Élections en Ontario: l’environnement au cœur des priorités des verts et du NPD dans GPR

Le candidat pour le Parti vert (PV), Thaila Riden et la candidate pour le Nouveau Parti démocratique de l’Ontario (NPD), Alicia Eglin, en sont à leur première expérience en politique. Ils sont tous le contraire de leurs adversaires Stéphane Sarrazin et Amanda Simard, qui ont tous les deux évolué au niveau municipal de la région. Les deux candidats dans Glengarry-Prescott-Russell ont senti un cri du cœur pour protéger l’environnement, alors ils se sont lancés dans l’aventure.

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Charles Fontaine

IJL – Réseau.Presse – Le Droit

La famille de Thaila Riden a aménagé dans l’Est ontarien en 1988. Après avoir étudié en droit et en sciences intégrées à l’Université Carleton, il a occupé plusieurs emplois dans le domaine de l’environnement. Pendant de nombreuses années, il a occupé divers postes à la Brasserie Beau’s. Il s’assurait que la bière produite respecte tous les critères de certification biologique et garde son mandat d’être durable et carboneutre. Entre son travail manuel dans les jardins communautaires, il joue de la musique. L’environnementaliste se dévoue à la protection de la rivière des Outaouais avec l’organisme Garde-Rivière des Outaouais.

Il en avait assez de voir notre planète se dégrader, il a donc décidé de s’allier au PV pour tenter de remédier à la situation du mieux qu’il peut.

Équilibrer environnement et économie

Le candidat souhaite aider la transition vers une économie plus verte et durable. «Ça prend un équilibre entre la protection des forêts, les terres humides et les ressources naturelles, tout en assurant la transition pour protéger les milieux agricoles. Dans notre plateforme, on veut offrir une assurance pour les agriculteurs en cas d’année difficile en raison des aléas climatiques.»

Mais il rappelle que l’équilibre entre l’environnement et l’économie est important. «Il faut avoir plus de logements abordables. La santé mentale aussi est très importante pour moi. On veut encourager la rotation de la culture pour améliorer la santé du sol», énumère-t-il.

Du côté des affaires francophones, le candidat anglophone, qui s’est débrouillé tant bien que mal dans l’entrevue qui s’est déroulée en français, répète la plateforme de son parti.

«Nous voulons que le commissariat au service en français soit indépendant et nous soutenons l’Université de Sudbury. C’est important que les services en santé soient aussi offerts en français.»

L’ambition de la vingtaine

Alicia Eglin en est aussi à son baptême en politique. La jeune de 23 ans poursuit son emploi comme serveuse dans un bar tout en menant une campagne avec le NPD. «J’ai vu des injustices envers le peuple autochtone, l’environnement et les personnes plus démunies. On a maltraité l’environnement en polluant la rivière, en coupant des arbres et en déforestant la terre. Ça nous enlève de l’eau potable», lance-t-elle en réponse à son saut en politique.

Originaire d’Ottawa, elle se présente dans la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell après avoir été très préoccupée par les situations qui touchent la région.

Sans oublier les politiques sociales

Mme Eglin est autant soucieuse de la lutte contre les changements climatiques que l’impact que les décisions politiques peuvent avoir sur la vie des gens.

«Quand nous mettons en place des politiques environnementales, il y a plusieurs personnes qui sont oubliées. Les autres partis oublient les effets que ces politiques peuvent avoir sur la vie des gens. Par exemple, si nous réduisons notre économie dans le domaine du pétrole, il faut regarder les impacts tant environnementaux qu’économiques. Des centaines de personnes vont perdre leur emploi. Comment pouvons-nous les aider à se trouver un nouvel emploi? C’est ce qu’il faut se poser comme question», explique-t-elle.

Même avec sa vocation environnementale, elle n’était pas attirée envers le PV. «Des fois, je sens que le Parti vert se situe trop proche des conservateurs, mis à part les plans concernant l’environnement. C’est un plan d’action concentré sur l’environnement et rien d’autre. L’environnement est important, mais ce n’est pas tout ce qu’on fait», soutient la candidate.

En matière d’affaires francophones, elle a répété quelques-unes des promesses de son parti. «Le NPD s’est engagé à avoir des écoles par ou pour les francophones. Nous voulons améliorer les services en français en créant une université de Sudbury en français et un système de soins de santé bilingue. On veut que les patients puissent parler avec leur médecin en français.»

L’entrevue s’est majoritairement déroulée dans un français difficile à comprendre, avec quelques réponses en anglais. «Ma copine est francophone et j’ai quelques amis francophones, alors je vois la différence que ça fait quand un francophone peut s’exprimer en français.»

Les électeurs ontariens sont appelés aux urnes le 2 juin.

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Photos

Deux candidats dans Glengarry-Prescott-Russell ont senti un cri du coeur pour protéger l’environnement, alors ils se sont lancés dans l’aventure politique. (123RF)

Thaila Riden, candidat pour le Parti vert dans Glengarry-Prescott-Russell. (Courtoisie)

Alicia Eglin, candidate du NPD dans Glengarry-Prescott-Russell. (Courtoisie)

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  • Date de création 30 mai, 2022
  • Dernière mise à jour 30 mai, 2022
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