Deux policiers d’Ottawa hospitalisés après avoir été exposés à des drogues dures

Deux agents du Service de police d’Ottawa (SPO) ont dû être hospitalisés après avoir été exposés à du fentanyl et à du crystal meth lors de récentes saisies de stupéfiants.

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Par Charles-Antoine Gagnon
Réseau.Presse - Le Droit

Les deux policiers ont reçu leur congé de l’hôpital et se portent bien, a précisé le SPO dans un communiqué publié mercredi.

Le 5 février, un agent a été transporté à l’hôpital après avoir été exposé à du fentanyl lors d’un contrôle routier et de l’arrestation d’un homme de 36 ans sur la promenade Esprit, dans le secteur Orléans. Plus de 70 grammes de Fentanyl et 146 grammes de poudre blanche inconnue ont été saisis dans ce dossier. Le suspect fait face à des accusations liées à la drogue.

Le 8 février, un agent de la division est a saisi du crystal meth sur un homme qu’il a arrêté.

«Il a commencé à se sentir nauséeux et étourdi pendant le transport du suspect. L’agent s’est arrêté et le sergent qui suivait sa voiture de police a appelé les secours. Ce policier a également été transporté à l’hôpital en raison d’une exposition accidentelle à la drogue», a expliqué la police.

«Ces incidents mettent en évidence le risque mortel que le fentanyl et d’autres drogues posent aux premiers répondants. Ils montrent aussi clairement comment le risque associé à la drogue a dévasté des communautés à travers le Canada, laissant des milliers de personnes endeuillées par la perte d’un être cher à la suite d’une surdose», a souligné le SPO.

Risques

Des publications scientifiques mentionnent que bon nombre de policiers et de membres des états-majors «croient à tort» que l’exposition de l’épiderme au fentanyl peut être mortelle.

Ces croyances, avance-t-on, peuvent être amplifiées par des articles dans les médias et des publications dans les médias sociaux.

«En cas d’utilisation abusive, le fentanyl peut ralentir et arrêter la respiration d’une personne, ce que l’on appelle souvent une «surdose». Si la respiration s’arrête, la personne peut mourir. Cependant, il est peu probable que vous fassiez une surdose simplement en étant à proximité ou en aidant une personne qui a fumé ou consommé du fentanyl. Il n’existe aucune preuve que les premiers intervenants aient fait une surdose suite à une exposition passive au fentanyl», a entre autres indiqué le département de la santé de l’État de Washington, aux États-Unis.

La National Library of Medecine, comme d’autres organisations scientifiques, explique que «la désinformation sur les risques d’une exposition accidentelle au fentanyl s’est avérée persistante parmi les forces de l’ordre américaines», et qu’«il est essentiel de corriger ces idées fausses».

Du côté du Service paramédic d’Ottawa, on ne rapporte aucun incident où un paramédic aurait développé des symptômes après avoir été exposé à du fentanyl en poudre ou en comprimé.

«Il est toutefois important de garder en tête que le risque n’est pas nul», a cependant souligné Marc-Antoine Deschamps, porte-parole du Service paramédic d’Ottawa.

 

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Titre: LD_SPO | Légende: Les deux policiers ont reçu leur congé de l’hôpital et se portent bien, a précisé le SPO dans un communiqué publié mercredi. (Archives Le Droit)

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  • Date de création 12 février, 2025
  • Dernière mise à jour 12 février, 2025
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