Faire pousser légumes et connaissances

La Ferme communautaire du Moulin à Fleur fête ses 5 ans cet été. La première ferme urbaine de Sudbury a été créée en 2017 par le Conseil de planification sociale de Sudbury comme outil d’employabilité, de formation et d’éducation pour les adolescents. Ils cultivent et vendent ou donnent les légumes et herbes qu’ils y font pousser.

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Julien Cayouette

IJL – Réseau.Presse – Le Voyageur

 

Franck Kouadio est l’un des jeunes employés de la ferme cet été. Le finissant du Collège Notre-Dame a beaucoup apprécié ce qu’il a appris au cours de l’été. «Aujourd’hui, si je vois ces plantes et qu’un membre de ma famille me demande ce que ça peut faire, je peux l’expliquer. Je trouve que c’est vraiment enrichissant et je conseillerais à plusieurs personnes de faire le programme.»

L’expérience l’encourage aussi à avoir un jour son propre jardin afin d’avoir accès à des bons aliments cultivés naturellement. «C’est pas tellement cher et c’est accessible à tout le monde.»

La distinction est importante : les jeunes sont des employés de la ferme. Grâce à l’appui du YMCA, ils reçoivent un salaire pour leur travail. 

Cultiver la terre derrière les tours d’habitation de Ryan Heights sur la rue Bruce est effectivement un travail difficile, rapporte la coordonnatrice de la ferme pour le Conseil de planification, Fionna Tough. Il a d’abord fallu enlever la végétation existante, travailler la terre et la remblayer avec de la terre de meilleure qualité pour le jardinage. Malgré le travail réalisé depuis 5 ans, il y a encore de l’espace pour agrandir le jardin.

«Nous utilisons des méthodes biologiques, alors nous n'utilisons pas de fertilisants ou d'herbicides. Seulement du compost et du terreau», dit Mme Tough.

Les jeunes y acquièrent des compétences en agriculture, mais aussi en service à la clientèle et en cuisine avec le cannage d’une partie de la production. «Pour certains des jeunes, c’est leur premier emploi», note Fionna Tough. 

L’équipe cultive surtout des fèves, des pois, des tomates, des courges, des pommes de terre et des herbes. Aussitôt qu’ils ont des légumes prêts, ils ouvrent leur kiosque de vente le mercredi. Pour permettre à un maximum de personnes d’avoir accès à ces aliments frais, rien n’est vendu au-dessus d’un dollar.

Le choix du Moulin à Fleur pour établir le programme ne s’est pas fait au hasard. La concentration de la population, la présence de nombreux enfants et l’absence d'infrastructures communautaires pour la culture en faisaient l’endroit idéal pour établir le jardin.

Fionna Tough espère qu’ils obtiendront d’autres subventions de différents paliers de gouvernement pour continuer le projet. Depuis cinq ans, plus de 30 jeunes, dont 16 cette année, ont pu profiter de cet emploi d’été enrichissant.

 

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La Ferme communautaire du Moulin à Fleur fête ses 5 ans 

Photos : Julien Cayouette

 

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Des rangs de plants de tomates

 

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Un résident du Moulin à Fleur, David Dubois, avait à cœur l’alimentation et la jeunesse. C’est son travail auprès du Conseil de planification qui a permis de lancer le projet de jardin communautaire. Il est malheureusement décédé avant l’ouverture du jardin. Cette section, avec des pierres multicolores, lui est dédiée.

 

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La Ferme communautaire a préparé une section de cultures internationales l’automne dernier. «Des immigrants [du Mexique et du Niger] ont voulu faire pousser de la nourriture de chez eux, apprendre à faire pousser de la nourriture dans notre climat», explique Fionna Tough. Le Collège Boréal a aidé à lancer les pousses d’amarante, de poivre et des autres herbes. 

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  • Date de création 25 août, 2021
  • Dernière mise à jour 25 août, 2021
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