ça fait longtemps que je soutiens cette initiative. Plus récemment en 2020, je m’étais entretenue avec un groupe de pression d’Orléans qui m’a présenté son plaidoyer pour des services de garde plus abordables et plus accessibles.» Selon elle, le sujet a été abordé à plusieurs reprises lorsqu’elle faisait du porte-à-porte au cours de la récente campagne électorale. «Le système actuel laisse trop d'enfants et trop de familles pour compte», poursuit la députée.

Pourquoi en coûte-t-il si cher pour des frais de garde ? Francine Beaudoin, directrice de Services à l'enfance et à la famille à La Coccinelle d’Orléans, se dit tout à fait favorable au projet du gouvernement canadien. Elle reconnait que les parents qu’elle côtoie sont également contents de la promesse, bien que parfois sceptiques.

Elle en profite pour analyser la facture remise aux parents pour leurs tout-petits : «Il est important de comprendre que le tarif d’un service de garde pour chaque groupe d’âge (per diem), est établi en additionnant le total des dépenses pour ce groupe d’enfants, divisé par le nombre de jours de service par année, divisé par le nombre d’enfants dans le groupe.» Le même exercice se fait pour chacun des groupes d’âge. À partir de chiffres donnés par Mme Beaudoin et datant du coût de la vie de 1970, on avait à l’époque un tarif quotidien de près de 38 $ pour le préscolaire. Vingt-cinq ans plus tard, le tarif a augmenté de 11,50 $ pour la même catégorie. Pour les poupons, on parle de 75 $ et de 59 $ pour les bambins. La directrice de La Coccinelle explique que les dépenses pour une garderie sont constituées entre 80 et 85% par les salaires et avantages sociaux des employés (éducatrices, cuisinière, commis comptable, etc.) et par 15 à 20 % de dépenses fixes et ponctuelles (nourriture, loyer, électricité, téléphonie, matériel et jouets pour les enfants, etc.).

Étant donné que le gouvernement de Doug Ford se fait tirer l’oreille, n’aurait-il pas été souhaitable de proposer un crédit d'impôt pour des frais de garde, ce qui serait sans doute plus facile à instituer ? À cette question, Marie-France Lalonde estime qu’en dépit des déductions actuelles incluant les crédits d'impôt fédéraux et provinciaux actuels, «les frais de garde d’enfants ont atteint des niveaux qui ne sont tout simplement pas abordables pour les familles.» Selon elle, offrir des crédits d'impôt aux parents «n’assure en rien la disponibilité de places».

Suffisamment de personnel ?

Encore faut-il qu’il y ait du personnel dans les garderies. Francine Beaudoin admet qu’avec l’actuelle pénurie de personnel, «il faudra que le gouvernement accompagne sa promesse de programmes incitatifs pour amener plus de gens dans la profession d’éducatrices et d’éducateurs à l’enfance. Il faudrait aussi des salaires attrayants, mais bien entendu, ça augmenterait le coût des services de garde.»

Pour l’instant, la mission du gouvernement canadien est de mettre en place le système pancanadien de l’AGJE. Pour Marie-France Lalonde, les frais de garde seront réduits de 50 % en moyenne d’ici la fin de 2022 et «atteindront 10 $ par jour en moyenne pour toutes les places réglementées d'ici la fin de 2026.» Mais encore faut-il la signature de Doug Ford.

-30-

BP :

MF_LALONDE_AM - Marie-France Lalonde, la députée d’Orléans, croit que «ce qui unit les provinces et les territoires qui ont signé des ententes à ce jour, c'est un engagement commun à un plus grand nombre de places réglementées pour assurer l'accessibilité et l'inclusivité» en matière de places en garderie. (Crédit : Courtoisie bureau de Marie-France Lalonde)

FBEAUDOIN_AM - La directrice générale de la garderie La Coccinelle d’Orléans, Francine Beaudoin est d’avis que le programme à 10 $ «va concerner les services de garde agréés (avec permis d’un ministère), en milieu familial, en milieu scolaire et en installation». (Crédit : Courtoisie La Coccinelle)

 

 

Attached Files

FichierAction
FBEAUDOIN_AM.pngTélécharger
MF_LALONDE_AM.jpgTélécharger
Garderies à 10$_André Magny.docxTélécharger
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article