Engagement et appel à l’action pour le bienêtre des peuples autochtones

La découverte de la sépulture de 215 enfants autochtones  — et la plus récente découverte de possiblement 751 tombes non marquées en Saskatchewan — a indigné le pays. Le Centre de santé communautaire du Témiskaming (CSCT) tient à réitérer son engagement envers le bienêtre des enfants, l’état de santé des autochtones et les déterminants de la santé afin de dénoncer le racisme continu envers les autochtones. 

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Marc Dumont

IJL – Réseau.Presse – Le Voyageur

 

«C’est important de continuer à poser des gestes en vue de mettre en valeur les 94 appels à l’action de la Commission vérité et réconciliation», dit une membre du conseil d’administration du CSCT, Danielle Larouche. 

À la suite de l’énoncé public de l’Alliance pour les communautés en santé en Ontario et de sa charte d’équité en santé, les membres du conseil d’administration du CSCT et les membres du personnel ont adopté cinq mesures concrètes pour signifier leur engagement continu. 

«Les membres du personnel travaillent de très près au bienêtre et au développement de chaque enfant du Témiskaming. Le CSCT reconnait que son travail se déroule sur les territoires traditionnels des peuples autochtones et qu’il dessert plusieurs de ses membres. Connaitre les cultures autochtones et leurs histoires est un passage obligé si on veut aller de l’avant», affirme la directrice générale du Centre de santé, Jocelyne Maxwell.

«Nous ne pouvons nier le racisme systémique qui perdure, qui se manifeste ouvertement et qui est profondément ancré dans la politique et la culture du Canada; le nier effacerait de nouveau ces enfants ainsi que leur anéantissement et celle de leur famille», ont écrit les membres du CSCT dans un communiqué.

Au cours des dernières années, les membres du personnel du Centre de santé ont suivi des formations offertes par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et les Keepers of the Circle de New Liskeard. «Pour bien comprendre la perspective locale et la réalité au quotidien. Il y a tellement d’éléments à comprendre, ajoute Jocelyne Maxwell. Il y aura de la formation régulièrement sur le racisme autochtone, francophone…» 

Dans l’immédiat, le CSCT propose aux gens, incluant son personnel, de se sensibiliser aux différents évènements et célébrations reliés aux peuples autochtones, comme la Semaine de reconnaissance des traités (novembre), la Journée nationale des langues autochtones (31 mars), la journée nationale des autochtones (21 juin) et les évènements locaux, comme les pow-wow et la marche de l’eau à l’automne. 

«Ce sont des occasions pour en apprendre plus et s’ouvrir aux richesses artistiques autochtones, inuites et métisses. De permettre à nos émotions de se laisser guider et d’apprécier leurs réalisations remarquables», dit Danielle Larouche.

Le 30 septembre, le CSCT participera à la campagne «Chaque enfant compte» en invitant chaque membre du personnel à revêtir un chandail orange en l’honneur des survivants des pensionnats et en mémoire de ceux qui n’ont pas survécu. 

«Ce geste commun est un évènement rassembleur pour que tous les Canadiens se rappellent de tous ces enfants morts. Porter le gilet orange est un geste simple, une façon de plus de faire connaitre la réalité autochtone. C’est un geste d’amitié», explique Danielle Larouche.

Le CSCT encourage tout le monde à poser des gestes au quotidien. Pour paraphraser un des chefs pendant la 1e conférence de la Commission vérité et réconciliation : «Ça commence dans notre cour. Tous ont à se demander : comment, moi, je parle des autochtones. Comment je peux changer ma perception et mes attitudes.

«Il ne faut plus permettre le racisme et les préjugés, affirme Jocelyne Maxwell. Là où on sait qu’il y a des commentaires déplacés, ne plus demeurer silencieux ou “passer à autre chose”. À chacun d’aller chercher plus de renseignements et tenir des discussions en famille.»

Le Centre de santé du Témiskaming s’est toujours imprégné des valeurs d’inclusion, d’équité dans un milieu des soins sécuritaires pour les gens de la région qu’elle dessert. Sa prise de position publique, occasionnée par la découverte des 215 corps d’enfants, est plus qu’une dénonciation et un engagement à l’action. 

Pour Danielle Larouche et le conseil d’administration du CSCT, les cultures autochtones ont beaucoup à nous enseigner : «Il y a une bienveillance entre autochtones et nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Ce sont des peuples inspirants, très résilients qui ouvrent les bras. Ils sont accueillants et veulent bâtir des ponts. À nous de reconnaitre leurs contributions actuelles. Le Canada est privilégié du fait qu’on peut bénéficier de toutes les richesses; ça nous permet de grandir. À nous aussi de reconnaitre leur courage dans les revendications et de les accepter.»  

 

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Danielle Larouche, membre du CA du CSCT. — Photo : Courtoisie

 

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Jocelyne Maxwell, directrice générale du CSCT. — Photo : Courtoisie

 

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Le Centre de santé communautaire du Témiskaming  — Photo : Courtoisie

  • Nombre de fichiers 5
  • Date de création 1 juillet, 2021
  • Dernière mise à jour 1 juillet, 2021
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