Ford demande à Trudeau de lui permettre d’approuver les sites d’injection supervisée

Le premier ministre ontarien Doug Ford demande au gouvernement fédéral de cesser d’approuver les nouveaux sites d’injection supervisée à travers la province sans son soutien et de mener un examen de ceux qui sont déjà en place.

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Émilie Gougeon-Pelletier

IJL – Réseau.Presse – Le Droit

La Colombie-Britannique a récemment fait marche arrière sur son projet pilote de décriminalisation des drogues dans les lieux publics.

Dans une lettre envoyée jeudi et rendue publique vendredi matin, Doug Ford a remercié le premier ministre du Canada Justin Trudeau d’avoir récemment affirmé que les municipalités qui font une demande de décriminalisation des drogues auprès de Santé Canada doivent aussi faire l’objet d’une approbation par la province.

Doug Ford formule aussi une nouvelle demande, soit celle d’étendre l’exigence d’un soutien provincial aux sites d’injection supervisée de la province. (Simon Séguin-Bertrand/Archives Le Droit)

La Ville de Toronto, qui avait envoyé une demande d’exemption à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances à Santé Canada en 2022, n’aura jamais l’approbation du gouvernement Ford, a déclaré la ministre de la Santé Sylvia Jones cette semaine.

«Comme nous l’avons déjà indiqué au Bureau de santé publique de Toronto, nous ne soutenons pas et ne soutiendrons jamais leur demande pour décriminaliser les drogues illégales. Veuillez considérer ceci comme notre confirmation formelle au gouvernement fédéral que nous sommes 100 % opposés à leur proposition», a écrit Doug Ford dans sa lettre adressée au premier ministre Trudeau.

Soutien provincial

Dans cette missive, le premier ministre ontarien formule aussi une nouvelle demande, soit celle d’étendre l’exigence d’un soutien provincial aux sites d’injection supervisée de la province.

Ainsi, il voudrait que tous les nouveaux sites fassent non seulement l’objet d’une approbation du gouvernement fédéral, mais aussi de son gouvernement.

Il souhaite aussi que le gouvernement fédéral se penche sur ceux qui sont déjà en place.

Doug Ford soutient que la province «ignore complètement où opèrent ces sites approuvés par le gouvernement fédéral et la quantité de substances contrôlées et illégales qu’ils distribuent».

«C’est franchement inacceptable, étant donné ses effets néfastes sur nos communautés.»

Le cabinet de la ministre fédérale de la santé mentale et des toxicomanies, Ya’ara Saks, a précisé dans un courriel envoyé au Droit que les provinces «ont un rôle important [elles] fournissent des services de santé et connaissent le mieux les besoins de leurs communautés».

«L’exercice de la médecine étant réglementé au niveau provincial, nous attendons de l’Ontario qu’elle définisse et applique les lignes directrices médicales qu’elle juge nécessaires pour assurer la sécurité des personnes et des communautés chaque fois qu’un médecin prescrit des médicaments à ses patients», a indiqué une porte-parole de la ministre.

Le ministère insiste néanmoins sur l’impact des sites de consommation supervisée, qui «ont répondu à plus de 53 000 overdoses depuis 2017 et constituent une porte importante vers le système de soins de santé».

«Nous avons besoin d’un continuum de soins complet pour que les gens puissent rester en vie et se rétablir, ce qui inclut la prévention, l’application de la loi, le traitement et la réduction des risques», juge le ministère de la santé mentale et des toxicomanies.

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  • Doug Ford formule aussi une nouvelle demande, soit celle d’étendre l’exigence d’un soutien provincial aux sites d’injection supervisée de la province. (Simon Séguin-Bertrand/Archives Le Droit)
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  • Date de création 17 mai, 2024
  • Dernière mise à jour 17 mai, 2024
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