En français, s’il vous plaît

C’est un luxe et non pas un acquis d’être servi en français, peu importe où on met les pieds. N’en reste qu’à Orléans, les entreprises font la queue pour servir leurs clients dans la langue de leur choix.

_______________________

Rebecca Kwan

IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais

 

Le Business Club d’Orléans (BCO), un réseau regroupant divers gens d’affaires locaux dont l’ensemble des entreprises membres sont aux premiers abords francophones, atteste l’importance d’offrir un service à la clientèle bilingue, question que le client se sentent à l’aise, et respecté dans ses préférences.

 

«La majorité de nos membres considèrent le bilinguisme comme moteur de l’économie, c’est un atout supplémentaire pour faire des affaires», témoigne Mona Safarian, présidente du BCO.

 

«Nous croyons fortement que la communauté d’Orléans mérite d’obtenir des services dans les deux langues officielles», partage pour sa part Renée LeBlanc, copropriétaire de MOVEO Physiothérapie Manuelle et Sportive, entreprise membre du BCO. «La demande pour les services en français est définitivement présente à Orléans», observe-t-elle. «Nous recevons souvent des commentaires positifs lorsque nous envoyons nos publications et infolettres bilingues. Nous pouvons vraiment voir que l’intention d’offrir des services bilingues est appréciée au sein de notre communauté».

 

«Dans le domaine médical, il est important d’être capable de s’exprimer dans la langue de son choix», ne manque-t-elle pas d’ajouter.

 

Une source de fierté

 

Même son de cloche pour Karine Bossé, propriétaire et audiologiste-en-chef d’Echo Audiology.  «C’est une priorité pour moi d’offrir les services et l’affichage en français et en anglais, surtout dans un domaine comme le mien qui est tellement lié à la communication», explique-t-elle. «Étant francophone d’Orléans, j’ai toujours remarqué ce besoin dans la communauté».

 

Mme Bossé se dit fière de pouvoir accueillir les clients dans la langue de leur choix. «Ça demande quand même du temps et de l’effort additionnel de créer toutes nos communications dans les deux langues», mentionne-t-elle, néanmoins satisfaite du fruit de son labeur.

 

«Les patients nous rapportent souvent qu’ils préfèrent communiquer dans leur langue maternelle lorsqu’ils doivent discuter de leurs problèmes médicaux. Ils se sentent ainsi plus en confiance et ils ont plus de facilité à s’exprimer», rapporte quant à elle, Julie Bossé, propriétaire et physiothérapeute principale de NewUPhysio, à Orléans. «En tant que francophone, la dualité linguistique du Canada a toujours été une source de fierté pour moi. J’ai grandi à Orléans et j’ai toujours aimé vivre dans une ville dans laquelle les deux langues étaient aussi présentes. C’est une des raisons pour laquelle je me suis établie ici», confie-t-elle.

 

Question de choix

 

«Il y a définitivement une grande demande pour des services en français à Orléans. Approximativement 50 % de nos patients préfèrent se faire servir en français, si pas plus», constate d’autant plus la propriétaire.

 

«Je me fais un point d’honneur d’encourager le bilinguisme dans la clinique», affirme-t-elle fièrement. «Toutes nos réceptionnistes médicales peuvent accueillir et servir les patients dans les deux langues officielles. La majorité de mes professionnels sont aussi bilingues», confirme-t-elle. «Il est important d’encourager les francophones et les francophiles afin de préserver notre langue française».

 

C’est également l’avis d’Éric Laniel, président de Lacroix La Source du sport. «Orléans est une communauté très francophone donc, je crois qu’il est bien de supporter la langue», explique-t-il en disant accorder une place toute spéciale au bilinguisme dans son entreprise. Pour lui, l’important c’est qu’au moins la moitié de ses employés puissent s’exprimer dans les deux langues officielles, question que les clients aient toujours la possibilité d’être servis dans la langue de leur choix.

-30-

 

BP

  1. Renée LeBlanc, copropriétaire de MOVEO Physiothérapie Manuelle et Sportive. (Crédit : Courtoisie de Renée LeBlanc)
  2. Karine Bossé, propriétaire et audiologiste-en-chef d’Echo Audiology (Crédit : Courtoisie de Karine Bossé)
  3. Julie Bossé, propriétaire et physiothérapeute principale de NewUPhysio (Crédit : Courtoisie de Julie Bossé)
  • Nombre de fichiers 4
  • Date de création 13 septembre, 2021
  • Dernière mise à jour 21 septembre, 2021
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article