Écoles francophones de Hamilton: toujours pas de date de début des constructions

La réunion du 29 juillet du Comité des priorités de la Ville de Hamiton était attendue de pied ferme par la communauté francophone. Le projet de construction des écoles secondaires de langue française, Georges-P.-Vanier et Académie catholique Mère-Teresa, ainsi que d'un centre communautaire, a avancé, selon les membres de la délégation francophone. Toutefois, une date de début de chantier n’a toujours pas été fournie.

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Soufiane Chakkouche
IJL – Réseau.Presse – l-express.ca

 

C’est une histoire que les moins de 12 ans ne peuvent pas connaître! En effet, ce dossier traîne depuis une douzaine d’années, enlisé dans les méandres d’une lourdeur administrative alors que la situation devient de plus en plus urgente, menant jusqu’à la perte de générations entières de francophones.

Or, les trois heures de débats au sujet du projet à l’hôtel de ville, mardi, ainsi que les dix interventions des membres de la communauté francophone, n’ont pas suffi au comité municipal pour prendre une décision définitive quant à la date de la première pelletée.

Cela, même si le terrain situé au 700, chemin Garner Est, à Hamilton, a reçu l’approbation du ministère de l'Éducation il y a belle lurette.

Assez, c’est assez

«Vous avez eu auparavant l’opportunité d’apporter une correction à cette injustice, mais il y en a parmi vous qui n’ont pas relevé ce défi. Alors, je m’attends aujourd’hui à ce que vous appuyiez ce plan, non seulement pour nos enfants, mais pour toute notre communauté», a lancé un délégué, Christian Latour.

«En tant que père francophone, j’étais confronté à un choix injuste pour l’éducation de mon fils: doit-il préserver sa langue française ou dois-je l’envoyer à un établissement qui offre des infrastructures et des services de qualité en adéquation avec son temps? Aucun parent ne devrait avoir à faire ce choix.»

Même son de cloche exaspéré chez Nathalie Dufour Séguin, vice-présidente du Conseil scolaire MonAvenir, contactée par l-express.ca.

«Il est tout à fait inacceptable qu’après 10 ans, après avoir fait tout ce qu’il fallait, les élèves francophones de la région d’Hamilton n’aient toujours pas leurs nouvelles écoles secondaires, alors que les anglophones en ont vu une dizaine se construire depuis. Du jamais vu pour notre Conseil.»

Les deux écoles, trop petites pour la demande, étaient censées être temporaires, mais leur déménagement dans le nouveau centre scolaire communautaire s’éternise. Selon les conseils scolaires Viamonde et MonAvenir, ces écoles ne répondent pas aux standards de base de la province en matière d’infrastructures éducatives.

Hémorragie d'élèves francophones

La délégation francophone est unanime quant à la vétusté des écoles actuelles sujettes à ce remplacement. Et qu'il existe bel et bien une hémorragie des élèves francophones qui choisissent les écoles anglophones pour la qualité de leurs installations, comme nous l’explique une autre déléguée Sonia Macaluso, engagée dans la communauté francophone d’Hamilton depuis plus de 10 ans.

«On perd tous nos élèves en faveur des écoles anglophones, parce qu’on a refilé aux francophones des établissements dont les anglophones ne voulaient plus, car trop âgés et trop vétustes. De plus, il n’y a pas eu de modernisations ou de restaurations dans ces établissements pour répondre aux normes.»

Et d’illustrer: «Si un élève veut poursuivre ces études en mécanique ou en théâtre, on n’a pas d’atelier ni de théâtre. S’il veut embrasser une carrière sportive, nos infrastructures sont trop délabrées... quand elles existent. Cest pour cela qu’on n’a pas une équipe de football ou de natation. Bref, nos infrastructures sont à mille lieues des attentes du marché du travail aujourd’hui.»

Le bout du tunnel

Toutefois, Sonia Macaluso ne perd pas espoir, car, selon elle, le salut est pour bientôt.

«Je crois que nous sommes aux trois quarts du chemin. On a bien avancé aujourd’hui parce que c’est la première fois que les conseillères et les conseillers municipaux se sont rendu compte du parcours du combattant des francophones au niveau de nos écoles et de la perte de nos élèves au secondaire», nous livre-t-elle.

«C’était extraordinaire de les entendre, au bout de ces trois heures pénibles, partager un message clair: ils veulent avancer les choses le plus tôt possible. Cette sincérité m’a vraiment touchée, je ne m’y attendais pas.»

La militante pense obtenir une date définitive du début des constructions le 9 septembre, lors de la prochaine réunion avec la Ville. D’après elle, ce sera suffisant pour adapter le terrain afin de dissiper les inquiétudes des experts d’ordre logistique et environnemental: transport, lignes électriques, inondations et protection de la flore.

Affaire à suivre…

 

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Photos:

 

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Légende: La réunion du 29 juillet du Comité des priorités de la Ville de Hamilton.

Crédit: capture d'écran par Soufiane Chakkouche, l-express.ca

 

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Légende: Un intervenant francophone: Christian Latour.

Crédit: capture d'écran par Soufiane Chakkouche, l-express.ca

 

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Légende: Une intervenante francophone: Sonia Macaluso.

Crédit: capture d'écran par Soufiane Chakkouche, l-express.ca

 

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Légende: Le terrain acquis par les francophones pour y établir un centre scolaire communautaire.

Crédit: capture d'écran par Soufiane Chakkouche, l-express.ca

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  • Date de création 31 juillet, 2025
  • Dernière mise à jour 31 juillet, 2025
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