Francine Landry souhaite contribuer à briser les plafonds de verre au N.-B.

Francine Landry souhaite contribuer à briser les plafonds de verre au Nouveau-Brunswick. Sa nomination comme première femme francophone au poste de présidente de l’Assemblée législative est, selon elle, un pas de plus vers cet objectif.

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Bobby Therrien

IJL – Réseau.Presse – Acadie Nouvelle - Atl

Bien qu’elle soit la 70e présidente de l’histoire de la province – incluant la période précédant la Confédération de 1867 – elle n’est que la deuxième femme à obtenir ce titre. La première, Shirley Dysart, a occupé ce poste de 1991 à 1995.

«C’est un très bel honneur. Ça vient s’ajouter au fait que l’on a une première femme comme première ministre et que l’on a encore une femme qui sera lieutenante-gouverneure. On devient des exemples pour de nombreuses femmes et jeunes filles et ça me plaît.»

Celle-ci souhaite que l’environnement actuel incite plus de femmes à se lancer en politique.

«Il est important que les jeunes filles sachent qu’il est possible pour elles d’atteindre de hauts niveaux de gestion et de participer au processus décisionnel.»

Mme Landry avoue s’être demandé si elle allait se plaire dans ce nouveau rôle. Même si son entrée en fonction n’est vieille que de quatre jours, elle juge que sa première semaine laisse présager une aventure intéressante pour elle.

«C’est très procédural et il y a beaucoup de protocoles. Je crois que je vais aimer ça et ce sera très intéressant de gérer les travaux de l’Assemblée législative. C’est loin d’être banal. Avec un peu de recul, je trouve que c’est un bel honneur d’avoir été choisie comme présidente.»

«Impartiale»

La présidente ou le président est le parlementaire élu par la Chambre pour lui servir de porte-parole et présider à ses délibérations. Il lui incombe de maintenir l’ordre et le décorum. Cette personne veille à l’administration de la Chambre.

Comme les membres de l’Assemblée se réunissent pour discuter de motions, débattre de projets de loi et poser des questions au gouvernement au pouvoir, Francine Landry doit laisser la partisanerie de côté et demeurer impartiale dans ses interactions avec les députés.

«Il faut que je m’assure de donner la parole à tous ceux qui veulent parler pour donner l’opinion de leurs concitoyens à l’Assemblée législative (…) Mon travail est de diriger ces travaux-là et de laisser la chance à tout le monde de s’exprimer sur des projets de loi, ou même des motions qui peuvent émaner de l’Opposition. Je ne dois pas toujours donner raison au gouvernement, surtout si quelqu’un ne respecte pas les règlements de la Chambre.»

Même si elle est une nouvelle venue à ce poste, la députée de Madawaska-les-Lacs-Edmundston a eu l’occasion de voir d’autres de ses confrères à l’œuvre au cours de ses 10 années en politique provinciale.

«Mon expérience me sert bien. Je dirais que je suis une femme qui observe beaucoup comment se font les choses et je crois que ça va me servir. Il faut toujours demeurer très concentré sur ce qui se passe en Chambre et sur les interactions entre les individus.»

Comme on en voit régulièrement au sein du gouvernement fédéral et au sein des autres entités gouvernementales provinciales, Mme Landry s’attend évidemment à devoir gérer des débats un peu plus houleux. À cet égard, elle dit accepter son rôle avec confiance.

«C’est sûr que ce sera à moi de calmer les élans de certaines personnes et de ramener l’ordre au sein de l’Assemblée législative. Il est important de rester respectueux et d’avoir les débats les plus sains possibles. Je suis d’ailleurs heureuse que mon approche semble être appréciée jusqu’à maintenant.»

«Depuis que je suis députée, il y a eu quelques interactions houleuses, mais je dirais que la plupart du temps, c’est assez respectueux. Ça se produit plus souvent lorsqu’il y a un gouvernement minoritaire.»

À l’extérieur de ses fonctions en Chambre, la nouvelle présidente est aussi responsable d’autres secteurs à l’Assemblée législative comme la bibliothèque, la gestion de ses édifices, l’ensemble de la documentation qui émane de l’Assemblée et d’autres tâches diverses.

«L’Assemblée ne siège pas toujours, mais outre ça, il y a des comités qui se réunissent. Je ne suis pas présidente de tous ces comités, mais je préside celui de l’Assemblée législative qui traite d’éléments comme la gestion des budgets.»

Dans ses nouvelles fonctions, Francine Landry ne peut évidemment pas prendre la parole au nom de sa circonscription comme le faisait auparavant. Elle assure cependant qu’il existe des moyens pour que sa région conserve sa voix à Fredericton.

«Je ne peux pas prendre la parole publiquement pour revendiquer des choses à partir de mon siège de présidente, mais j’ai accès aux ministres et aux sous-ministres pour des rencontres personnelles au cours desquelles je peux expliquer mes dossiers en profondeur. En fait, j’ai davantage d’accès que j’en aurais si j’étais députée ou même ministre.»

«Ma priorité demeure les gens de ma circonscription. Je ne vais pas négliger cet aspect.»

 

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Photo : Francine Landry, en compagnie de Valmont Martin et de Christian Landry. - Gracieuseté

 

 

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  • Date de création 25 novembre, 2024
  • Dernière mise à jour 25 novembre, 2024
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