Frédéric Foulem rêve toujours de jouer chez les professionnels 

Frédéric Foulem rêve toujours de jouer chez les professionnels 

Frédéric Foulem, de Dieppe, a toujours eu deux passions : évoluer comme gardien de but de hockey chez les professionnels et fréquenter une université de renom.

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Normand A. Léger

Initiative de journalisme local − APF – Atlantique

Son parcours l’a mené dans des écoles privées au Canada et aux États-Unis, ainsi qu’à une admission à l’Université Harvard. Il se servait de ses forces au hockey et sur le plan académique pour ouvrir des portes et avoir la chance d’obtenir des bourses pour payer ses études. Comme la route de la vie peut parfois prendre plusieurs détours, il a dû modifier ses plans au fil des ans.

En septembre, Frédéric Foulem entreprendra sa quatrième année à la célèbre école de commerce Rothman de l’Université de Toronto, tout en continuant d’être gardien de buts avec les Varsity Blues de l’Université de Toronto et gardien d’urgence avec les Maple Leafs de Toronto de la Ligue nationale de hockey. Le classement international de la faculté d’administration des affaires de cette institution est élevé.

«Mon parcours a changé un peu, mais j’ai toujours recherché l’excellence dans mes études à travers les écoles privées et mon rendement comme gardien», raconte Frédéric Foulem, qui est à Dieppe cet été en raison de la pandémie. «Je cherche à jouer encore deux saisons comme gardien avec les Blues. J’apprécie le calibre élevé de jeu d’U SPORTS (sports universitaires) et la qualité de l’enseignement. C’est ce que je cherchais. Après avoir joué régulièrement à ma première saison, j’ai pris le rôle de second plan et j’ai moins joué. Je suis quand même toujours prêt à sauter sur la glace au besoin et je suis actif lors des entrainements. J’ai inscrit un blanchissage lors de la dernière saison. Je ne me plains pas. J’accepte mon rôle avec l’équipe et je fais ce que je peux pour l’aider.»

La formation a connu une série de 14 victoires consécutives l’an dernier, au grand plaisir des joueurs et du personnel. Toronto (21v-5d-2dp=44pts) avait terminé au premier rang de sa division et deuxième de la Ligue de l’Ontario derrière Carleton. «J’ai toujours le rêve de jouer chez les professionnels, il n’est pas mort, ajoute l’athlète acadien. La route compte des obstacles pour s’y rendre, mais tout est encore possible. Il ne faut pas sous-estimer le calibre de jeu universitaire. C’est un niveau très élevé, rapide et qui s’améliore chaque saison.»

Le gardien aurait travaillé à Toronto durant l’été, mais avec la pandémie, il a dû revenir chez lui à Dieppe et travailler à distance. Il est bien heureux de passer du temps avec les membres de sa famille. Il ajoute que le monde du hockey traverse une période difficile, mais que tous se préparent au retour au jeu, un jour. Cet été, il suit un programme d’entraînement et de nutrition de son institution pour gardiens de buts afin de maintenir son agilité, sa force, sa biométrie et son cardio. Il a des poids et haltères chez lui, fait un peu de course et joue au golf pour le plaisir. Il veut être fin prêt lorsque l’entraînement débutera en septembre, si jamais la saison reprend à ce moment. Il n’a pas subi de blessure sérieuse en carrière et prend le temps de relaxer au besoin.

«Académiquement, tout va très bien avec mes études, poursuit-il. J’ai encore du temps à penser à mon avenir. Je vais voir où toutes ces expériences vont m’emmener. J’ai des cours de finances, d’investissements et d’équité. Je n’ai pas de regret de mes décisions. Celle de jouer junior majeur au lieu des universités américaines était la mienne. Il aurait été intéressant d’aller à Harvard, mais j’ai mis cela de côté. C’est quand même spécial et unique de jouer au niveau junior majeur au Canada et les universités canadiennes sont de calibre.»

Cette année encore, il sera sur la liste des gardiens d’urgence des Maple Leafs de Toronto de la Ligue nationale de hockey. Selon son horaire, il doit se rendre au Scotiabank Arena le soir d’un match, s’asseoir dans les estrades et regarder la partie afin d’être prêt à entrer en jeu si jamais un gardien de but de l’une ou l’autre équipe  est blessé. «Il faut être prêt à s’habiller assez vite si jamais la situation se présente. Je me suis habillé et assis sur le blanc dans une partie des Maple Leafs lors de la saison 2017-2018. Cela peut être stressant, mais on assiste gratuitement à une partie de la Ligue nationale. C’est quand même excitant d’avoir un chandail de la ligue nationale avec ton nom dans le dos dans un vestiaire.»

Frédéric Foulem aura 23 ans le 15 juillet. Il mesure 6 pieds 2 pouces, et pèse 195 livres. En trois saisons avec les Varsity Blues, il a joué 33 matchs, dont 21 à sa première année, 8 la deuxième et 4 la troisième. Dans la Ligue de hockey junior majeur, il a endossé les jambières lors de 29 matchs avec les Cataractes de Shawinigan en 2015-2016 et les Voltigeurs de Drummondville en 2015-2016 et 2016-2017. Il aussi été gardien avec les Commandos de Dieppe en 2016-2017 pendant 15 parties junior des Maritimes. Il a bien hâte de voir ce que l’automne réserve pour le hockey.

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Photos (Courtoisie)

Frédéric Foulem à l’entraînement chez lui dans l'uniforme des Maple Leafs de Toronto.

Frédéric Foulem Varsity Blues de l’Université de Toronto.

 

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  • Date de création 15 juin, 2020
  • Dernière mise à jour 15 juin, 2020
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