Flag football, entre vitesse et stratégie

La Voix acadienne - Le flag football, un sport proche du football américain, est de plus en plus populaire auprès des élèves francophones de l’Île-du-Prince-Édouard. Des joueuses de l’équipe féminine séniore de l’École François-Buote témoignent de leur passion pour la discipline.   

Marine Ernoult / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne

«L’atmosphère du jeu, c’est super le fun. Tout le monde est de bonne humeur, on se fait des amies, on est avec elles sur le terrain», témoigne Annika Saulnier, 15 ans.

L’adolescente joue au flag football, la version non violente du football américain, dans l’équipe féminine séniore de l’École François-Buote. Elle a commencé il y a quatre ans et ne compte pas s’arrêter. 

Dans ce jeu-là, les placages sont remplacés par le «déflagage», autrement dit, par le fait d’arracher la lanière de l’adversaire. Le sport serait né pendant la Seconde Guerre mondiale sur les bases militaires américaines. 

Il aurait été créé pour que les militaires américains restent en forme, mais ne se blessent pas en temps de guerre. Il est ainsi caractérisé par un plus grand respect des corps et des athlètes.

«C’est beaucoup moins brutal que le foot américain, les contacts sont limités, confirme Reem Bakir, 18 ans, également dans l’équipe féminine séniore de l’École François-Buote. On n’a pas besoin de protections dans tous les sens, on a surtout besoin de parler avec ses coéquipières.»

«Tactique, réactivité et anticipation»

Pour le directeur des sports de l’École François-Buote, Mitchell Caissy, la discipline s’apparente à «un jeu d’échecs qui demande beaucoup de tactique, de réactivité et d’anticipation : quelles que soient tes habilités, ta spécialité, il y a de la place pour toi sur le terrain.»

Le responsable constate le succès grandissant du flag football à l’île ces dix dernières années, notamment au sein des six établissements de la Commission scolaire de langue française.

«Ici, à François-Buote, c’est le sport plus populaire chez les élèves», souligne-t-il. L’établissement scolaire de Charlottetown compte ainsi six équipes, dont quatre masculines et deux féminines. 

Taylor Durling, 18 ans, joue depuis six ans maintenant. Son père, lui-même entraîneur, lui a donné le goût très jeune.

«Ça nous apprend à résoudre les problèmes vite, à réagir rapidement à ce qui se passe, explique la joueuse de l’équipe féminine séniore. Avant chaque match, on établit une stratégie avec le coach.»

«J’aime ça, car ça prend beaucoup de travail d’équipe et ça demande beaucoup de vitesse, renchérit à ses côtés sa coéquipière Rylee Lewis. On doit réussir à intercepter la balle, à éviter les adversaires, à faire des feintes aussi.»

Discipline olympique 

Les athlètes s’entraînent une fois par semaine et disputent une dizaine de matchs dans l’année.

«Ce n’est pas trop fatigant, on a aussi l’occasion de célébrer les victoires avec les amies», raconte Chloé Arsenault, 18 ans, qui aime avant tout «gagner et faire des points.»

L’équipe féminine séniore de François-Buote a perdu son dernier match de la saison pour la médaille de bronze contre l’École Évangéline. L’équipe de Pierre-Chiasson a néanmoins remporté la médaille d’or provinciale lors de la finale contre Kensington. 

À Charlottetown, Mitchell Caissy anticipe «une vague d’intérêt encore plus grande» pour le flag football dans les années à venir. Le sport sera en effet devenu une discipline olympique des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.  

 

       

PHOTOS :  

1- De gauche à droite, Chloe Arsenault, Rylee Lewis, Annika Saulnier et Reem Bakir. Elles sont joueuses dans l’équipe féminine séniore de flag football de l’École François-Buote.  (Photo : Marine Ernoult)

2- Taylor Durling est receveuse éloignée dans l’équipe féminine séniore de flag football de l’École François-Buote. Son rôle est de recevoir les passes du quart-arrière et ainsi de gagner beaucoup de terrain. (Photo : Marine Ernoult)

 

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  • Date de création 10 juin, 2025
  • Dernière mise à jour 10 juin, 2025
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