En Alberta, le RAJE est bousculé par la pandémie

En Alberta, le RAJE est bousculé par la pandémie

À la suite de tables rondes virtuelles organisées par la Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA), les jeunes Franco-Albertains se mobilisent pour trouver la meilleure solution à l’édition 2020 du plus grand RAssemblement JEunesse francophone de la province, le RAJE.

André Magny

Initiative de journalisme local – APF - Ouest

Deux fois par semaine, les mardis et jeudis, les tables rondes #ParEtPour les jeunes ! visent à faire de ces rencontres virtuelles un moment décontracté pour discuter de différents points d'intervention de la jeunesse albertaine au sein de sa communauté.

Le directeur général de FJA, Gabriel Kreiner, explique que deux de ces récentes tables rondes portaient sur la question du RAJE. Faut-il l’annuler ou trouver une solution de rechange dans le contexte actuel à cet événement qui regroupe des élèves de la 7e à la 12e année ?

Trois scénarios envisagés

Qu’on se rassure, l’événement aura lieu, comme d’habitude, en octobre. Le 9, plus précisément, à Calgary. Pas question de passer à côté « d’un rassemblement qui brise le sentiment d’isolement. Le RAJE, c’est une activité qui rassemble », tient à souligner Gabriel Kreiner.

La direction, avec les idées des jeunes Franco-Albertains, en est donc arrivée à l’élaboration de trois scénarios. Le premier, si les risques de pandémie sont écartés et le confinement levé, on garde le scénario habituel, soit une rencontre où près de 1 000 jeunes sont rassemblés.

Puisqu’il existe quatre districts scolaires en Alberta, le deuxième scénario tiendrait compte de ces divisions. Il y aurait ainsi de plus petits rassemblements afin de tenir compte des consignes de la santé publique.

Un dernier scénario proposerait un RAJE essentiellement en ligne qui se déroulerait uniquement à la maison ou à partir des milieux scolaires.

L’important, c’est de se parler

Évidemment, pour les deux derniers scénarios, en particulier le dernier, il faut trouver des activités adaptées à la situation, que ce soit dans le domaine du sport, de la musique ou même de l’entrepreneuriat. « Ça se fait, précise le DG. Il y a un jeu, le loup-garou, qui est très populaire, on pourrait le faire de façon virtuelle », dit-il. Des concours de dessins ou de photos pourraient également être envisagés.

Pour les futurs participants comme Mariam Sharaf, une Franco-Albertaine qui aura bientôt 16 ans, engagée dans son milieu comme le démontre sa défense publique du Campus Saint-Jean pris dans une situation financière difficile, « si on ne peut pas se voir face à face, le virtuel, c’est mieux que rien», affirme-t-elle. C’est sûr que l’idéal, c’est le premier scénario, mais la deuxième solution ne serait pas mal non plus, selon les circonstances. »

Une chose est certaine, pour Mariam comme pour Gabriel, à ce moment-ci, l’annulation n’est pas envisageable. Pour Mariam Sharaf, qui a déjà participé au RAJE, rencontrer les autres, c’est primordial.

Reste tout de même une décision à prendre. « À mesure des discussions, on prend en compte les idées des jeunes, mais on doit aussi prendre en compte la réalité. On s’est fixé le 14 août comme date butoir pour la décision finale », de conclure Gabriel Kreiner.

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Bas de vignette : Le directeur général de la FJA, Gabriel Kreiner, cogite une solution pour le prochain RAJE.

Crédit : FJA

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  • Date de création 22 juin, 2020
  • Dernière mise à jour 22 juin, 2020
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